Bienvenue @ sweetuxorg.wordpress.com

Le présent blog est une « archive », une fusion des 6  blogs issus de mon site SWEETUX.ORG .

Faire connaître & promouvoir :

Retrouvez l’intégralité (ou presque) de leurs contenus avec les 6 liens ci-après (que vous retrouverez dans le menu principal):

Compte-tenu des solutions techniques retenues pour l’importation & la fusion des données dans ce nouveau blog, il se peut que certaines images n’apparaissent plus, que certains liens ne fonctionnent plus & que ça soit un peu le “bazard” dans certains contenus :

Toutes mes excuses pour l’éventuelle gêne occasionnée.

 

#3.7

 

1/ L’actualité du mois écoulé :

L’actualité de ce mois va être scindé en deux parties :

  • La première concernant la culture & les droits d’auteurs :

Plusieurs sites de presse comme Rue89 ou Slate se sont faits aujourd’hui l’écho d’une nouvelle que j’ai trouvée particulièrement glaçante : Barack Obama a promulgué la semaine dernière une loi (HR 2262) qui va autoriser des compagnies privées à s’approprier les ressources naturelles figurant dans l’espace extra-atmosphérique.

La portée de ce texte est potentiellement énorme et peut-être que dans un siècle, on citera encore la date de son adoption comme un des événements majeurs de l’histoire de l’Humanité. Car on peut considérer ce 25 novembre 2015 comme le jour où l’espace cessa d’être un bien commun, par l’effet d’une décision unilatérale des Etats-Unis d’Amérique.

Plus une journée ne passe sans que je tombe sur un article de blog écrit par un auteur, une illustratrice, un musicien ou une cinéaste se plaignant de la course au gratuit sur internet, qui invariablement « dévaluerait leurs propres créations », créations qu’ils et elles essaient de vendre à une industrie culturelle moribonde et près de ses sous — et autant dire que ce n’est pas facile tous les jours. Je comprends cette grogne, parce qu’elle frappe une activité qui ploie déjà lourdement sous le fardeau de la précarité : j’ai écrit plusieurs articles en ce sens pour dénoncer des abus. Mais il y a une chose qu’il faut comprendre : le voyage dans le temps n’existe pas et on ne reviendra pas hier, à compter seulement qu’hier ait été à une époque plus favorable aux créateurs.

Quand est-ce qu’une licence CC (Creative Commons) donne plus de chances à une œuvre qu’un copyright ? Chaque fois que je publie un texte long, je me demande sous quelle licence le faire.

Une mise au point tout d’abord : CC implique pour moi l’éventuelle gratuité de l’œuvre. On doit pouvoir se la procurer gratuitement même si par ailleurs elle est en vente. Le CC entraîne la libre copie (éventuellement la libre traduction et adaptation).

Jusqu’au 31 décembre, le collectif SavoirsCom1 proposera de découvrir chaque jour un nouvel auteur dont les œuvres rejoindront le domaine public le 1er janvier 2016.

C’est maintenant une tradition bien rodée. Chaque année, le collectif SavoirsCom1 profite de la période de Noël pour concocter son calendrier de l’Avent des auteurs dont les œuvres entreront le domaine public à partir du 1er janvier 2016. Chaque jour jusqu’à la fin du mois de décembre, une personnalité sera révélée.

Paris, le 9 décembre 2015 — La Commission européenne a proposé aujourd’hui son cadre de réforme du droit d’auteur dans l’Union européenne. Ce cadre comprend en premier lieu une proposition de règlement sur la portabilité des services en ligne et en second lieu une communication annonçant les réformes à venir, à l’horizon 2016. La Commission européenne confirme ainsi sa volonté de ne pas rouvrir le dossier de la directive InfoSoc1, montrant sa frilosité et son manque d’ambition sur ce dossier.

Nous avons récemment eu une discussion sur la liste de diffusion du collectif à propos de Blockchain (ou chaîne de blocs). Il nous a semblé important de vous présenter quelques éléments sur le site. Cette technologie très puissante est importante à comprendre parce qu’elle pourrait s’immiscer dans bien des domaines de notre quotidien à l’avenir.

Et si les commoners s’y intéressaient dès le départ au lieu de laisser les banques et les assurances produire des enclosures à grand échelle? Et s’il y avait des usages de blockchain en commun à construire sans perdre de temps?

Y a des jours où on a envie d’un bon vieux polar. Une enquête bien ficelée, une intrigue qui nous titille le ciboulot avec des personnages jubilatoires dont les déboires et les victoires nous chatouillent les zygomatiques.

La recette du roman policier est connue. De San-Antonio aux NCIS, elle fait littéralement partie de notre culture, de notre domaine public. Pourtant, aucun auteur (à notre connaissance) n’avait encore placé son polar flambant neuf dans le Domaine Public Vivant, livrant ses personnages et son univers aux fantaisies de vos imaginaires pour que vous puissiez jouer avec.

Voilà qui est chose faite grâce à Fred Urbain, auteur d’un nouvel opus paru chez Framabook : Vieux Flic et Vieux Voyou.

Un cours en ligne, gratuit et accessible à tous, pour découvrir en cinq semaines le fonctionnement de Wikipédia et apprendre à y contribuer en rédigeant des articles… ça vous tente ? Ce cours, c’est le WikiMOOC, un MOOC (Massive Open Online Course en anglais, « cours en ligne ouvert à tous » en français), qui sera lancé le 22 février 2016, sur la plateforme France Université Numérique, propulsée par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Aujourd’hui, parlons de l’une de ces nombreuses chose auxquelles on ne prête pas d’attention parce qu’elles semblent trop compliquées… alors qu’elles peuvent nous aider énormément : l’URL.

Je précise que cet article est une introduction pour novice et qu’il ne cherche pas l’exhaustivité (on ne parlera pas de protocoles FTP, de ports ou de résolution DNS). En plus, il est déjà assez long comme ça !

Bonne lecture 😉

  • La seconde concernant la technologie & le numérique :

Mariage réussi pour le POSS, Paris Open Source Summit (sommet de l’Open Source de Paris), résultat de la fusion de Solutions Linux & Open Source et de l’Open World Forum. Cette première édition a eu lieu ces 18 et 19 novembre 2015 et il est temps de vous restituer un petit compte-rendu de ces deux jours chargés, que ce soit au niveau du contenu que de l’émotion, à la lumière de l’actualité récente particulièrement terrible.
Faites un cocktail avec un Raspberry Pi, une bonne dose de pédagogie et les bons logiciels dans un kit et vous obtenez Kano, un jeu éducatif parfait pour donner aux enfants le goût des sciences de l’informatique.

Je me suis lancé à la découverte du monde Arduino. Afin de démarrer sur de bonne base, je me suis commandé un Arduino Starter Kit en Français. En plus de contenir, une carte Arduino Uno, un jeu de composant de base, il comprend aussi un bouquin d’exercice très bien écrit et très pédagogique. Cela permet de découvrir en douceur la fabrication d’un circuit et la programmation d’un micro-contrôleur.

Un paquet arduino existe dans Debian et il embarque tout le nécessaire pour programmer et contrôler les différentes cartes.

Internet est-il trop centralisé ? Sommes-nous au bord de la congestion du réseau des réseaux ?… Ces alarmes reviennent régulièrement. En mai dernier, Martin Untersinger pour Le Monde revenait sur la crise de capacité (capacity crunch) mise en avant par la Royal Society britannique, l’équivalent de notre Académie des sciences. Pour Andrew Ellis, de l’université de Birmingham, les innovations n’arriveront pas à repousser indéfiniment les limites du réseau, en terme de capacité de stockage ou de vitesse de transmission. Reste que, comme le soulignait l’article, ce n’est pas la première fois qu’on annonce la mort prochaine du réseau des réseaux. Pour plusieurs spécialistes interrogés dans l’article, on est plus là dans l’alarmisme et ce d’autant que l’internet des objets à venir ne va pas entrainer un déluge de nouvelles données extrêmement consommatrices en bande passante.

Après Android et iOS, la messagerie chiffrée open-source Signal fait ses débuts sur PC via une extension pour Google Chrome.

L’application Signal, qui permet de chiffrer les messages et les appels sur Android et iOS, fait ses débuts sur PC. La société Open Whisper Systems, qui en est à l’origine, a en effet annoncé mercredi la mise en chantier d’une extension pour navigateur qui donnera la possibilité aux usagers de poursuivre sans heurt leurs conversations de leur terminal à l’ordinateur, en conservant le même niveau de sécurité et de confidentialité.

Si la sécurité des objets connectés vous intéresse, je vous invite à lire ce rapport (en anglais) publié par l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA). Dans ce rapport, ils passent en revue les bonnes pratiques qui devraient s’appliquer à chaque étape de la vie d’un objet connecté, de son développement à son intégration en passant par ses usages et sa maintenance jusqu’à ce qu’ils soient bons à jeter à la poubelle.

Nous avons rencontré les fondateurs de M2 ( http://www.mcarre.fr/ ) en préparant Alternatiba. Ils sont des ovnis dans le monde libriste parce qu’ils ont créé une entreprise et pas une association. Ils croient dur comme fer (à souder ?) à leur modèle économique et peuvent en parler des heures avec un enthousiasme inoxydable. C’est Maxime qui nous répond mais les deux autres sont aussi survoltés.

Bonjour, Maxime ! Alors, toujours aussi motivés ?

Portée notamment par Mozilla, Cisco et Facebook, l’autorité de certification Let’s Encrypt a de bons arguments pour que les sites web adoptent massivement le protocole HTTPS pour chiffrer les communications.
Qwant annonce la sortie officielle d’une version pour enfants de son moteur de recherche. Cette déclinaison, baptisée Qwant Junior, se veut plus sûr pour le jeune public.
On peut savoir beaucoup de choses sur quelqu’un simplement en observant ses métadonnées. Pour rappel, les métadonnées sont les données servant à décrire une autre donnée.

Nous accumulons tous une quantité de données de plus en plus importante, entre les fichiers rangés sur nos multiples disques durs et appareils mobiles, les solutions de stockage en ligne, les services web…

Sauf si tu as tendance à fermer les yeux et serrer les dents en espérant que tout se passe bien, il est probable que tu aies déjà réfléchi à sauvegarder tout ça, au moins pour le plus important.

Seulement voilà, ce n’est pas une des tâches les plus drôles, et il y a tellement de possibilités qu’il est facile de s’y perdre ou d’en oublier.

OpenAI est une société à but non lucratif dont le projet est de faire avancer l’intelligence artificielle dans la limite de ses premiers principes : bénéficier à toute l’humanité et ne pas la mettre en danger.
ZeroDB est un système open-source de gestion de base de données chiffrées, qui permet de s’assurer que seul le client a connaissance de la version en clair des données qu’il reçoit.
Combiner le vivant et l’électronique pour donner aux circuits imprimés de nouvelles capacités : voilà ce que souhaitent accomplir les chercheurs de Columbia Engineering. Et la première étape a été franchie.

Aujourd’hui, nous allons parler SMS et Raspberry Pi, avec la nouvelle version de RaspiSMS !

Que vous souhaitiez valider l’inscription de vos utilisateurs par SMS, envoyer des SMS par internet ou encore contrôler une installation domotique par SMS, RaspiSMS est fait pour vous !

RaspiSMS c’est quoi ?

Open Edge lance sur Kickstarter une campagne pour sa Mondrian 3.0, une imprimante 3D open source auto-répliquante.
Open Edge lance une campagne de financement participatif pour Mondrian 3.0, une nouvelle imprimante 3D open source mais également auto-réplicante. La majorité de ses pièces peuvent être imprimées par elle-même. Elle devrait être disponible en juin 2016 pour 900 euros.

Très beau projet, j’aime beaucoup 😉

Comme expliqué dernièrement, tout ce qui concerne les films & les séries (& bien d’autres sujets…) sera désormais abordé sur xuteews.sweetux.org.

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

Open Hardware

Ça fait un moment que j’en parle sur ce blog, mais je n’ai pas eu l’occasion de présenter cette notion … voici donc la définition issue de wikipedia :

Le Matériel Libre (en anglais open hardware ou hackable device) désigne les technologies et produits physiques développés selon les principes des « Ressources Libres » (open source).

Le Matériel Libre est un terme qui regroupe des artéfacts tangibles — machines, dispositifs ou toutes choses physiques — dont les plans ont été rendus publics de façon que quiconque puisse les fabriquer, modifier, distribuer et utiliser. Une définition commune du Matériel Libre (OSHW – OpenSource Hardware, ou FLOSH Free Libre Open Source hardware) a été proposée par différents acteurs, permettant de mieux définir la notion de matériel open source, ainsi donc que les licences qui s’y appliquent ou sont compatibles avec cette notion.

À l’inverse de ce concept de matériel libre, Richard Stallman a souligné que le BIOS est souvent bloqué pour n’être utilisé que par des ordinateurs sous Windows en France : il conviendrait alors de parler de « matériel privateur » qui limite la liberté de son utilisateur. Le matériel libre ne doit pas non plus être confondu avec les objets fonctionnant avec des gratuiciels ou freewares qui n’ouvrent généralement pas leur code source.

Il y a donc bien des choses à dire sur ce sujet ô combien intéressant … & sans doute bien des liens vers de nombreux projets à vous présenter …. mais ça sera pour « plus tard » :

En effet, pour information, ce billet a été rapidement rédigé entre les fêtes … il est donc plus « succinct » qu’habituellement. Faute de temps en cette période de l’année, je n’entrerais pas dans le « vif du sujet » (ce dossier est donc momentanément réduit à sa plus simple expression), mais rassurez-vous, il sera complété dès que possible (désolé de la gène occasionnée).

 

>>> Source(s) & plus d’infos @

https://fr.wikipedia.org/wiki/Matériel_libre

http://framablog.org/2015/05/16/nous-voulons-aussi-du-materiel-libre/

http://wiki.korben.info/materiel_libre

https://2015.rmll.info/materiel-libre-hacking-making

>>>Liens Bonus @ (variables en fonction du sujet)
http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=MATERIEL+LIBRE

 


3/ Le coup de cœur du mois :

Pour conclure cette année, je ne voulais pas terminer avec un coup de gueule, alors, et puisque je vais « abandonner gmail » très rapidement, je voulais mettre en avant ces billets :

J’ai dédié une page de mon blog aux alternatives existantes pour se passer des GAFAM, toutes ces grosses entreprises numériques US qui dominent notre vie numérique. Les éviter n’est pas uniquement politique mais également social.

Est-ce que vous rêvez d’un monde uniforme ? Un monde dans lequel tous les habitants de la planète s’habilleraient en Gap, porteraient tous les mêmes Nike de la même couleur ? Un monde dans lequel chaque appartement serait meublé avec table, canapé et lustre Ikea ?

Un environnement où chacun roulerait avec le même monospace, de la même couleur lui aussi ?

Nous regarderions la même chaine de TV, écouterions la même radio et lirions tous le même journal.

N’auriez-vous pas l’impression d’être des robots ?

Et si un jour l’unique vendeur de voitures décident de vous suivre dans vos déplacements grâce à un GPS installé par défaut ? Et si le vendeur de meubles décide d’incorporer des micros pour vous écouter chez vous ?

Les « GAFAM » : acronyme pour Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft. Et on peut rajouter toutes les grosses entreprises numérique à visée monopolistique comme Netflix… qui sont devenus des super puissances financières, évitant l’impôt et utilisant souvent les données des utilisateurs pour s’enrichir ou en les enfermant dans leur modèle économique propriétaire.

Ici sont presentées des alternatives. Certaines sont libres et open source, d’autres restent propriétaires mais largement minoritaires par rapport aux géants du net.

Pour ceux d’entre vous qui sont intéressés, la « marche à suivre » est la suivante :

Vous avez l’intention de vous débarrasser de Gmail ? Voici la marche à suivre.

>>> Plus d’infos @

https://degooglisons-internet.org/

http://xuteews.sweetux.org/2015/10/12/regooglisons-internet/


Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres nouvelles, avec quelques changements …

Cordialement,

 

bannière grise2

#2.7

1/ L’actualité du mois écoulé :

L’actualité ce moi-ci est encore une fois extrêmement chargée … avec de quoi faire plusieurs dossiers (mais il m’a fallu faire un choix) :

Pour commencer cette série de news, abordons un sujet d’actualité important (pour lequel j’aurais pu également faire un dossier … mais j’avais envie de continuer sur ma lancée du mois dernier) :

Des hommes armés s’en sont pris à nos concitoyens dans la capitale en déclenchant une série d’attentats meurtriers. Cela aurait pu être vous, cela aurait pu être moi. Il y a eu de nombreux morts, cent vingt neuf et plus de trois cent cinquante blessés. Ces hommes doivent donc être arrêtés et jugés par les lois de notre pays. Ceux qui ont tenu les fusils et tirés devront être punis ainsi que ceux qui ont aidé ces gens à faire cet acte terrible. Tous les complices.  Cela fait deux fois que cela arrive cette années dans notre pays. Deux fois de trop diront certains.

Or, en quelques jours notre pays a semble-t-il basculé dans la peur. Ce ne sont pas de nouveaux attentats qui ont fait basculer notre pays dans la peur, ce sont ceux qui le dirigent, ces prétendus hommes sages, élus par leurs pairs, élus par nous. Tous les partis politiques ont été sur la même longueur d’onde depuis cet infâme vendredi : des discours de guerre, bellicistes et pousse-au-crime ont fait écho de tout part.

Paris, le 19 novembre 2015 — L’Assemblée nationale a voté aujourd’hui le projet de loi sur la refonte de l’état d’urgence1, adopté en extrême urgence dans un climat de surenchère autoritaire sans précédent. La Quadrature du Net s’inquiète de plusieurs mesures contenues dans la loi, notamment concernant les perquisitions informatiques, la censure d’Internet et la liberté d’association. À rebours de toute réflexion de fond sur les causes profondes des attentats et la manière de régler une situation complexe, la classe politique dans son ensemble se désavoue elle-même en répondant par la restriction générale des libertés publiques à une attaque sans précédent contre nos libertés.

Il faut le dire, par souci de transparence, Isabelle Attard est notre députée geek, du coup, elle a notre sympathie. Elle s’est notamment  illustrée en votant contre la Loi sur le renseignement et s’est battue autant qu’elle a pu pour que les questions posées par le scandale Amesys trouve des réponses. Pour une fois, nous allons relayer un communiqué de presse. Car le contenu est intéressant et montre que tous les représentants ne sont pas sur la même longueur d’ondes en ces temps troublés. Pour certains, le discours guerrier est un danger…

  « Nul, par la guerre, ne devient grand. »

Les massacres parisiens perpétrés par des terroristes fanatiques sont politiques. La classe politique française tente, à l’aune de l’ampleur du drame, d’évacuer ses responsabilités. L’unité affichée a un objectif principal : camoufler les raisons purement politiques de cette attaque, et surtout, les racines de celles-ci.

Analyse de la construction d’une « guerre » intérieure en cours, et des guerres extérieures fabriquées par des politiques françaises désastreuses.

Le collectif SavoirsCom1 exprime ses plus vives inquiétudes en réaction à la pente sécuritaire que le gouvernement et la grande majorité des représentants sont en train de suivre, suite aux attentats survenus le 13 novembre dernier.

L’adoption à une écrasante majorité par l’Assemblée nationale du projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour une période de 3 mois en est une première manifestation. Mais le pire est sans doute à venir, notamment dans le cadre de la réforme de la Constitution annoncée par le Président de la République.

En tant que collectif dédié à la promotion des communs de la connaissance, nous tenons aujourd’hui à dénoncer cette spirale sécuritaire, parce qu’il y existe un lien consubstantiel entre les Communs et les libertés fondamentales.

Le Parlement a adopté définitivement la loi sur l’état d’urgence, avec plusieurs conséquences pour le numérique.

Après l’Assemblée nationale qui a adopté jeudi à 551 voix contre 6 la loi prorogeant l’état d’urgence, le Sénat a adopté vendredi à l’unanimité de 336 voix le texte qui prolonge de 3 mois l’état d’urgence, et modifie son cadre. Pendant ces périodes, l’État dispose de pouvoirs spéciaux pour répondre à une situation de crise, en dérogeant aux garanties apportées au respect des droits et des libertés. En particulier à l’encadrement judiciaire des mesures dérogatoires.

Les députés avaient adopté plusieurs amendements confirmés par le Sénat, qui permettent notamment d’obtenir le blocage immédiat de sites internet, ou de maintenir l’interdiction pour les suspects de communiquer par internet avec des contacts même lorsqu’ils ne sont plus assignés à résidence.

La loi donne la possibilité de copier sur place les données informatiques des ordinateurs ou smartphones présents lors des perquisitions administratives, ou de les utiliser pour accéder à distance aux données des services en ligne utilisés par la personne faisant l’objet de la perquisition.

« On doit parfois restreindre nos libertés pour assurer la sécurité des Français »

Manuel Valls, le 16 novembre 2015

Suite aux événements tragiques du 13 novembre dernier, j’ai pu constater 2 choses :

Les Français ont relevé la tête et ont affirmé d’une seule voix qu’ils ne céderaient pas devant la menace terroriste.
Le gouvernement et les députés ont profité du chaos ambiant pour passer toutes les lois sécuritaires qu’ils rêvent de passer depuis des années, au détriment de la constitution et des Français.

Du coup, j’ai lu pas mal de trucs sur ce qui est en train de se passer et comme c’est très embrouillé, je me suis dit que j’allais vous faire une petite liste de ce qui va concrètement changer.

Paris, le 23 novembre 2015 — Les tueries perpétrées à Paris et Saint-Denis dans la soirée du 13 novembre représentent un choc immense. Après le chagrin et le deuil, chacun d’entre nous tente de faire sens de l’incroyable violence de cet événement et de ce qu’il nous rappelle sur l’état du monde.

Cependant, face à cette situation, les postures étroitement belliqueuses et autoritaires adoptées par le gouvernement et la quasi-totalité de la classe politique nous apparaissent comme profondément inadéquates.

Si vous suivez un peu, vous avez sans doute remarqué que ça partait en sucette sévère, ces derniers jours… Quand il devient de plus en plus assumé que l’antiterrorisme n’est qu’un prétexte à lutter contre toutes les personnes qui dérangent, militants et écologiste en ligne de mire… Au fait, les terrorisme communiquent en clair. Mais on va quand même lutter contre le chiffrement. Parce que ta gueule. Ah oui, et puis les manifestations sont interdites, hein. Parce que les foules, c’est dangereux. Par contre continuez de vous entasser dans des centres commerciaux pour faire vos achats de Noël, hein, là ça va.

Consomme, et surtout ferme ta gueule.

Il suffit de deux exemples pour comprendre que l’extension de l’état d’urgence est une arme politique :

des agriculteurs bio en Dordogne ont vu leur ferme fouillée et leurs propriétaires interrogés. Des terroristes ? Non, pas du tout. Ce sont des citoyens militants syndiqués ayant participés à deux, trois manifestations dans le passé.
un membre de l’équipe juridique de la Coalition Climat a été assigné à résidence et doit pointer 3 fois par jour au commissariat. Un terroriste ? Non, pas du tout. C’est un militant associatif contre le chantier de Notre Dame Des Landes et la masquarade Cop21.

L’état d’urgence est donc une arme de repression, figeant la vie de gens, leur faisant perdre leur travail en les assignant à résidence, censurant la liberté de paroles.

L’état ne s’occupait pas du terrorisme avant, il ne s’en occupe pas plus maintenant : il s’occupe de ses ennemis sociaux et intellectuels, ils tentent de briser les gens en les agressant sous couvert de l’état d’urgence.

« Quand ils sont venus pour les autres, je n’ai rien dit. Quand ils sont venus pour moi, il n’y avait plus personne pour me défendre. »

Il y avait urgence, en effet. Urgence à calmer les ardeurs de ceux qui refusent le régime d’exception suite aux massacres du 13 novembre. Urgent d’étouffer toute contestation contre l’État et ses complices pollueurs qui vont encore se pavaner lors de la sinistre conférence mondiale sur le climat. Urgence à confondre mouvement social et terrorisme.
& pour terminer, je vous invite à écouter ceci :

Les bruits de bottes se font entendre chaque jour un peu plus fort. La rhétorique développée en son temps par George Bush et ses équipes de faucons est reprise par les dirigeants politiques français. La posture guerrière est-elle la seule réponse qu’une Démocratie doit retenir face à des événements terroristes comme ceux de janvier et de novembre ?

L’équipe de Radio Reflets a décidé de monter une émission sur ce thème dans l’urgence. Ce sera peut-être une goutte d’eau dans un océan, mais il nous semble important de réfléchir à cette problématique.

Passons maintenant aux « autres » actualités du mois écoulé (dans lesquels j’inclurais celles relatives à la COP21 qui fera peut-être l’objet d’un futur dossier) :

En cette période sombre de notre histoire, je vous propose un point de vue un peu différent, sur lequel je vous invite à réfléchir, que vous soyez citoyen, militant, élu du peuple, élite de la nation.

Les attentats du vendredi 13 novembre sont les plus meurtriers de notre histoire depuis la seconde guerre, ils laisseront une trace indélébile dans nos esprits, nos consciences et sans doute dans nos modes de vie, bien que tout le monde ait décidé de « résister » en allant picoler. Je ne vous jette pas la pierre, même moi j’ai besoin de prendre une cuite pour oublier la vie en ce moment.

Mais dans cet océan de ténèbres, j’ai cru déceler quelque chose de positif : vous, Internet.

Alors-même que la loi d’Axelle Lemaire sur le volet « libertés numériques » n’a toujours pas été officiellement transmise au Parlement, Emmanuel Macron présentera dès cette fin d’année les grandes lignes de la loi sur l’économie numérique qu’il présentera en Conseil des ministres en janvier 2016.
La COP 21 (Conférence des Nations unies sur le changement climatique) se déroulera à Paris du 29 novembre au 11 décembre 2015. Sous l’impulsion de deux de ses membres : Mickaël Laclé et Virginie Caura, le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) souhaite porter le revenu de base au cœur des discussions qui occuperont cette quinzaine. Cette dynamique interne a conduit le mouvement à rejoindre la Coalition Climat 21 dans le but de  participer entre autres au Sommet citoyen pour le Climat qui aura lieu à Paris, ainsi qu’à Montreuil le week-end des 5 et 6 décembre 2015, parallèlement à la COP. Un revenu de base peut en effet être l’outil qui autorisera le développement d’innovations économiques, sociales et locales tout en conciliant prospérité, écologie et cohésion sociale.
Un revenu de base, inconditionnel, universel et individuel, pourra difficilement se mettre en place en un jour. Il demande une multiplicité de réformes trop importantes pour être l’œuvre d’une seule loi. Nous proposons ici un cheminement possible pour une mise en oeuvre progressive d’un revenu de base inconditionnel, universel et individuel.
La fameuse COP21 ou Conférence Internationale sur le climat sera aussi une grande fête pour le lobbying, le greenwashing et autre “développement durable”, “croissance verte” seront bien évidemment de la partie. Car, derrière les enjeux climatiques et environnementaux, certaines multinationales ont bien compris qu’il sera possible de se faire un petit billet. De ce fait, il parait essentiel de pointer du doigt ce qui parait être [une fois de plus] une belle mascarade aux allures écologiques. Dans cette optique, l’Observatoire des multinationales, ainsi que Lobby Planet Paris et plusieurs autres partenaires français et européens ont décidé de créer un guide du lobbying et du greenwashing autour de ce sommet.
Entre 5000 et 10 000 personnes ont participé à une chaîne humaine à Paris le 29 novembre, à l’initiative d’Attac et d’Alternatiba, alors que s’ouvre la 21ème conférence internationale sur le climat. « Face aux interdictions de manifestations sur la voie publique (suite aux attentats du 13 novembre, ndlr), nous ne pouvions pas rester muets », explique Geneviève Azam, porte-parole d’Attac. « Cette chaine symbolise notre responsabilité partagée face à l’état d’urgence climatique. » Main dans la main sur plus de trois kilomètres, des citoyens sont ainsi venus montrer leur détermination à se mobiliser pour un « climat de paix », malgré la peur et l’état d’urgence. « Aucune armée ne pourra empêcher la fonte de la banquise », ironise Geneviève Azam. Jon Palais, du mouvement citoyen Alternatiba, met en avant l’importance « des solutions et des alternatives face à la machine à réchauffer la planète ». Un Village Mondial des Alternatives se tiendra d’ailleurs à Montreuil, à côté de Paris, les 5 et 6 décembre.
Numerama publie un droit de réponse de Pierre Lellouche qui nous accuse, par notre rappel systématique aux droits fondamentaux, d’avoir été le complice moral des attentats à travers une « attitude de cécité volontaire ou de déni » face au terrorisme. Le député nous incite à présenter des excuses. Les voici.

Découvrez ces « exégètes amateurs » qui s’opposent aux lois par le Droit – Politique – Numerama

Cette conférence amusante sur la forme mais très sérieuse sur le fond explique le travail fondamental du groupe des « exégètes amateurs » formé autour de la Quadrature du Net, French Data Network (FDN) et la Fédération FDN, pour analyser les lois et intenter des recours lorsqu’elles vont trop loin dans la violation des droits et libertés.

L’expression est celle du député socialiste Jean-Jacques Urvoas, qui avait cru y voir une insulte ou à tout le moins du mépris à l’encontre de ceux qui s’opposaient par des arguments de droit à la loi sur le renseignement dont il était le rapporteur. Elle est reprise comme un étendard par un groupe de juristes et bénévoles de La Quadrature du Net, French Data Network (FDN) et FFDN, qui enchaînent depuis un an les recours en justice contre des textes législatifs et réglementaires adoptés par le gouvernement.

Les « exégètes amateurs », qui ont désormais leur compte Twitter et qui auront bientôt leur site internet dédié, sont un groupe d’une petite dizaine de personnes très motivées qui se réunit tous les lundis pour discuter des lois ou décrets adoptés ou en cours d’élaboration et analyser leur impact.

2 heures qui valent vraiment la peine

J’aurais bien mis cette vidéo en « coup de coeur » s’il n’y avait pas un autre sujet plus urgent & important …

Après avoir voté un nouveau budget d’austérité pour 2016, le Parlement est en train de l’amender pour débloquer des centaines de millions d’euros de dépenses supplémentaires pour la sécurité, la justice et l’armée. Mais pour les dépenses d’éducation ou de santé, François Hollande maintient bel et bien sa ligne : réaliser les cinquante milliards d’euros prévus d’économies. En cause : la dette publique française qui représente aujourd’hui plus de 97 % du PIB. Au fait, pourquoi a-t-elle bondi depuis dix ans malgré un budget stable ? Et si on osait enfin poser les bonnes questions : d’où vient cette dette publique ? Pourquoi explose-t-elle depuis trente ans alors que les dépenses stagnent ? Enquête.
Dans le cadre de la consultation sur la loi pour une République numérique, le gouvernement a répondu à plus de 250 propositions faites par des internautes ou des organisations. Nous les avons triées et synthétisées pour voir ce que donnait ce premier effort de démocratie participative.
Dimanche, nous sommes appelés à voter pour le premier tour des élections régionales alors que la France est placée dans un état d’urgence qu’elle n’avait pas connu depuis le putsch des généraux à Alger en 1963. Un contexte inédit pour la grande majorité d’entre nous. Un contexte peu favorable au débat démocratique alors que ces élections régionales concernent des territoires qui viennent d’être remodelés et que les assemblées qui seront en place au 1er janvier prochain ne connaissent pas encore bien les compétences qui leur seront dévolues. Un contexte qui n’a cependant pas empêché certains groupes locaux du MFRB d’interpeller les candidats à propos du revenu de base. Rares sont ceux qui nous ont répondu. En voici un tour d’horizon.

Et pour conclure cette série de news (en lien avec le dossier à suivre) :

Quand la sociologie et la politique se rencontrent, cela donne des choses tout à fait curieuses, mais extrêmement intéressantes. Connaissez-vous l’injonction paradoxale ? Sans doute que non et pourtant vous en êtes victime à chaque période électorale. Dans cette vidéo, Réda nous explique ce principe et ce qu’il soulève comme type de raisonnements et de comportements chez un électeur ou chez un abstentionniste.

En effet, l’injonction paradoxale, pose un problème de choix “contre nature” dans une proposition qui n’est en fait pas un choix, mais une obligation. Elle se rapproche de la notion de double contrainte, qui elle, exprime deux contraintes en opposition que l’on vous impose par le biais d’un choix, qui en fait n’en est pas un. Concernant l’injonction paradoxale, il s’agit d’une illusion du choix par l’imposition d’une idée sous-jacente nous conditionnant à prendre le choix insinué dans la dite injonction.

Bref, vous n’avez rien compris, mais la vidéo l’explique bien mieux que moi. Bon visionnage ! 😀

À chaque élection, nous avons la même musique qui tourne en boucle. Il va falloir faire notre devoir de citoyen, il va falloir encore une fois jouer à ce “jeu”, que l’on soit pour ou contre il faudra y jouer. Et comme à chaque élection, une grande partie des citoyens ne veulent plus jouer à ce jeu, soit parce qu’ils n’y voient pas d’intérêt, soit parce qu’ils n’y croient plus ou parce qu’ils veulent exprimer leur mécontentement, leur opposition. Et nous pouvons le comprendre.

Les années d’élections n’ont pas vraiment changé les choses, nous voyons que les problèmes vont de mal en pis. En règle générale s’en suit des débats interminables entre les électeurs et les abstentionnistes, le marché à la foire d’empoigne ouvre ses portes, chacun y va avec entrain et enthousiasme, les noms d’oiseaux fusent à une vitesse supraluminique et on adore ça. Mais personne n’est vraiment capable d’apporter de réponses convenables une fois pour toutes. Alors, doit-on voter pour des maitres ou nous abstenir sans pour autant apporter de solutions concrètes ? Question cornélienne… Réponse Orwellienne ?

Je ne supporte plus qu’on fasse la morale aux uns ou aux autres selon qu’ils votent ou non. Chacun fait ce qu’il veut, sinon nous sommes des moutons, on n’a pas à préjuger des raisons de chacun qui sont si diverses.

Pardon les votants, mais en ce qui me concerne les articles et les débats les plus réfléchis sont à mon gout chez les abstentionnistes.

Je me positionne dans le camps de ceux qui pensent que notre système représentatif archaïque n’est pas démocratique, que ce scrutin est une arnaque aristocratique qu’il faut dénoncer et combattre.

 

Je vous parlerais une prochaine fois de quelques autres « bricoles » :

 

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

Démocratie Liquide

Pour faire suite au dossier du mois dernier, voici une « nouvelle » proposition qui pourrait être un bon compromis entre l’actuelle & celle présentée le mois dernier.

Comme toujours, commençons avec une petite définition issue de wikipedia :

La démocratie liquide aussi connue sous le nom de démocratie délégative est une forme de gouvernementdémocratique où le pouvoir de vote est confié à un délégué plutôt qu’à un représentant. On peut considérer ce système comme une synthèse entre la démocratie directe et la démocratie représentative. D’invention assez récente, cette innovation organisationnelle connaît un écho particulier dans le milieu informatique.

Le concept de démocratie liquide a été détaillé par Bryan Ford dans son article Delegative Democracy. Les principes suivants sont détaillés:

  1. Choix du rôle : Chaque membre peut choisir d’occuper soit un rôle passif en qualité d’individu, soit un rôle actif en qualité de délégué. On note ici la différence avec la forme représentative où seulement des représentants spécifiques sont autorisés. Les délégués peuvent choisir l’importance et le domaine de leur implication.
  2. Facilité d’accès : La difficulté et le coût engendré par le fait de devenir un délégué sont faibles. Il n’y a ni frais de campagne ni de compétition élective induite.
  3. Délégation d’autorité : Les délégués exercent leur pouvoir dans les processus d’organisation en leur nom et au nom des individus qui les ont choisi en tant que délégué. Différents délégués peuvent, néanmoins, exercer différents niveaux de pouvoir décisionnel.
  4. Confidentialité : Pour éviter la pression sociale ou la contrainte qui pourraient influencer les individus, les votes sont à bulletins secrets.
  5. Responsabilité des délégués : Afin d’assurer la responsabilité des délégués envers leurs électeurs et la communauté au sens large, toutes leurs décisions sont prises en public.
  6. Spécialisation par re-délégation : Les délégués ne peuvent pas uniquement agir directement au nom des individus, ils peuvent aussi déléguer leur pouvoir entre eux. Le délégué choisi sera alors considéré comme spécialiste d’un domaine.

Les variations autour de ce modèle général existent. Par exemple, dans « Joy of Revolution », les délégués peuvent devenir spécialistes par le seul vote des individus. De plus, ces principes généraux peuvent se voir agrémentés de « fluidité » de telle sorte que les individus puissent réviser leur vote à n’importe quel moment, en changeant de délégué pour en récuser un qui ne se comporterait pas comme attendu, où seulement parce que leur vision du problème a évolué.

Alors forcément, il y a quelques différences avec la démocratie représentative …

Il est crucial pour comprendre la démocratie liquide de bien appréhender le concept de démocratie représentative. En effet, la démocratie représentative est vue comme une forme de gouvernance où un seul vainqueur est choisi pour exercer son pouvoir dans un secteur déterminé avec une remise en cause de son statut à la fin de son mandat uniquement ou bien, dans quelques cas particuliers, si des élections anticipées sont organisées (par exemple en cas de dissolution de l’assemblée nationale, les élections législatives sont organisées une nouvelle fois).

Cela représente une démarcation avec les formes délégatives. Les délégués n’ont en effet pas de limite à leur mandat ni ne représentent une fonction spécifique.

Les différences clés du système représentatif peuvent se résumer ainsi :

  1. La durée du mandat est facultative ;
  2. La participation directe des individus est possible ;
  3. Le pouvoir du délégué est décidé par l’association volontaire d’individus plutôt que grâce à une victoire électorale pour une juridiction prédéfinie (voir aussi le Scrutin à vote unique transférable) ;
  4. Les délégués peuvent être récusés à n’importe quel moment et dans n’importe quelle proportion ;
  5. Souvent, les votants ont l’autorité pour rejeter une loi via un référendum populaire ce qui n’est généralement pas le cas en démocratie représentative ;
  6. La possibilité de différencier quels pouvoirs sont légués par les individus existe. Par exemple, on peut choisir un délégué uniquement pour les questions agricoles et/ou militaire.

… ainsi qu’avec la démocratie directe :

La démocratie directe est une forme de gouvernance populaire où toutes les décision collectives sont prises via le vote direct des membres de la communauté. Les deux différences principales sont :

  1. La participation directe aux scrutins est facultatives pour l’individu. La démocratie liquide peut en ce sens être appelée « démocratie volontaire directe » dans le sens où l’individu peut choisir d’être partie prenante des décisions, ou bien il peut décider de s’abstenir ou de déléguer son vote s’il manque de temps ou d’intérêt pour voter sur le sujet.
  2. Critique des décisions. Bien que non perçu comme un avantage, les décisions peuvent (suivant les règles choisies) être critiquées et révisées par les membres de la communauté. C’est une différence avec la démocratie directe où les décisions peuvent seulement être changées, les membres ayant déjà délibéré sur le sujet.

En dehors de ces 2 différences, les modèles délégatifs sont vu essentiellement comme une forme de démocratie directe. Certains même appelant cette forme de démocratie une « démocratie directe à mandataires délégués » (bien que cela soit peu commun).

Maintenant que vous y voyez un peu plus clair, je vous invite à lire cet excellent billet :

Ils liquident la démocratie, si nous la rendions liquide ? | Framablog

Avec un pourcentage très important d’abstentions, les dernières élections ont fait apparaître une fois encore l’insatisfaction éprouvée par tous ceux qui estiment que le mode de scrutin ne leur convient pas : pas de prise en compte des votes blancs dans les suffrages exprimés, candidats choisis et présentés par les partis et souvent parfaitement inconnus des électeurs, offre électorale réduite au choix du « moins pire » par l’élimination arithmétique des « petites listes » au deuxième tour, etc. Plus largement, et sans entrer dans les débats sur la tumultueuse situation actuelle, de gros doutes sur la représentativité des politiques une fois élus se sont durablement installés, au point que certains en viennent à souhaiter tourner la page de la démocratie représentative (notre framasoftien Gee est lui-même étonné d’avoir touché juste) et expliquent avec de solides arguments qu’ils n’ont pas voté et ne le feront pas.

Bien sûr des propositions existent, plus ou moins crédibles (à chacun d’en juger) : certains veulent passer à la VIe République, d’autres veulent un processus transparent et démocratique pour déterminer les candidats aux prochaines élections présidentielles, d’autres encore militent pour la prise en compte du vote blanc

L’article que Framalang a traduit pour vous détaille l’intérêt de la démocratie liquide, processus peu connu mais utilisé par plusieurs Partis Pirates avec l’outil LiquidFeedback (notez qu’il nécessite toutefois un tutoriel assez dense). Dans la même catégorie, il existe Loomio qui propose d’optimiser les prises de décision collectives et qui pourrait être proposé au cours de l’année prochaine dans le cadre de notre campagne Degooglisons.

Il se peut que vous trouviez la démocratie liquide une possibilité intéressante et à mettre en pratique, ou au contraire irréaliste, voire dangereuse (proposer le vote électronique même chiffré peut susciter des inquiétudes), nous souhaitons seulement en publiant cette traduction vous inviter à nous faire part librement de vos réactions.

La démocratie liquide : une véritable démocratie pour le 21e siècle

par Dominik Schiener

OUI, le système actuel est moribond, et vous le savez bien … (si vous avez un doute, lisez donc l’article qui suit :

Le deuil de la démocratie représentative | Grise Bouille

Les étapes du deuil

Tu connais peut-être les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kübler-Ross. Ça n’a pas forcément une grande valeur scientifique, mais ça permet de schématiser certains mécanismes émotionnels. Laisse-moi te les énoncer :

  1. Déni
  2. Colère
  3. Marchandage
  4. Dépression
  5. Acceptation

Ami votant, je sais déjà que tu as dépassé le stade du déni : tu sais pertinemment que la démocratie représentative est morte. Sinon, tu voterais pour des idées qui te correspondent, tu voterais pour faire avancer la société, pour donner ton avis sur la direction à prendre. Mais tu ne fais pas cela : au contraire, tu votes « utile », tu votes pour faire barrage à un parti, tu votes pour « le moins pire ». C’est déjà un aveu que le système est mort.

… Il ne nous reste plus qu’à agir en conséquence, maintenant que nous avons fait « notre deuil » :

Je n’ai pas voté non plus – Cantos numériques

Bizarre comme titre, n’est-ce pas ? En fait, c’est en écho à cet article du copain Gee, auteur de Grisebouille, qui a su exprimer de manière assez claire les raisons pour lesquelles il ne vote pas (plus). La démocratie représentative serait-elle morte ? Oui. Nous avons besoin d’un reboot de la démocratie et c’est chez Jean-Jacques Rousseau qu’il faut en trouver l’amorce.

Et si vous avez encore un doute, sachez de différentes solutions sont envisageables … (c’est d’ailleurs la seconde que je vous présente ici, mais il y en a bien d’autres que vous trouverez facilement en surfant sur mon site & ailleurs!)

Il n’est pas impossible que régulièrement, je vous présente diverses alternatives envisageables … ainsi, chacun pourra faire son choix & agir en conséquence.

>>> Source(s) & plus d’infos @

https://fr.wikipedia.org/wiki/Démocratie_liquide

http://framablog.org/2015/12/09/democratie-liquide/

http://grisebouille.net/le-deuil-de-la-democratie-representative/

http://christophe.masutti.name/index.php?article66/je-n-ai-pas-vote-non-plus

http://grisebouille.net/a-voir-et-a-partager/

http://grisebouille.net/le-peuple-est-souverain/

http://korben.info/10-etapes-pour-pirater-la-france.html

http://korben.info/reboot-la-france-vous-etes-des-grands-malades.html

 

>>> Liens Bonus @

 


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Loi et logiciels libre : incompatibles ?

Je suis très étonné du relatif silence dans lequel ce texte de loi est en train de passer. Il faut dire que les diversions sont légions. C’est Philippe Pary, porteur du projet de logiciel libre de caisse enregistreuse Pastèque qui a lancé l’alerte il y a déjà pas mal de semaines.

Celle-ci est bien arrivée aux concernés, certaines communautés comme celle de Dolibarr ont d’ailleurs travaillé sur le sujet pour au moins faire un état précis du problème et évaluer les solutions techniques et juridiques possibles. Mais l’absence de réaction sur la liste du PlossRA sur laquelle pourtant se trouve bons nombre d’intégrateurs d’ERP open source m’interpelle cependant.

L’écho des gnous #120 Face B

Le PLF 2016 prévoit de rendre obligatoire, à compter du 1er janvier 2018, l’utilisation de logiciels et de systèmes de caisse sécurisés, afin de lutter contre la fraude à la TVA notamment.

Depuis plusieurs années, le gouvernement français s’est engagé dans une lutte contre la fraude à la TVA.

Le projet loi de finances 2016 comporte un article 38 qui interdira de fait la détention de logiciels libres de comptabilité, de gestion ou d’encaissement.

Je suis impliqué directement dans la lutte contre ce projet, ce journal vise à fournir une information de première main sur ce qui se passe.

Comme vous vous en doutez, ce problème me tracasse énormément, et comme il est « politique », j’en parle ici & non dans mon premier blog & avec un petit bonus que j’aurais pu diffuser ailleurs également … Espérons que les personnes bien placées arrivent à le résoudre rapidement … Parlez-en autours de vous si vous connaissez les « bonnes personnes » concernées à un titre ou à un autre par cette problématique (programmeur de logiciel libre, commerçant, comptable, politique …)

>>> Source(s) & plus d’infos @

http://wiki.chtinux.org/doku.php?id=echo_des_gnous:emission_120b

http://ludovic.grossard.fr/podcast/lecho-des-gnous-8-novembre-2015/

http://philippe.scoffoni.net/loi-finance-2016-fin-logiciels-libres-comptabilite-caisses/

>>> Bonus :


Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres nouvelles, avec quelques changements …

Cordialement,

bannière orange2

#1.7

1/ L’actualité du mois écoulé :

L’actualité de ce mois fut chargée … avec des bonnes & moins bonnes nouvelles !

  • Pour débuter, voici quelques nouvelles concernant les distributions GNU/Linux & BSD :
Matthew Miller a annoncé la sortie de Fedora 23. Fedora 23 apporte de nombreuses nouvelles fonctionnalités et est leur dernier opus de l’initiative Fedora.Next. On lit dans l’annonce : « C’est (environ) Halloween, et vous savez ce que cela signifie – Nouvelle version Fedora ! Fedora 23 est disponible, et elle est meilleure que jamais. Nous sommes heureux de vous apporter les dernières itérations des trois principales Fedora ! Les éditions – Fedora Workstation, Fedora Cloud, et Fedora Server, chacune construite avec amour par la communauté Fedora pour les adapter à vos besoins dans les différents domaines. » Comme à son habitude, le projet Fedora propose le dernier cru des environnements GNOME 3.18 mais aussi Sugar 0.106 à destination des enfants. Tout comme la sortie de Libreoffice 5 et la version 4.2 du noyau Linux, ces programmes améliorent la gestion des écrans à haute-densité de pixels (même en cas de multi-écran avec des densités différentes). L’intégration dans Wayland est également poursuivie.
Rob Whyte a annoncé la sortie de Vinux 5.0. Vinux est basée sur la distribution Ubuntu et conçu pour être utilisé par les utilisateurs aveugles et malvoyants. « Cette version comporte pas seulement le bureau Unity, mais GNOME Shell et le fork de GNOME 2 appelé MATE toujours populaire, même si nous allons principalement soutenir Unity seulement. Rappelez-vous, nous recommandons que dès que possible les utilisateurs effectueent les mises à jour sur une base régulière. Cela permettra à l’équipe Vinux de mettre à jour les paquets, et d’introduire de nouvelles fonctionnalités. Vinux 5.0 est basé sur Ubuntu Trusty Tahr 14.0.4.3 LTS.
Le projet Chakra a annoncé la disponibilité de nouveaux médias d’installation de Chakra GNU/Linux. La nouvelle version, Chakra GNU/Linux 2015.11 (nom de code «Fermi»), utilise KDE Plasma de 5 comme environnement de bureau par défaut. Le programme d’installation Calamares a remplacé Tribe et le gestionnaire d’affichage SDDM a été inclus car il s’intègre bien avec Plasma de KDE. «Nous sommes ravis d’annoncer que Chakra 2015.11 « Fermi » est disponible.
Suite à la discussion sur le forum concernant un projet présenté par arpinux,  les «handylettes», j’ai voulu voir ce qui existait déjà sur le marché.

Les aînés perçoivent les ordinateurs comme des objets complexes tant dans leur fonctionnement que leur maintenance. Ces considérations freinent l’accès aux nouvelles technologies aux seniors qui n’en ont pas fait usage au cours de leur vie professionnelle.
Mais aujourd’hui, internet les rattrapent et ces outils sont (quasi) incontournables.

Linux AIO rend cela beaucoup plus facile. En temps normal si vous travaillez sous Linux et voulez explorer toutes les options de bureau d’une distribution, vous vous retrouverez à télécharger une liste interminable d’images disque. Non seulement c’est ennuyeux et cela prend énormément de temps. Une petite équipe (Milan Rajcic, Zeljko Popivoda, Erich Eickmeyer, et Milos Mladenovic) a décidé de faire quelque chose à ce sujet. Ils ont créé le projet Linux AIO. Linux AIO combine tous les environnements de bureau disponibles pour chaque distribution et les enveloppe dans une image disque pour un système «live» (c.-à-d amorçable) qui peut être gravé sur un DVD ou un lecteur flash USB de 4 Go +/8GB +. L’équipe publie désormais six compilations:
Pour ses 20 ans, OpenBSD 5.8 est de sortie un peu en avance ce 18 octobre. OpenBSD est un système d’exploitation orienté sécurité et réseau, dont les principaux avantages sont la stabilité, grâce aux audits sur le code source, mais également l’ensemble très large de fonctionnalités réseau qu’il fournit.
Red Hat a annoncé, le 17 novembre 2015, les « Software Collections » en version 2.1. Il s’agit d’un canal (terminologie de Red Hat pour désigner un dépôt logiciel) contenant des logiciels aux versions plus récentes que dans les canaux habituels de la distribution RHEL. Une variante communautaire de ce canal est aussi disponible sur le site Software Collections.

 

 

Cozy Cloud est une plate-forme libre qui va vous permettre de mieux gérer votre vie numérique en vous réappropriant vos données. Grâce à elle vous pouvez installer de nombreux services web à usage personnel sur votre propre machine à la maison ou louée chez un hébergeur.

Cozy Cloud permet d’installer des applications. Quelques unes sont développées par l’équipe de Cozy Cloud, comme l’application Contacts qui a été entièrement réécrite récemment. D’autres sont proposées par la communauté. Kresus, par exemple, est une application de gestion des finances personnelles développée par Benjamin Bouvier (Mozilla).

Compilibre est un logiciel libre permettant de créer une compilation de logiciels libres et gratuits fonctionnant sous Windows. Avec cette nouvelle mouture, plus de 60 programmes sont disponibles, sélectionnés suivant des critères comme la richesse fonctionnelle, l’activité de développement ou le fait qu’ils soient disponible à la fois sous Windows et sous GNU/Linux afin de faciliter une future migration.
À l’heure actuelle les environnements de bureau sont légion, et bien que ceux-ci soient tous différents aucun d’entre-eux n’est livré sans outil(s) de recherche et sans lanceur(s). Si dans la plupart des cas les applications embarquées suffisent largement, il se peut que vous soyez curieux (ou tout simplement chiants ;)) et que vous ayez envie de goûter à autre chose. Si c’est votre cas et que vous chercher un outil de recherche couplé à un lanceur rapide, Albert est peut-être fait pour vous. Celui-ci a été conçu dans le but de vous permettre d’effectuer tout un tas de trucs, comme des recherches d’applications ou de fichiers en local ou sur le Web. Il vous permettra aussi de lancer des applications, d’effectuer des opérations mathématiques et sans doute un tas de choses intéressantes

Jeudi 5 novembre 2015 après 5 mois de développement l’équipe de MATE Desktop a publié la version 1.12.

MATE Desktop Environment est la continuation de GNOME 2, il fournit un environnement de bureau intuitif et attrayant en utilisant les métaphores traditionnelles du bureau. MATE est en cours de développement pour ajouter la prise en compte de nouvelles technologies tout en préservant un environnement de bureau traditionnel.

MATE continue d’améliorer sa stabilité, l’intégration des nouvelles technologies (systemd, GTK3, Wayland, etc) et ajoute de nouvelles fonctionnalités à son interface. L’ensemble du bureau peut être compilé pour GTK2 ou GTK3. Un bureau entièrement compilé pour GTK3 peut être utilisé au quotidien.

Même si nous avons tous nos petites habitudes en termes d’applications, c’est toujours intéressant d’en tester d’autres de temps en temps. Si vous utilisez souvent le terminal sous GNU/Linux, AltYO est un émulateur de terminal assez sympa que vous devriez peut-être essayer. Ce terminal un peu particulier a été écrit en Vala et repose entièrement sur libvte et GTK3. Il dispose d’une interface en ruban que les utilisateurs de Guake ou de yakuake connaissent bien et regorge d’un nombre de fonctions assez impressionnant.

Peut‐être êtes‐vous, comme moi, amateur des dépêches qui retracent les coulisses du développement de nos logiciels préférés : ah ! les dépêches Sortie du noyau Linux X, LibreOffice Y : sous le capot, Entretien avec Z, développeur de Ω…

La sortie, le 19 novembre 2015, de la version 0.95 de Pitivi, logiciel libre de montage vidéo non linéaire pour GNU/Linux (prioritairement), nous donne l’occasion de revenir sur les coulisses de son développement, à travers deux billets dont nous vous proposons ici la traduction, précédée d’un résumé des épisodes précédents.

Le 21 novembre 1995, Peter Mattis envoie un message sur un forum de discussion/newsgroup (traitant de développement sur GNU/Linux) de l’université de Berkeley, dont il est étudiant, annonçant un nouveau programme, co‐écrit avec Kimball Spencer, nommé « The GIMP: the General Image Manipulation Program » (Programme de manipulation générique d’image, rebaptisé plus tard GNU Image Manipulation Program, soit Programme de manipulation d’image GNU). Une légende est née.
Vingt ans plus tard, GIMP est encore utilisé et est un fer de lance parmi les logiciels libres, l’un des rares logiciels que beaucoup de gens absolument pas libristes connaissent quand je le cite, à côté de Firefox ou LibreOffice.
A ce jour, tous les indicateurs démontrent que la suite bureautique de Microsoft que l’on aurait pu croire menacée par les outils en ligne de Google Apps est en train de reconquérir le marché des suites bureautiques en ligne. Une entreprise sur deux utiliserait aujourd’hui une suite mail et bureautique en mode cloud. Bien entendu, toutes n’ont pas pris la mesure ni les conséquences que pourrait avoir pour elle cette externalisation dans les années à venir. Le vrai prix reste encore à payer.
L’objectif de cette campagne portée par la société d’Olivier Geffroy est d’améliorer les modules comptabilité avancée & banque présents dans Dolibarr. Présente dans le cœur de Dolibarr depuis la version 3.7.1, elle s’active par une petite manipulation.
La comptabilité est un incontournable de la gestion d’entreprise, une obligation légale. Sa tenue est souvent externalisée à un cabinet comptable. L’entreprise émet des factures et avoirs, reçoit des factures de ces fournisseurs. Tout cela générant des mouvements financiers sur le ou les comptes de la société.

Le 10 novembre 2015 est la date de la sortie du nouveau greffon onlyoffice-alfresco qui permet aux utilisateurs d’éditer des documents stockés dans le gestionnaire de contenus Alfresco Share en utilisant les éditeurs de documents en ligne OnlyOffice. Donc, dès maintenant les utilisateurs de Alfresco peuvent travailler à plusieurs sur les documents.

Le greffon est distribué sous les termes de la licence GPLv3.

Le 29 novembre 2015, la quatrième version du projet KiCad a été publiée.

Commençons par une courte présentation, tirée de l’article Wikipédia:

KiCad est un ensemble de logiciels libres de conception pour l’électronique pour le dessin de schémas électroniques et la conception de circuits imprimés.

  • Et pour finir, quelques autres nouvelles « en vrac » :

 

…n’en déplaisent aux codeurs de talents qui développent des trésors d’ingéniosité pour rendre l’informatique alternative au duo MS-Windows / Apple MacOS-X plus simple d’accès et plus attractive. Il est vrai que les guerres intestines entre les développeurs n’aide pas vraiment. C’est peu que de le dire.
Titre : L’entreprise numérique : le rôle de l’éducation et de la formation au logiciel libre
Intervenants : Philippe Montargès – Roberto Di Cosmo – Jean-Pierre Archambault – François Taddei – Jonathan Le Lous.
Lieu : Open World Forum
Date : Octobre 2012
Durée : 1 heure 01 min 27
Lien vers la vidéo

Paris, le 9 novembre 2015. Communiqué de presse.

La consultation du gouvernement sur l’avant-projet de loi « pour une République numérique » a mis en évidence une véritable tendance de fond en faveur du logiciel libre, d’un internet neutre et des Communs numériques. Mais faisant fi de l’expression citoyenne, le gouvernement débarque les propositions visant à developper le recours au logiciel libre dans le service public et se limite à des déclarations d’intention imprécises et de vagues promesses peu contraignantes. L’April appelle les parlementaires à introduire et conserver dans ce projet de loi la nécessité, largement exprimée, d’une informatique loyale au service de l’intérêt général.

Malgré les résultats sans conteste de la consultation lancée sous son autorité, Manuel Valls reste sourd aux appels en faveur du Logiciel Libre.

Bon, c’était couru d’avance, le projet de loi pour une République Numérique ne contiendra rien sur le libre. Tout ce bazar fait autour de cette grande concertation, ou l’on demande son avis au peuple (près de 150 000 votes quand même), c’était bien beau. Les articles les plus appréciés concernaient l’usage des logiciels libres. Bravo !

Mais, curieusement, dans le projet de loi, ces articles ne sont plus là… Aucun… A quoi bon demander son avis aux citoyens si c’est pour en arriver à cela. On le savait, on s’en doutait bien, mais on a voté et participé quand même, on ne sait jamais.

Et, quelques jours après la publication de ce projet de loi, après cette belle consultation, qui arrive, reçu à l’Élysée par notre cher Président de la République (qui nous avait fait croire qu’il était vaguement de gauche) ? Avec un beau chèque en plus ? Le patron de Microsoft… 83 millions à l’informatique en France. Comme c’est beau.

Et le libre dans tout ça, qui a tant à offrir en possibilité de développement, d’économie, de contrôle des données…

Le projet Tor lance pour la première fois une campagne de dons en direction des particuliers.
C’est une nouveauté de taille pour le projet Tor. En lançant pour la première fois de son histoire une campagne de dons, le service de navigation anonyme montre qu’il veut impliquer davantage les particuliers dans l’aventure.
Car l’enjeu est de taille.

D’après une récente étude réalisée pour le CNLL et le Syntec numérique, le libre, ça marche fort. Un marché de plus de 4 milliards de dollars, qui devrait atteindre les 6 en 2020, avec une croissance d’environ 9%. 50 000 emplois, avec une prévision de 3000 à 4000 emploi de plus par an jusqu’en 2020. Et la grande majorité des entreprises de ce domaine ont moins de 10 salariés.

Si ce n’est pas un succès ! Sans compter que la plus part du web fonctionne avec du libre, et que les grosses boites genre GAFAM en utilisent beaucoup aussi.

Pourquoi le gouvernement ne s’y implique pas plus, n’en utilise pas plus ?

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

Politique :

économie & éducation

logiciels privateurs vs logiciels libres

 

Grosse déception : ce moi-ci, compte-tenu de l’actualité, je vais devoir revenir sur un sujet longuement abordé il n’y a pas bien longtemps. Je vais donc refaire un « mini-dossier » avec la dernière grosse actualité du moment … que voici :

Un nouveau partenariat a été signé entre Microsoft et l’Éducation nationale pour accélérer la numérisation de l’école. Mais à quoi vont servir les 13 millions d’euros que Microsoft a mis sur la table ?

« N’hésitez pas à proposer », répond le cabinet de la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, aux défenseurs du logiciel libre qui s’insurgent de l’accord signé lundi avec Microsoft.

Lundi, Numerama rapportait l’accord signé entre la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et Microsoft, par lequel la firme de Redmond investira 13 millions d’euros pour faire entrer Office365 dans les écoles, former des enseignants, ou contribuer à l’équipement des élèves en tablettes.

L’accord (.pdf) prévoit notamment une « mise à disposition de l’écosystème Cloud de Microsoft (Office 365 Education, Microsoft Azure Directory, etc…) pour tous les établissements scolaires du Plan Numérique à l’École qui le souhaiteraient », et de « co-construire avec le Ministère et les utilisateurs terrain des situations expérimentales de déploiement s’appuyant sur l’écosystème Microsoft ».

« Des algorithmes d’analyse de la performance des élèves et étudiants »

Mise à jour 3 décembre 2015 : Framasoft co-signe, avec de nombreuses associations et syndicats, un communiqué de presse dénonçant un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale.

C’est depuis les années 1970-1971 que le gouvernement français élabore et met en œuvre des plans informatiques (« numériques » dit-on aujourd’hui) pour l’Éducation Nationale. L’année la plus marquante, qui a fini par introduire vraiment des ordinateurs entre les murs de nos écoles, ce fut 1985 avec le lancement du plan Informatique Pour Tous (IPT) par L. Fabius.

La firme Microsoft a petit à petit avancé ses pions au cœur de l’Éducation nationale et, depuis lors, nous assistons à des accords réguliers entre le ministère et Microsoft, chiffrant l’usage de ses produits à plusieurs millions d’euros à chaque fois… avec un succès pour le moins mitigé. À tel point que les citoyens se sont récemment mobilisés autour de cette question en plébiscitant l’usage de logiciels libres dans les services publics lors de la consultation numérique initiée par la ministre Axelle Lemaire.

Et pourtant, comme un pied de nez à cette consultation, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a signé pas plus tard qu’hier un énième accord avec Microsoft. 13 millions d’euros pour s’assurer que les collégiens et collégiennes utilisent quotidiennement des logiciels et comptes Microsoft (quitte à fournir les tablettes). Cet argent servira donc à épier le comportement des élèves (pour leur fournir un « service personnalisé ») ainsi qu’à la formation de leurs enseignant-e-s à ces logiciels privateurs.

L’Éducation Nationale signe un accord avec Microsoft pour 13 millions d’euros. C’est affligeant je trouve…

Dès leur plus jeune âge, dans des écoles de la République, les enfants vont être analysés et pistés par une société privée.

Dès leur plus jeunes âges, dans des écoles de la République, les enfants vont être embrigadés à l’utilisation de produits et technologies propriétaires.

C’est une honte pour l’éducation, et le gouvernement. Alors qu’il y a peu, dans le projet de loi sur le numérique, les logiciels libres étaient si largement plébiscités (mais pas entendu, étonnant). A l’heure où les problèmes et les révélations sur le non respect de la vie privée, l’espionnage par de grands groupes ou des services secrets, prennent de plus en plus d’ampleur, le gouvernement impose des logiciels privateurs dans l’Éducation Nationale, une fois de plus…

Paris, le 3 décembre 2015. Communiqué de presse.

Lundi 30 novembre 2015, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la signature d’un partenariat entre Microsoft et son ministère. Les organisations signatrices de ce communiqué dénoncent une collusion d’intérêts : ce partenariat prévoit de présenter une fois de plus aux élèves un logiciel privateur et des formats fermés comme seuls outils incontournables et par voie de conséquence la dépendance comme modèle à adopter. Tout cela tend à renforcer la position dominante de l’entreprise américaine, au détriment des logiciels libres et des formats ouverts, qui pourtant respectent les principes élémentaires de neutralité et d’interopérabilité.

Le collectif SavoirsCom1 est signataire du communiqué de presse  de l’April pour dénoncer  un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale. Le communiqué a été publié le 3 décembre 2015 sur le site de l’APRIL.
Le principe N°6 de notre manifeste soutient le principe de l’interopérabilité et de l’usage des logiciels libres.« 6. L’usage des logiciels libres est de nature à garantir aux utilisateurs la possibilité d’expérimenter, d’innover, de créer du code informatique ouvert et de qualité. L’approche par les communs ne favorise pas seulement l’ouverture du code, mais repose sur l’usage de protocoles et de standards ouverts. Elle valorise ainsi les dynamiques de leur appropriation, et, par conséquent, la réappropriation des enjeux et des données qui leur sont relatifs. »

12 organisations d’utilisateurs et d’éditeurs de logiciels libres ont signé ensemble un communiqué pour s’indigner de la signature d’un partenariat entre Microsoft et l’Éducation nationale.

La communauté du logiciel libre est en colère contre le gouvernement, et plus précisément contre le ministère de l’Éducation nationale, qui a signé le 30 novembre dernier un partenariat avec Microsoft accompagné d’une enveloppe de 13 millions d’euros.

Non seulement l’accord facilitera l’adoption par les écoles de logiciels de bureautique et de solutions de Cloud de Microsoft, mais en plus il confie à la firme de Redmond le soin de collecter et de traiter des data sur les élèves, pour évaluer leurs performances et proposer des exercices adaptés — le tout dans un cadre encore flou sur la protection des données privées, même s’il est affirmé qu’un soin particulier y sera apporté.

Dans une lettre ouverte, 12 organisations d’utilisateurs et d’éditeurs de logiciels libres se dressent contre le partenariat, qu’ils estiment manifester « une collusion d’intérêts ».

Que souhaitez-vous pour vos enfants !?

En Mai 2014, le Framablog publiait Fin du support XP, un collège espagnol migre vers Ubuntu

La personne à l’origine de cette migration, Fernando Lanero, était invité à l’Ubuntu party de novembre 2015 pour y donner une conférence. En tant que Framasoftien, j’ai été convié à participer à son intervention en voyant avec Fernando, pour effectuer la traduction de ce son support texte et diapositives de l’anglais vers le français.

Pendant sa conférence, il a donc parlé en anglais et j’ai traduirai son discours et les questions du public. Le support est ici fr : http://slides.com/genma/libertad-3-1

Textes et supports, en accord avec Fernando, sont sous licence CC BY SA
Version anglaise du texte disponible ici

LINUX POUR l’éducation, LINUX POUR LA SCIENCE

UBUNTU POUR LIBÉRER LES ÉCOLES

Que pouvons-nous faire !?

À mon humble niveau, je ne peux malheureusement rien faire … mais collectivement, il y a peut-être un espoir … en tout état de cause, c’est aux enseignant & aux familles de faire en sorte que les meilleures solutions (libres & respectueuses de la vie privée) soient mises en place & utilisées dans les écoles …

(j’aurais pu mettre ces billets dans la rubrique « coup de gueule » … mais la « place est prise » par une autre « urgence »…)

>>> Source(s) & plus d’infos @ mon gros dossier de la rentrée en 3 parties :

>>>Liens Bonus @ http://shaarli.sweetux.org/?do=tagcloud

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=EDUCATION

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=LOGICIELSLIBRES

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=LOGICIELPRIVATEUR

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=ECONOMIE

Sans oublier bien évidemment LA conférence de rms :

http://podcast.sweetux.org/2015/10/01/logiciels-libres-et-education/


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Thunderbird en danger !

 

Ce moi-ci, encore une déception (mais celle-ci était annoncée « de longue date ») :

La fondation Mozilla ne souhaite plus consacrer des ressources à Thunderbird, son client de messagerie. Mais elle ne veut pas non plus que le projet disparaisse : la recherche d’un « repreneur » est donc lancée.

L’avenir de Thunderbird ne s’écrira bientôt plus avec la plume de Mozilla. Le célèbre client de messagerie est en effet progressivement délaissé par la fondation. Ce n’est certes pas une surprise : les choses avaient été mises au clair pendant l’été 2012, dans un message publié sur un wiki maintenu par l’organisation : pour Mozilla, la priorité c’est Firefox — le navigateur web —, pas Thunderbird.

C’est un article que je craignais d’écrire depuis pas mal de temps. Je me suis d’ailleurs abonné à la mailing-list du projet depuis plusieurs semaines pour voir un peu ce qui s’y racontait. Et franchement ce que l’on peut y lire n’a rien de rassurant.

Je passe sur les interrogations sur le rôle de Mozilla et l’absence de moyens humains mis à disposition pour maintenir Thunderbird. A ce jour, Mozilla fournis la plateforme technique permettant la maintenance et la mise à disposition du logiciel.

Pourtant un noyau de contributeurs s’est regroupé et c’est à lui que l’on doit les récentes mises à jour sur Thunderbird, qu’ils en soient remercié.

Mais voilà qu’un membre de Mozilla lance un message en 12 points pour le moins négatifs pour l’avenir Thunderbird. Il y est en effet question de la pertinence pour Mozilla de conserver le projet en son sein. La question est ouvertement posée de trouver un relais pour prendre en charge le projet. Chaque dollar dépensé par Mozilla pour Thunderbird n’étant pas dépensé pour Firefox, c’est donc un problème. Mozilla doit être bien mal en point sur le plan financier pour en arriver à cette extrémité.

Lorsqu’il est question d’alternative, Thunderbird en est une intéressante par rapport à Microsoft Outlook. Cette application gratuite issue directement de la Fondation Mozilla cherche un repreneur.

Faute de moyens et ayant pas mal de travaux en cours au niveau du navigateur Firefox, la Fondation Mozilla souhaite se concentrer sur le navigateur qui est son produit phare.
D’après les informations fournies par Toolinux, ce logiciel n’évoluait plus de quelque temps et il se contentait de recevoir des mises à jour de sécurité ou de corrections de bugs.
Au final, si Thunderbird trouve un repreneur, cela pourrait donner un second souffle à ce logiciel phare au sein de la communauté du logiciel libre.

>>> Source(s) & plus d’infos @

https://www.mozilla.org/fr/https://www.mozilla.org/fr/thunderbird/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mozilla_Thunderbird


Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres nouvelles, avec quelques changements …

Cordialement,

bannière bleue2

#3.6

 

1/ L’actualité du mois écoulé :

Ce moi-ci, l’actualité est très chargée, et « faire le tri » n’est pas très facile … vous trouverez-donc ci-après, classés par catégories plus ou moins « en vrac » les principales informations que j’ai retenu :

  • Dans la catégorie « politique, business & vie privée » :
Sur Slate.com, la réalistrice et juriste, diplômée de l’école de droit de Yale, Rebecca Wexler nous rappelle que les programmes dont on ne peut accéder au code sont partout : dans les ascenseurs, dans les avions, dans les appareils médicaux, etc. L’impossibilité à y accéder à des conséquences directes sur la société et la politique… Ils peuvent menacer notre vie privée en recueillant des informations sur chacun d’entre nous sans notre consentement. Ils opacifient les critères pour déterminer votre admissibilité à des prestations sociales ou à des services, peuvent nous placer sur des listes noires… Pire encore, ils peuvent nous envoyer en prison.
Si ça vous intéresse, les petits gars de chez Tor viennent de rendre publique la nouvelle beta de Tor Messenger. Basée sur Instantbird de Mozilla, cette application cross plateforme permet de faire de la messagerie instantanée via Tor. De nombreux réseaux sont disponibles comme XMPP (Jabber), IRC, Google Talk, Facebook Chat, Twitter, Yahoo…etc.
Le CEO de Microsoft, Satya Nadella, est en France ce lundi. Il doit rencontrer le président de la République et annoncer des investissements dans les startups et l’éducation nationale.
Vous avez toujours voulu chiffrer vos mails, mais vous ne savez pas comment faire ? Voilà un guide exhaustif et pas à pas pour vous expliquer comment protéger votre correspondance. Certifié compréhensible pour les débutants !

Peps – Pour chiffrer vos communications électroniques – Korben

Je suis sûr que vous connaissez tous la messagerie sécurisée ProtonMail, mais connaissez-vous Peps ?

Peps est une solution open source développée pour le Ministère de la Défense Français (coucou Bernard !) qui permet d’échanger des emails, de collaborer sur des projets, de chater et d’échanger des fichiers facilement et de manière totalement sécurisée grâce à un chiffrement end-to-end (bout à bout). Pour rappel, un chiffrement de bout à bout permet d’éviter le stockage des clés de déchiffrement sur le serveur. Seul l’expéditeur et les destinataires peuvent lire les messages échangés.

Gratuites, des extensions installées sur Chrome envoient à des entreprises partenaire une copie intégrale de vos données de navigation, pour gagner une rémunération indirecte.
Le projet Tor lance pour la première fois une campagne de dons en direction des particuliers.
C’est une nouveauté de taille pour le projet Tor. En lançant pour la première fois de son histoire une campagne de dons, le service de navigation anonyme montre qu’il veut impliquer davantage les particuliers dans l’aventure.
Car l’enjeu est de taille.
  • Dans la catégorie « culture » :

A l’occasion de la journée du 10/10 organisée dans le cadre du Temps des communs, SavoirsCom1 a proposé un atelier autour de la réciprocité des communs.

Les licences libres ne permettent pas toujours d’enclencher des cercles vertueux économiques de nature à développer les communs des savoirs. Par exemple, la clause Non Commerciale des licences CreativeCommons met sur un même plan des réutilisateurs coopératives de l’ESS et des géants du Web…

Comment conditionner certaines réutilisations pour certains acteurs et développer des réciprocités sans brider le partage? Quels liens développer avec l’Economie Sociale et Solidaire? Comment enclencher des cercles vertueux?

Et si, en s’inspirant des licences libres, on créait les conditions d’une réciprocité éthique autour de l’usage des communs?

L’Académie américaine de pédiatrie estime que les écrans interactifs (smartphones et tablettes) peuvent contribuer au développement de jeunes enfants. Une analyse partagée en France par l’Académie des sciences.
Vous avez des histoires à raconter, mais vous ne savez pas par où commencer ? Heureusement, Internet a réponse à tout. Petite compilation des aides gratuites à l’écriture disponibles en ligne.
Valoriser des archives sonores sur Wikipédia et la médiathèque Wikimedia Commons, c’est l’objectif commun que se sont donnés l’association Wikimédia France et la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH), soutenus par le programme européen Europeana Sounds.
C’est une question qui nous intriguait et que vous auriez pu vous poser : voilà les 10 franchises de jeux vidéo les plus vendues de tous les temps.
La plupart des templates de sites un peu moderne proposent la lecture de vidéos en parallax ou dans leurs sliders. Il s’agit de petites vidéos HD qui tournent en boucle et qui sont là juste pour illustrer le site. Elle doivent être courtes et boucler proprement. J’avais besoin d’une vidéo comme ça pour l’un de mes nouveaux projets mais pas moyen d’en trouver des libres de droit…
& pour faire la transition avec le prochain point :
Le site Torrent Freak nous apprend qu’une cour de justice de l’Etat de New York saisie d’une plainte déposée par la société Elsevier a ordonné la fermeture des sites Sci-Hub, Library Genesis ou Bookfi pour violation du droit d’auteur. Ces sites hébergaient et donnaient accès gratuitement à des volumes importants de publications scientifiques, articles et ouvrages, commercialisés par de grands éditeurs scientifiques comme Elsevier. Bien qu’illégaux au regard de la loi, ces sites jouaient un rôle non négligeable aujourd’hui pour l’accès à la connaissance, notamment pour les chercheurs dans les pays du Sud où l’accès aux bases de données scientifiques payantes restent hors de portée de la plupart des établissements.
  • Dans la catégorie « science : espace & santé » :
En compilant des centaines de clichés haute-définition de la Voie Lactée pris pendant les cinq dernières années, des chercheurs allemands améliorent notre connaissance de la galaxie.
L’université de Carnegie Mellon progresse dans la bio-impression 3D : elle est parvenue à produire des artères coronaires. Un défi de taille, car il fallait trouver une solution pour que la structure finale, forcément molle, ne s’effondre pas.
Retourner sur la Lune, un objectif primordial avant d’aller sur Mars ? C’est la position de la Russie, soutenue par l’Agence spatiale européenne.
Une erreur peut parfois se transformer en aubaine pour la science. Le lancement manqué des satellites Galileo 5 et 6 va en effet permettre de tester la relativité générale d’Einstein.
Une société travaille sur un projet d’exosquelette qui permettra aux paraplégiques de se débarrasser un jour des fauteuils roulants.
La société SpaceX pourra transporter des astronautes vers la station spatiale internationale à partir de 2017, dans le cadre d’un partenariat avec la Nasa.

& les petits derniers « pour la route » :

Porté par les systèmes d’exploitation les plus récents (Windows 10 et Android Marshmallow en tête), l’USB Type-C est en train de se généraliser. En 2016, il sera vraisemblablement implémenté dans la plupart des ordinateurs commercialisés et dans de très nombreux smartphones. Ce nouveau connecteur a connu ses premières heures de gloire grâce à son format réversible mais c’est loin d’être sa seule qualité. Ses spécifications techniques en font un candidat idéal pour devenir le port universel, Graal dont l’industrie des hautes technologies est en quête depuis des années.
Des scientifiques travaillent sur un robot capable de refuser un ordre si celui-ci le met en danger.
Si vous êtes un mordu de science-fiction, vous connaissez sans doute les trois lois de la robotique formulées par l’écrivain Isaac Asimov.
(j’ai lu quelques-uns de ces livres…)

***

  • Dans la rubrique « coup de cœur / coup de  gueule » , j’aurais bien mis tous les billets suivants … mais il faut malheureusement « trier » pour n’en garder que l’essentiel :

 

Une étude réalisée par l’Université de l’Utah pour une fondation de sécurité routière assure que les conducteurs sont fortement distraits par les commandes vocales de leurs smartphones ou de leurs tableaux de bord, et que la récupération des facultés de concentration n’est pas immédiate. Pour rouler sûr, taisez-vous.
Si vous vous souvenez bien, j’avais déjà évoqué cette problématique !
« Les Nouveaux Loup du Web » est un documentaire, et plus précisément la version française du documentaire « Terms and Conditions May Apply », qui démontre ce que les entreprises et les gouvernements peuvent apprendre sur vous au travers de votre vie numérique, le plus souvent à partir d’informations confiées volontairement à des services en ligne.
J’ai hâte à la diffusion de ce documentaire qui me semble être plus que très intéressant !

Après la campagne de financement du projet DomoTab (merci aux donateurs sur Ulule) nous revenons vers vous pour vous tenir au courant de l’avancement du projet. Pour mémoire, l’objectif du projet DomoTab est de créer une plateforme matérielle suffisamment ouverte permettant de créer une installation domotique « complète ».

Initiative très intéressante, à soutenir si vous le pouvez !

Le Capitaine Kirk, Spock ou leurs héritiers dans la galaxie vont reprendre du service. CBS annonce qu’une nouvelle série TV basée sur l’univers de Star Trek sera diffusée aux États-Unis à partir de janvier 2017.

Les films réalisés par JJ Abrams ayant relancé l’intérêt des nouvelles générations pour la plus célèbre des franchises de science-fiction à la télévision, CBS a annoncé lundi qu’il mettait en chantier une nouvelle série TV basée sur l’univers de Star Trek, prévue pour… janvier 2017. Les fans devront donc prendre leur mal en patience.

J’ai hâte de regarder cette nouvelle série (j’ai déjà tous les épisodes (ou presque, en VHS) de la grande majorité des autres séries de la « saga »…

dd_rescue 1.99 est sorti le 9 septembre 2015.
GNU ddrescue 1.20 est sorti le 14 septembre 2015.dd?rescue sert à récupérer vos données suite à un crash du support physique (disque dur, CDROM, etc.). Il copie les données bloc par bloc en créant une image disque, ce qui le rend utilisable avec tous les systèmes de fichiers. Mais à la différence d’un outil d’image disque classique (dd, G4U ou le logiciel propriétaire Norton Ghost) la lecture suit un algorithme conçu pour récupérer un maximum de données sans provoquer d’autres dégâts sur un disque déjà abîmé.
Ce billet rendra bien des services à ceux qui sont confrontés à cette problématique : à lire absolument …
Mozilla a annoncé vendredi un programme d’acquisition et de dépôt de brevets, avec l’intention de les placer immédiatement sous des licences libres virales, qui inciteraient les éditeurs de logiciels propriétaires à rejoindre le mouvement du libre. Explications.
Fabuleuse initiative de Mozilla ! Il fallait y penser & oser le faire : Bravo !
Aujourd’hui c’est un cri du cœur contre cet objet que, même s’il a été une énorme avancée dans les communications humaines, je répugne à utiliser (en tout cas pour sa fonction première !). Et je sais que je ne suis pas le seul dans cette situation…
… tu as raison Gee, je pense la même chose que toi !

En cette période sombre de notre histoire, je vous propose un point de vue un peu différent, sur lequel je vous invite à réfléchir, que vous soyez citoyen, militant, élu du peuple, élite de la nation.

Les attentats du vendredi 13 novembre sont les plus meurtriers de notre histoire depuis la seconde guerre, ils laisseront une trace indélébile dans nos esprits, nos consciences et sans doute dans nos modes de vie, bien que tout le monde ait décidé de « résister » en allant picoler. Je ne vous jette pas la pierre, même moi j’ai besoin de prendre une cuite pour oublier la vie en ce moment.

Mais dans cet océan de ténèbres, j’ai cru déceler quelque chose de positif : vous, Internet.

En plein dans le mille !

La « taxe Google » réapparaît dans une (version fuitée) d’une communication de la Commission européenne, avant première de la révision d’une directive européenne sur le droit d’auteur et les droits voisins adoptée il y a près de 15 ans, en 2001. C’est ce qu’indique l’eurodéputée Julia Reda, sur son blog,

Ça crains « un peu » (vous me comprenez) si ça venait à se concrétiser ! (que vais-je faire de mon shaarli !? (ouf, mes liens sont « libres », ça devrait le faire, enfin, j’espère … 😆 )

& pour terminer cette longue liste :

Ce titre est probablement obscure pour beaucoup d’entre vous. Que signifie « GAFAM » et framasoften quoi menaceraient-ils internet ? Nous faisons ici un clin d’œil à une campagne citoyenne très courageuse lancée il y a un an par l’association française Framasoft, appelée « Dégoogelisons internet » . En préférant une variante tirée de l’acronyme « GAFAM » (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft), nous ne stigmatisons pas un seul des géants du net, mais la fratrie toute entière. Pour être exhaustif, il faudrait en fait en ajouter d’autres (comme Dropbox, Doodle, Twitter,…), moins puissants mais appliquant la même recette : publicité individuelle ciblée et valorisation économique des données des internautes, sous couvert de prestations gratuites ou bon marché.

Un des billets sur ce sujet qui va « au fond des choses » : bien vu !

S’il n’y avait pas eu ce terrible vendredi 13, j’aurais mis en coup de cœur ceci :

En 2005, Battlestar Galactica arrivait en France. Parce que son ambiance spatiale enivrante et l’immense talent des acteurs nous font vivre une histoire futuriste guidée par l’espoir, il est plus que temps de redécouvrir cette série culte.
Battlestar Galactica

Je vous invite à lire l’intégralité de ce billet (c’est « très fort ») & à regarder tous les épisodes (j’ai tous  les DVD !)

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

La Raspberry Pi

Comme l’actualité est bien chargée, vous n’aurez droit qu’à un « mini-dossier » sur ce sujet. Il ne serait pas compliqué d’en écrire bien plus, car les possibilités sont nombreuses avec cette « petite bête là », mais faute de temps, ça ne sera qu’une petite présentation…

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, voici un petit rappel issu de wikipedia :

Le Raspberry Pi est un nano-ordinateur monocarte à processeur ARM conçu par le créateur de jeux vidéo David Braben, dans le cadre de sa fondation Raspberry Pi.

Cet ordinateur, qui a la taille d’une carte de crédit, est destiné à encourager l’apprentissage de la programmation informatique ; il permet l’exécution de plusieurs variantes du système d’exploitation libre GNU/Linux et des logiciels compatibles. Il est fourni nu (carte mère seule, sans boîtier, alimentation, clavier, souris ni écran) dans l’objectif de diminuer les coûts et de permettre l’utilisation de matériel de récupération.

Et bien sûr, toute une flopée d’accessoires existent, c’est tellement plus pratique : il y en  a pour tous les usages, jugez plutôt :
Bien que l’on n’en ai jamais parlé jusqu’à présent, la fondation Raspberry s’est employée depuis quelques temps à la réalisation d’accessoires dédiés et recommandés pour la Raspberry Pi.
Nous allons donc dans cet article vous présenter chacun de ces accessoires, leur utilité et leur fiche technique.
& l’un des derniers accessoire sortis est le suivant :
Il était une fois un petit raspberry pi qui traînait. Il en avait marre d’être toujours relié à un clavier, une souris, un écran et un cable ethernet. Les petits du quartier se moquaient de lui, ils l’appelaient « Tête de noeuds ».
Il décida alors de se débarasser de son vieil écran et de faire peau neuve. Il trouva alors un écran tactile LDC pas trop cher : un SainSmart 3.2″ TFT LCD 320*240. Ça faisait un fil de moins, car désormais, son écran était directement attaché sur lui :
Autre nouveauté dans la « famille », après le « 1« & le « 2« , voici le tout nouveau « 0« :

Il y a quelques temps nous vous parlions notamment du C.H.I.P, un micro ordinateur lancé sur kickstarter pour une dizaine d’euros.

Aujourd’hui, après la sortie il y à quelques temps des accessoires officiels de la Raspberry Pi, la Raspberry Pi Foundation contre-attaque en annonçant la sortie de la Raspberry Pi 0, une Raspberry Pi plus light et surtout beaucoup moins chère, seulement 5€ !

L’informatique, ce n’est pas que des configurations qui font pleurer votre banquier. Avec le Pi Zero, vous pouvez acheter un ordinateur presque complet pour 5 euros.

Raspberry Pi, c’était déjà une prouesse : de tous petits ordinateurs capables d’afficher un véritable système d’exploitation vendus pour une trentaine d’euros. Évidemment, ce n’était pas conçu pour faire tourner Battlefront en ultra, mais pour de petites applications locales, en domotique ou en multimédia, l’engin était largement suffisant. Avec le Pi Zero, Raspberry va encore plus loin : cette fois, l’ordinateur coûte 5 euros. Et ses caractéristiques sont tout à fait honorables :

La Raspberry Foundation annonce Raspberry Pi Zero, un nouveau Raspberry Pi comparable au premier modèle mais plus rapide, pour un prix de 5EUR. Vous avez bien lu : un ordinateur à 5EUR.

Pour ce prix-là, on a les caractéristiques suivantes :

Impressionnant les caractéristiques de cette minuscule machine !?
Avec du matériel libre comme celui-ci, on peut à moindre coup rendre bien des services …

Aujourd’hui nous vous proposons un article originellement écris par un de nos lecteurs, Julien, créateur du projet Malinux Télé.

Vous aussi, proposez nous vos tutoriels ou actualités via notre formulaire dédié !

Malinux Télé, c’est quoi ?

Il es possible de faire bien d’autres choses encore avec ce matériel libre … je vous laisse chercher

>>> Source(s) & plus d’infos @

https://fr.wikipedia.org/wiki/Raspberry_Pi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Raspberry_Pi

https://www.qwant.com/?q=RASPBERRY%20PY&t=all

https://korben.info/idees-raspberry-pi.html

http://korben.info/univers/raspberry-pi

>>>Lien Bonus @

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=MATERIEL+LIBRE


3/ Le coup de gueule du mois :

L’actualité de ces dernières semaines à « facilité la tâche » de nos politiques … le pire est sans doute « à venir » malheureusement :

Le collectif SavoirsCom1 exprime ses plus vives inquiétudes en réaction à la pente sécuritaire que le gouvernement et la grande majorité des représentants sont en train de suivre, suite aux attentats survenus le 13 novembre dernier.

L’adoption à une écrasante majorité par l’Assemblée nationale du projet de loi prolongeant l’état d’urgence pour une période de 3 mois en est une première manifestation. Mais le pire est sans doute à venir, notamment dans le cadre de la réforme de la Constitution annoncée par le Président de la République.

En tant que collectif dédié à la promotion des communs de la connaissance, nous tenons aujourd’hui à dénoncer cette spirale sécuritaire, parce qu’il y existe un lien consubstantiel entre les Communs et les libertés fondamentales.

Ça en devient désespérant ! Que pouvons nous faire ?

Pas grand chose, malheureusement … et pour quel résultat ?

>>> Source(s) & plus d’infos @

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=BIENSCOMMUNS

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=POLITIQUE+JESUISPARIS


Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

bannière grise2

#2.6

 

1/ L’actualité du mois écoulé :

Les mois se suivent & ne se ressemblent pas : cette-fois, l’actualité est bien chargée ! (Trop chargée, même…)

Pour faire suite à mon précédent billet, voici quelques nouvelles …

…relatives au revenu de base :

Avec une belle constance qui semble plus témoigner d’une certitude obsessionnelle que d’une capacité à débattre, Jean-Marie Harribey vient de livrer sa dernière chronique contre le revenu de base (1). Cette fois, c’était dans Politis (2).
Nous reproduisons ci-dessous l’entretien de Manja Taylor avec Taku Fundira, chercheur principal en économie à l’Institut d’Etudes de la Pauvreté et des Inégalités, et directeur de recherche et promoteur de la campagne BIG (Basic Income Grant, Allocation d’un revenu de base) de la SADC (Southern African Developement Community, Communité de Développement de l’Afrique Australe). Il évoque toute la région de l’Afrique australe.
Depuis quelques mois, le revenu de base s’insère progressivement comme une préoccupation majeure du gouvernement namibien. Au retour d’une grande consultation à travers le pays, un rapport en cours d’élaboration devra permettre au Conseil des ministres puis à l’Assemblée nationale d’étudier sérieusement les possibilités de sa mise en place.
Le gouvernement finlandais vient de franchir une première étape pour tenir sa promesse d’expérimenter le revenu de base au cours de son mandat.
Le 12 octobre 2015 ont été réalisées à Périgueux des interviews de personnes aux profils variés. Il leur a été demandé leur avis sur l’idée du revenu de base inconditionnel.
Cheng Furui enseigne actuellement à l’Université d’Économie et de Commerce du Hebei. Elle est en train de lancer un nouveau projet de recherche se focalisant sur le revenu de base.
Alors qu’au Brésil, le revenu de base citoyen ou renda básica de cidadania est inscrit dans la Constitution depuis 2004 en tant qu’objectif à long terme, RFI Brésil s’intéresse à son actualité européenne.
En effet, le pays de la Bolsa Familia s’intéresse à ce qui se fait du côté du vieux continent et notamment à l’avancée du projet finlandais d’expérimentation d’un revenu de base, à travers un article qui s’appuie sur des points de vue français.
Aujourd’hui, la politique familiale française est rendue illisible par sa complexité : il est difficile pour les citoyens d’en comprendre le fonctionnement et d’identifier les bénéficiaires de ses nombreux mécanismes. En effet, la politique familiale combine pas moins de huit mécanismes principaux de redistribution monétaire, sous forme d’allocations ou de réductions d’impôts : les allocations familiales, leur majoration pour âge (à partir de 14 ans), le complément familial (pour un troisième enfant), l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (entre 0 et 2 ans), l’allocation de rentrée scolaire (de 6 à 18 ans), le supplément de RSA calculé par enfant, la diminution de l’impôt par le quotient familial et la réduction d’impôt pour scolarisation des enfants. Par ailleurs, d’autres prestations sont allouées en fonction de besoins spécifiques, comme les aides au logement, les bourses d’enseignement supérieur ou encore l’allocation de soutien familial.
…relatives au projet de loi « numérique » :
Paris, le 16 octobre 2015 — L’Observatoire des Libertés et du Numérique (OLN) a fait le choix de participer à la consultation relative au projet de loi pour une République Numérique dans l’objectif de l’améliorer et de renforcer les propositions positives déjà élaborées par de nombreux participants, afin de promouvoir les libertés dans cette « République Numérique ».
Communiqué commun de l’Observatoire des Libertés et du Numérique (OLN)

Comme vous le savez sans doute, le gouvernement à lancé une consultation sur l’avant-projet de loi « Pour une République numérique », qui se termine le dimanche 18 octobre 2015. C’est-à-dire dans quelques heures !

De nombreuses organisations – du libre, mais plus globalement défendant la notion de « (biens) communs » – ont fait de nombreuses propositions visant à enrichir ce projet de loi.

La consultation du gouvernement sur l’avant projet de loi « pour une République numérique » qui s’est terminée ce dimanche 18 octobre montre une véritable tendance de fond en faveur du logiciel libre, d’un internet neutre et des Communs. L’April remercie toutes les personnes qui se sont mobilisées et attend désormais les réponses du gouvernement sur chacune de ses propositions.

***

& Voici donc maintenant les nombreuses autres nouvelles, « en vrac » :

Ça  allait être super, cette Loi sur le renseignement. Que du bon. Enfin, on allait encadrer des pratiques a-légales. Enfin, on allait surveiller les surveillants avec une commission ad-hoc, bien dotée. Enfin, on allait prendre en compte la nécessaire protection de la vie privée. Jean-Jacques Urvoas nous l’avait promis. Manuel Valls, Bernard Cazeneuve aussi. Tous à l’unisson. Au Parlement, nos représentants votaient quasiment à l’unanimité ces nouvelles mesures. Et l’on pouvait désormais crier en coeur : « L’écoute massive, c’est la protection de la vie privée« . Si, si.

S’il y a des documentaires qu’il faut absolument voir sur l’économie, c’est bien la trilogie “l’argent-dette” réalisée par l’artiste-peintre Paul Grignon. C’est le type de documentaire qui vous ouvre les portes de la compréhension, face à un sujet qui parait bien souvent très obscur, voir inaccessible. Bien souvent, les questions telles que : d’où vient l’argent ? Comment et qui le créé ? Qu’est ce que la dette ? Obtiennent des réponses flous, des explications compliquées. Il suffit de demander à un de nos proches comment est créé l’argent pour nous apercevoir du vide de connaissance dans lequel beaucoup d’entre nous baignent, alors qu’il s’agit d’un sujet d’une importance cruciale.

Rares sont ceux qui osent critiquer l’économie monétaire en elle même. Elle est aujourd’hui devenue un sujet sacré. Impossible donc, pour nous simples humains, de remettre en cause un système pensé et mit en place par une intelligence supérieure à la notre. Qui sommes-nous pour contester ce système fonctionnant si bien ?

Paris, le 9 octobre 2015 — La Cour de Justice de l’Union européenne a invalidé le 6 octobre la décision 2000/520/CE autrement appelée accord « Safe Harbor » qui donnait un cadre légal au transfert des données des citoyens de l’Union européenne aux États-Unis et encadrait notamment l’export de données de la plupart des grandes plateformes mondiales. Après cette décision, La Quadrature du Net invite les citoyens à faire valoir leurs droits et à exprimer leurs inquiétudes auprès de la CNIL.

Si le doute persistait, nous savons désormais quel type de société souhaite le gouvernement français. Une société de la suspicion, du fichage. Le rêve de l’ultra-conservateur Nicolas Sarkozy se met peu à peu en place, par le truchement d’un gouvernement étiqueté à gauche. Paradoxe ?

La loi sur le renseignement instaure la collecte massive de données pour un traitement par des algorithmes. Une violation patente de l’un des piliers de notre démocratie : le secret des correspondances. Les plus rétifs à ce changement de paradigme y voient la manifestation de la transformation du pays en Etat totalitaire. Sur le papier, ce n’est pas complètement faux.

Nous vous parlions il y a quelques jours de la contribution française à la création des frontières « intelligentes ». Statewatch avait récupéré un document exposant la position française. Nous avions immédiatement demandé via le formulaire ad hoc au Conseil une copie de ce document.

Nous avons reçu une réponse à notre demande. Et, elle est, comment dire, assez instructive.

À l’occasion des élections régionales 2015 les 06 et 13 décembre, l’April relance l’initiative Candidats.fr afin de sensibiliser les futurs élus au logiciel libre. Pour informer les futurs élus sur les enjeux qui y sont associés, et notamment sur les questions de formats ouverts et d’usage des logiciels libres dans les collectivités, nous vous invitons à participer à cette campagne en contactant les candidats et en les encourageant à signer le Pacte du Logiciel Libre.

L’initiative Candidats.fr est un outil mis à la disposition de la communauté du Logiciel Libre pour faire prendre conscience aux responsables politiques du nombre d’utilisateurs français de logiciels libres et de l’importance que ces derniers attachent à l’avenir du Logiciel Libre. Les campagnes sont l’occasion de sensibiliser les responsables politiques aux enjeux du logiciel libre et aux menaces auxquelles il est exposé.

A l’heure des spots télévisuels gouvernementaux pour prévenir la radicalisation des jeunes Français (c’est-à-dire tenter d’éviter qu’une partie de la jeunesse bascule vers un extrémisme religieux menant au djihadisme), de nombreux signaux laissent entrevoir une forme plus ou moins subtil de propagande au sein de nombreuses sphères de la société. La guerre des propagandes a débuté, et ne pas se préoccuper de ce qu’elle véhicule en termes d’influence des esprits, ce qu’elle modifie dans la société,  est préoccupant. Photographie de la lutte d’influences en cours. Et de ses effets.

Pendant qu’en France, nos « représentants de la nation » votent des lois décriées par de très nombreuses associations, l’Europe s’inquiète.

Dans un communiqué de presse publié le 29 Octobre 2015, le Parlement Européen (PE) demande à la Commission Européenne de « veiller à ce que tous les transferts de données vers les États-Unis soient soumis à un niveau efficace de protection et demandent aux États membres de l’UE d’accorder une protection à Edward Snowden, en tant que « défenseur des droits de l’homme ». »

Paris, le 3 novembre 2015. Communiqué de presse.

Le 29 octobre 2015 le Parlement européen a adopté le rapport de Claude Moraes condamnant la surveillance de masse. Ce rapport appelle l’Union européenne à migrer vers le logiciel libre, et à ajouter le logiciel libre comme critère de sélection obligatoire dans les passations de marchés publics dans le domaine des TIC.

La résolution du Parlement européen du 29 octobre 2015 condamne la surveillance de masse après avoir fâcheusement supprimé dans la version finale toute demande d’enquête de la Commission européenne sur les lois de surveillance françaises.

Le paragraphe 47 appelle l’Union européenne au remplacement systématique des logiciels privateurs par du logiciel libre et à la mise en œuvre d’un critère de sélection « logiciel libre » obligatoire dans toutes les procédures de passation de marchés publics dans le domaine des TIC.

Le gouvernement a signalé au Journal Officiel qu’il avait modifié un décret autorisant la création du fichier de données personnelles « FSPRT », sur lequel on ne sait presque rien, si ce n’est qu’il doit faciliter le suivi des personnes surveillées, en particulier dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Un rapport du Sénat propose que le gouvernement supprime la Haute autorité pour la diffusion et la protection des œuvres sur internet (Hadopi). Comme François Hollande l’avait promis lorsqu’il était candidat à la présidence de la République.
Vous avez pu le voir sur nos réseaux sociaux, Wikimédia France participe, actuellement, à l’élaboration du projet de loi pour une République numérique. Les débats se cristallisent autour de l’article 8 qui contient la définition du domaine commun informationnel.  Il s’agit de la première reconnaissance législative des communs, d’où la colère des sociétés de gestion de droits d’auteurs, qui s’opposent violemment à toute évolution.

… Voilà le dilemme auquel était confronté Matignon ce matin, au sujet de l’article 8 du projet de loi pour une République numérique. Dilemme vite résolu, car, avant même le début de cette “réunion de travail”, il nous a été précisé que l’article serait retiré du texte général transmis au Conseil d’État.

Quel sens a cette démarche?

La secrétaire d’État au numérique Axelle Lemaire s’est dite d’accord avec le député Frédéric Lefebvre (Les Républicains), pour généraliser la possibilité de voter sur internet dans les élections politiques. Mais les quelques avantages attendus sont loin de compenser les problèmes d’opacité et de fiabilité du vote électronique.

DERNIÈRE MINUTE : VENDREDI 13

Paris : des dizaines de morts dans des attaques multiples

Breaking alerte info-fr.svg

Plusieurs fusillades et explosions ont éclaté ce soir à Paris, faisant au moins 120 morts et forçant la France à décréter l’état d’urgence et à fermer ses frontières. Au moins 100 personnes ont été tuées dans la salle de spectacle du Bataclan suite à une prise d’otage suivie d’un assaut des forces de l’ordre. De plus, des explosions ont retenti à proximité du Stade de France. Au total, au moins sept assaillants auraient été neutralisés.  → Lire la suite

3 jours de deuil national ont été décrétés.

Le groupe armé État islamique revendique les attentats de Paris Wikinews-logo Une.svg

PrayForParis.svg

Plusieurs fusillades et explosions ont éclaté hier soir à Paris, provoquant un lourd bilan et forçant la France à décréter l’état d’urgence et à rétablir des contrôles aux frontières. Dans un communiqué, le groupe État islamique a revendiqué les attentats.→ Lire la suite

Plan Vigipirate - 13 novembre 2015.png

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.orghttps://fr.wikinews.org/wiki/Accueil


2/ Le dossier du mois :

Démocratie Directe

Ce mois-ci, je voulais vous parler d’un sujet qui me tiens à cœur : la démocratie.

Pour commencer, comme à l’accoutumé, reprenons donc la définition :

Le terme démocratie (du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, aujourd’hui souvent interprété comme « souveraineté du peuple », combinaison de δῆμος / dêmos, « peuple » etκράτος / krátos, « pouvoir », ou encore kratein, « commander »), est le régime politique dans lequel le peuple a le pouvoir (avec la distinction à faire entre la notion de «peuple» et celle plus restrictive de « citoyens » : en effet la citoyenneté n’est pas forcément accordée à l’ensemble de la population). La première démocratie connue est la démocratie athénienne avec comme bases primordiales l’assemblée générale des citoyens et le tirage au sort en politique.

Selon la célèbre formule d’Abraham Lincoln (16e président des États-Unis de 1860 à 1865) prononcée lors du discours de Gettysburg, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». C’est l’une des définitions canoniques couramment reprises, ainsi qu’en témoigne l’introduction de la Constitution de 1958 de la Cinquième République française. Cette définition est proche du sens étymologique du terme démocratie.

(…)

De façon générale, un gouvernement est dit démocratique par opposition aux systèmes monarchiques d’une part, où le pouvoir est détenu par un seul, et d’autre part aux systèmes oligarchiques, où le pouvoir est détenu par un groupe restreint d’individus. Néanmoins, ces oppositions, héritées de la philosophie grecque (notamment de la classification d’Aristote et de Polybe) sont aujourd’hui équivoques de par l’existence de monarchies parlementaires. D’autres, dont Karl Popper notamment, définissent la démocratie par opposition à la dictature ou la tyrannie, considérant qu’elle permet au peuple de contrôler ses dirigeants, et de les évincer sans recourir à une révolution.

Notre ami jcfrog a publié dernièrement un article très intéressant :

De plus en plus de monde semble accepter l’idée que la France n’est pas une démocratie puisque c’est une démocratie représentative. Le peuple n’a aucun pouvoir sinon celui de voter pour des promesses rédigées par des agences de com sans obligation de résultat ni possibilité de révocation.

Nos gouvernements ne gouvernent pas selon le cap qu’on leur donne, il nous dirigent à leur gré.

En réponse à cette frustration nombreux sont ceux qui élaborent des plans B, les débats vont bon train dans les sphères intéressées. Démocratie participative? Directe? Liquide?… Beaucoup de voies possibles.

Une petite vidéo  était incluse dans ce billet :

Comme vous le savez, il existe différents types de démocraties … (ce que n’est pas ou plus notre pseudo démocratie actuelle qui ressemble plus à une oligarchie) … et celle évoquée aujourd’hui est la « directe » :

Dans la démocratie directe, le pouvoir est exercé directement par les citoyens, sans l’intermédiaire d’organes représentatifs. L’idée de démocratie directe se rapporte selon les penseurs à différentes conceptions de l’exercice direct de la souveraineté par le peuple. De même, selon les lieux et les époques, la démocratie directe a désigné différentes formes de gouvernements ou d’associations politiques, dans lesquels la population décide des lois. Si aujourd’hui le terme de démocratie renvoie généralement à l’idée de gouvernement représentatif, il fut longtemps associé à celle de démocratie directe, notamment en référence à la démocratie athénienne : les citoyens réunis en assemblée y décidaient des lois, les magistrats aux fonctions administratives et exécutives étaient tirés au sort, et les magistrats dont la fonction nécessitait une expertise étaient élus et révocables par les citoyens.

&

La démocratie directe est un régime politique dans lequel les citoyens exercent directement le pouvoir, sans l’intermédiaire de représentants. Initialement équivalente au concept de démocratie depuis l’antiquité grecque, la qualification progressive des régimes représentatifs comme démocraties a conduit parfois à l’usage du qualificatif « direct » pour distinguer techniquement les pratiques qui se rapprochent de l’expérience du siècle de Périclès. Appliquée au seul secteur économique, la démocratie directe est souvent appelée autogestion.

La démocratie athénienne, au vie siècle av. J.-C., est le premier et unique exemple de démocratie directe. Elle inspira de nombreux penseurs au cours des siècles, de Jean-Jacques Rousseau à Hannah Arendt et Cornelius Castoriadis.

Personnellement, j’aime bien le concept … et vous ?

Il serait je pense très intéressant de s’inspirer de la démocratie athénienne, tout en utilisant par exemple les outils numériques modernes à notre disposition :

Créer et maintenir les lois comme les logiciels libres?

Lorsque vous parcourez un article de l’encyclopédie libre Wikipédia, vous pouvez bien évidemment le lire, mais aussi écrire (le fameux bouton « Modifier ») et consulter tout son historique, sans oublier converser autour avec les autres contributeurs (lien « Discussion »). Il en va de même avec tout logiciel libre déposé sur une plateforme collaborative comme celle de GitHub (dont l’approche et les fonctionnalités sociales ont donné un coup de vieux à Sourceforge).

Il y a là une manière bien spécifique de fonctionner et une invitation à s’impliquer.

Dans la mesure ou Wikipédia ou GNU/Linux sont d’incontestables réussites, l’un des plus célèbres penseurs du Net, Clay Shirky, s’est récemment demandé, au cours d’une brillante intervention TED, si on ne pouvait pas fortement s’en inspirer pour faire évoluer la politique en générale et l’élaboration de nos lois en particulier.

Ce que l’on pourrait résumer également ainsi : est-ce que le logiciel libre a des choses à dire, voire à enseigner, à la démocratie ?

Voici donc cette vidéo très intéressante :

Il serait sans doute également judicieux de prendre en compte les votes blancs :

Et si on comptait les votes blancs ?

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l’initiative Le Message d’Étienne Chouard. Pour faire bref, Étienne Chouard y démontre que le vote n’est pas démocratique et qu’au contraire il confisque le pouvoir au profit d’une minorité. De plus, une campagne électorale met en valeur ceux qui sont riches et bons communicateurs, qualités des moins importantes en regard de la fonction briguée.

Je ne peux que partager cette analyse, en ayant moi-même fait l’expérience.

Une solution serait de réécrire la constitution pour instituer le tirage au sort des représentants du peuple. La majorité des objections qu’on pourrait avoir face à ce système ont été levées par Étienne Chouard lors de ses multiples conférences. En théorie, je trouve l’idée séduisante.

Mais en pratique ? Il faudrait une majorité de citoyens pour soutenir l’idée afin de réécrire la constitution ? Irréaliste. Il faudrait que des politiciens élus traditionnellement renoncent à tout leurs acquis pour changer la loi ? C’est presqu’un coup d’état ! De plus, si un tel changement s’avère une mauvaise chose, le retour en arrière sera vraiment difficile.

Mais un pirate, Nico, a eu une idée génie : pourquoi ne pas tout simplement donner des sièges aux votes blancs. Et ces sièges seraient assignés à des personnes tirées au sort.

Plutôt que de militer pour un changement de constitution, Étienne Chouard et consort pourraient militer pour voter blanc. De plus, ce ne pourrait qu’être bénéfique pour la représentation démocratique : au conseil communal ou au parlement siégeraient d’illustres inconnus comme vous et moi, sans électorat.

Tout ceci ouvre des perspectives « nouvelles » qui feraient je l’espère avancer les choses dans une « autre » direction que celle suivie actuellement par nos politiques.

Je reviendrais  sur ces différents points lors de prochains billets … et en particulier sur les explications données par Étienne Chouard !

>>> Source(s) & plus d’infos @

 

>>> Liens Bonus @


3/ Le coup de cœur & le double coup de gueule du mois :

Vous l’aurez compris, enfin une bonne nouvelle du coté de l’Europe (c’est rare) :

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a suivi à la lettre les recommandations de son avocat général dans l’affaire Schrems, et décidé d’invalider le régime du Safe Harbor qui permettait aux entreprises américaines d’importer aux USA des données personnelles de citoyens européens.
Depuis au moins quatre ans, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) s’est imposée comme une juridiction supra-nationale cherchant à protéger au mieux les droits fondamentaux des internautes, comme l’a confirmé ce mardi l’arrêt invalidant le Safe Harbor accordé aux Etats-Unis. Le point sur la jurisprudence de la Cour.

***

Mais malheureusement, deux très mauvaises nouvelles sont également arrivées :

Strasbourg, le 27 octobre 2015 — Le Parlement européen a voté aujourd’hui (par 500 voix pour et 163 voix contre) le règlement sur les télécommunications, clôturant ainsi des années de négociations sur ce sujet. Malgré les appels des citoyens, malgré les appels répétés à l’international pour le soutien des amendements positifs, y compris de Tim Berners-Lee, ce texte ambigu contient des failles importantes qui ne permettent pas d’assurer la neutralité du réseau1. C’est une profonde déception pour tous ceux qui ont bataillé depuis des années pour enfin assurer la protection de ce principe en Europe.
Le Parlement européen a adopté mardi en seconde lecture la recommandation sur le Marché unique européen des communications électroniques, qui fixe un cadre sur la neutralité du net dont la portée réelle reste très douteuse.

&

Paris, le 27 octobre 2015 — Le Sénat français a voté ce soir la proposition de loi sur la surveillance internationale, légalisant la surveillance de masse au-delà des frontières de la France, qui porte également sur de très nombreux Français. La Quadrature du Net salue la constance française en matière d’atteintes graves aux droits de l’Homme.
Grâce aux révélations d’Edward Snowden, nous comprenons aujourd’hui que le niveau de surveillance dans nos sociétés est incompatible avec les droits de l’homme. Le harcèlement répété et les poursuites judiciaires que subissent les opposants, les sources et les journalistes (aux États-Unis et ailleurs) en sont la preuve. Nous devons réduire le niveau de surveillance, mais jusqu’où ? Où se situe exactement le seuil tolérable de surveillance que l’on doit faire en sorte de ne pas dépasser ? C’est le niveau au delà duquel la surveillance commence à interférer avec le fonctionnement de la démocratie : lorsque des lanceurs d’alerte comme Snowden sont susceptibles d’être arrêtés.

À QUOI SERT DONC CETTE SURVEILLANCE DE MASSE,

PUISQUE ÇA N’A PAS EMPÊCHÉ LES ATTENTATS D’HIER SOIR !?

>>> Source(s) & plus d’infos @


Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

bannière orange2

#1.6

1/ L’actualité du mois écoulé :

Pour commencer cette série de news, parlons économie & logiciels libres :

D’après une récente étude de la Linux Fondation, la valeur des logiciels libres, uniquement ceux soutenu par la fondation, vaudrait 5 milliards de dollars. C’est ce qu’il faudrait dépenser afin de re-créer cette somme de lignes de code (115 millions), en temps / développeur. C’est plutôt impressionnant je trouve. Et tout cela est librement distribuable, utilisable et modifiable par tout un chacun. Il y a une infographie qui explique cette étude.

Le monde du libre fait de belles choses, la collaboration et le partage sont de bonnes choses.

Caliopen est une solution logicielle en ligne, dédiée à la création d’une messagerie multi protocole avec une indication sur la sureté de chacun des systèmes utilisés.

Le but est de proposer les messageries les plus sécurisées possible, selon le contact, et de faire abandonner progressivement les protocoles à problèmes.

Cela permet de ne pas casser les habitudes des utilisateurs, en leur proposant l’accès à toutes leurs messageries. C’est l’inverse de la création d’un nouveau protocole qui n’est supporté par personne.

Ce n’est pas l’auto-hébergement qui est visé, mais des structures plus grosses, qui pourraient gérer de quelques centaines à quelques dizaines de milliers d’utilisateurs. Cela permet de centraliser des fonctions comme la gestion du spam.

Un projet, signalé par Phoronix, vient d’être lancé pour porter LibreOffice sur navigateur web grâce à Emscripten, un compilateur qui produit du code Javascript. Nous vous avions déjà parlé d’Emscripten à l’occasion du portage du moteur de jeu Unreal Engine 3. La page wiki du projet sur le site de la Document Foundation prend quand même la précaution de préciser qu’il s’agit pour le moment d’une expérimentation.
Pour continuer, parlons des sorties de quelques-unes des « distributions » GNU/LINUX & BSD (ne soyons pas « sectaires ») les plus connues et/ou intéressantes :

Comme en chaque début d’automne, nous avons le plaisir de vous annoncer une nouvelle version de Linux From Scratch. Celle-ci est d’ores et déjà traduite en français dans sa version systemd.

À cette occasion, l’équipe francophone a décidé de changer l’apparence du livre, avec une nouvelle barre de navigation à gauche. Vos avis sont les bienvenus.

Hormis l’apparence et l’intégration des dernières versions de paquets, le principal changement est la suppression de toutes les bibliothèques statiques qui ne sont plus nécessaires dans un système GNU/Linux moderne. Par ailleurs, cela réduit la taille d’un grand nombre de paquets.

La fondation NetBSD a annoncé ce 8 octobre 2015 la disponibilité d’une nouvelle version majeure de NetBSD, estampillée 7.0.

NetBSD est un système d’exploitation libre, de type UNIX, dérivé de Net/2, 4.3BSD et 386BSD. Il est ainsi un héritier tout droit issu de BSD UNIX et, en réalité, le premier projet à avoir posé les bases de ce qu’allait devenir « un projet communautaire ». Ce système met l’accent sur la propreté de son code source, sa lisibilité et, par extension, sa portabilité. Il est aussi connu pour avoir été la base d’OpenBSD.

J’avais besoin d’une autre Archlinux mais ne voulais pas y consacrer trop de temps pour l’installation, et pourtant je ne souhaitais pas non plus une solution basée sur un fork trop personnalisé ou configurant des dépôts et paquets tiers.

Après une viste sur le wiki Archlinux listant les divers projets basés sur Arch j’ai retenu la Architect http://sourceforge.net/projects/architect-linux/ car elle me semblait proposer la solution la plus simple pour avoir au final une installation totalement et uniquement basée sur Archlinux, et la plus à jour possible puisque, dans une certaine mesure et pour la plus grosse part c’est une installation par le net, ce qui est mon choix préféré lorsqu’on peut disposer d’une connexion satisfaisante.

Le Collectif Emmabuntüs annonce la sortie de la distribution GNU/Linux Emmabuntüs 3 version 1.02 (versions 32 et 64 bits) basée sur Xubuntu 14.04.3. Testée en live avec une clé USB MultiSystem, sur un ordinateur de 2005, AMD sempron 3000+ sur carte mère k8mm-v, carte graphique ATI radeon power color 9250, 2 Gio de RAM DDR PC3200, elle est fluide.

Cette mise à jour est livrée pour améliorer le travail de reconditionnement des communautés Emmaüs et associations qui utilisent Emmabuntüs, des amis des JerryClan de France et d’Afrique (Côte d’Ivoire, Togo, Cameroun, Tchad, Bénin, et Sénégal) qui pratiquent le réemploi des ordinateurs en fabriquant des Jerry Do It Together sous Emmabuntüs pour développer des usages innovants dans leurs territoires.

Les développeurs de Sabayon, une distribution à publication continue (rolling release) basée sur Gentoo, ont annoncé la disponibilité de Sabayon 15.11. La nouvelle version est livrée avec un certain nombre de nouvelles fonctionnalités intéressantes, dont une édition serveur.
Les développeurs de Chakra GNU/Linux ont annoncé que Chakra est en train de passer de l’environnement de bureau KDE 4 à plasma 5. Ce changement met Chakra à jour avec la dernière version du projet KDE et ses utilisateurs passent ainsi de KDE 4 à plasma 5, KDE4 qui ne sera plus soutenu de ce fait. « Avec ce changement, les paquets liés à Plasma 5 remplaceront les paquets du groupe kde-workspace dans nos dépôts. En outre, de nombreuses applications qui entre-temps ont été portées sur Frameworks 5 et Qt 5, y compris celles développées par KDE, seront disponibles.
Stephan Raue a annoncé la libération de OpenELEC 6.0, une nouvelle version majeure de la distribution Linux spécialisée conçue pour Mediacenter et mettant en vedette le tout nouveau centre des médias Kodi 15.2 : « L’équipe OpenELEC est fière d’annoncer OpenELEC 6.0 (6.0.0). Le changement le plus visible est Kodi 15.2 (Isengard).
Les développeurs de Tails (The Amnesic Incognito Live System), un système d’exploitation live basé sur Debian pour communiquer en toute sécurité, ont annoncé la libération de Tails 1.7. La nouvelle version corrige un certain nombre de bugs et introduit le « mode offline » qui désactive toute l’activité réseau. Cette version corrige de nombreux problèmes de sécurité. Tous les utilisateurs doivent mettre à jour dès que possible. Vous pouvez maintenant lancer Tails en mode déconnecté pour désactiver tous les réseaux pour plus de sécurité. Cela peut être utile lorsque vous travaillez sur des documents sensibles.

Sortie d’Ubuntu 15.10 – LinuxFr.org

Sortie le 22 octobre 2015, Ubuntu 15.10 est la vingt-troisième version d’Ubuntu. Il s’agit d’une version classique, qui sera maintenue pendant 9 mois. Son nom de code est Wily Werewolf, soit le « loup garou rusé » dans la langue de Molière.

Pour rappel, Ubuntu est une distribution GNU/Linux basée sur Debian. Elle a hérité de sa distribution mère l’objectif d’universalité : elle vise à être utile sur les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables, mais aussi les serveurs, le cloud, les téléphones, les tablettes et même les objets connectés en général. Elle se veut simple d’accès pour les utilisateurs n’ayant pas de connaissances poussées en informatique, mais également pour tout développeurs.

En plus de la distribution mère, Ubuntu, il existe plusieurs variantes officielles, fournies avec des choix logiciels différents, afin de couvrir un besoin (Ubuntu Server, Edubuntu…) ou de fournir un environnement de bureau particulier (Kubuntu, Xubuntu…). Cette dépêche présente les principales nouveautés.

Le travail de développement de Ubuntu 16.04 LTS (Xenial Xerus) a commencé. Il sera disponible en Avril 2016 publié en version stable. Comme d’habitude, les développeurs d’Ubuntu commencent en prenant les derniers paquets de Debian 9, « Stretch », qui est la branche de développement de Debian. La plupart des utilisateurs d’Ubuntu n’ont pas besoin de mettre à niveau la version LTS, parce qu’elle a un cycle de 5 années de support et les versions LTS sont libérées une fois tous les 2 ans, donc en général, les utilisateurs d’Ubuntu ont la possibilité de mettre à niveau une fois tous les 2 ans leur version LTS avant la fin du support, et utiliser les dernières technologies et fonctionnalités. Ubuntu 16.04 LTS (Xenial Xerus), commence tout juste à entrer dans la phase de développement, le premier paquet ayant été généré. Il y aura cinq versions de test chaque mois jusqu’à la libération finale. La version finale d’Ubuntu 16.04 devrait sortir en Avril 2016.
& pour finir cette série, une petite dernière qui « ouvre un peu » vers le sujet suivant :

Dans cet article, je clamais mon ras le bol sur les controverses qui gangrénaient de plus en plus la philosophie du hacking — au sens originel — que l’on trouvait au sein des communautés linuxiennes. J’avais décidé de ne plus utiliser, volontairement, un de ces systèmes et de confier mes machines au vénérable système d’exploitation qui pique, à savoir OpenBSD.

Toutefois, et oui j’y arrive. Je vais vous placer le fameux Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Un ami a attiré mon attention sur la distribution GNU/Linux Devuan. Cette dernière est née suite à la décision de la maison mère Debian d’utiliser par défaut l’init cancérigène SystemD et ce, sans prendre en compte l’avis de ses utilisateurs qui ne demandaient qu’une liberté de choix.

Pour le sujet suivant donc, j’ai hésité à en faire un dossier (intégrant la polémique qui a eu lieu dernièrement autours de PrimTux)… mais je me suis ravisé :

Sarah Sharp a de multiples passions sympathiques comme on peut le voir sur la page où elle se présente : développeuse, cycliste, jardinière… et geek. Si nous choisissons aujourd’hui de lui donner un écho francophone, c’est parce qu’elle est libriste de longue date et qu’elle a travaillé pendant sept ans dans l’équipe qui gère et maintient le kernel Linux, c’est-à-dire le noyau du système.

Dans un billet sans acrimonie ni attaque ad hominem, elle explique nettement pourquoi elle a cessé d’apporter sa contribution à ce haut niveau de programmation : lassée d’un mode de communication qui tolère et justifie la brutalité entre ses membres, elle regrette que l’équipe du kernel n’ait pas su évoluer vers des rapports humains plus acceptables.

Elle soulève ici une question désagréablement lancinante, celle du délicat respect de chacun ; il n’est pas indifférent qu’une fois encore ce soit une femme qui estime n’avoir plus sa place au sein d’une équipe de développement. Puisse cet exemple nourrir la réflexion et contribuer à faire évoluer un peu les esprits.

En effet, cette problématique est importante …:
Sarah Sharp, dont nous avons traduit récemment le billet d’adieu à l’équipe du noyau Linux ne se contente pas de pointer ce qui dysfonctionne dans les rapports humains au sein des équipes de développement. Elle propose ici toute une série de bonnes pratiques, selon elle nécessaires, qui visent à améliorer la qualité des échanges quotidiens, du moins à rendre vivable et acceptable le travail ensemble.
Il est certain qu’une liste aussi copieuse peut surprendre, et même être rejetée d’un haussement d’épaules au motif que c’est typique du « politiquement correct » à l’américaine… Cette longueur et cette précision s’expliquent sans doute par l’expérience désagréable de Sarah : les situations qu’elle a vécues lui ont imposé d’aller bien plus loin qu’un simple code de conduite, qui sert trop souvent d’alibi aux communautés.
… tout comme celle-là également (un jour peut-être ferais-je un dossier dessus !?):

Après un article qui a eu des répercussions dans la blogosphère libriste francophone, j’ai eu envie de parler d’un problème que je résume avec deux néologismes : étroniciels et squaticiels.

Même si les deux termes sont assez parlants et sont parfois synonymes, définissons-les. Un étroniciel est souvent constitués au moins des deux élements suivants :

1 Une base Ubuntu, car c’est devenu la distribution la plus utilisée pour faire des dérivées
2 Une série plus ou moins longue de dépots tiers qui laisse douter de la stabilité sur le long terme

Le squaticiel est complémentaire à l’étroniciel dont il reprend parfois les bases. Il faut lui rajouter un élement : celui d’être complètement inutile ou presque par rapport à l’offre déjà existante, car la clonant avec une qualité parfois douteuse.

Des exemples ?

Pour conclure, changeons totalement de sujet avec ces deux articles concernant notre « mentor » :

Titre : Le Logiciel Libre et ta liberté
Intervenant : Richard Stallman
Lieu : RMLL – Montpellier
Date : Juillet 2014
Durée : 1 h 45 min
Lien vers la vidéo – Autre lien

Dans le numéro des Dossiers du Canard enchaîné, paru début octobre, et intitulé « Gare aux gourous », un article est consacré à Richard Matthew Stallman (RMS), en page 17. Le titre choisi par la rédaction : « Richard Stallman, le gourou de la décode » fait écho à la thématique d’ensemble. Le chapô explicite en quoi la figure de l’initiateur du projet GNU et fondateur de la Fondation pour le Logiciel Libre, dans les années 80, opère comme référence incontournable : « il est, depuis trente ans, le maître de tous ceux qui luttent contre le verrouillage des logiciels informatiques ».

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

Gestionnaires de fenêtres

& environnements de bureau

Il y a quelques mois, j’avais évoqué cette thématique, voici donc mon petit dossier de présentation.

Comme à l’accoutumé, commençons donc par les définitions issues de Wikipédia :

Gestionnaire de fenêtres

En système de fenêtrage un « gestionnaire de fenêtres » (« window manager » en anglais) est un logiciel chargé de l’affichage et du placement des fenêtres d’applications. Les plus connus sont ceux utilisés par le système de fenêtrage X (sur les systèmes Unix, Linux etBSD). Il en existe aussi sous Windows (comme LiteStep) et sous OS/2 (le Presentation Manager pouvant être remplacé), mais ces cas sont beaucoup moins répandus du fait, entre autres, de la gratuité de X et de ses spécifications ouvertes. De plus, le découpage en couches de l’interface graphique est moins marqué sous Windows.

Le gestionnaire de fenêtres constitue l’intermédiaire entre le système de fenêtrage et l’environnement graphique.

Cet article traite plus particulièrement des gestionnaires basés sur le système de fenêtrage X.

Étant lui-même un client sur serveur X, le gestionnaire de fenêtres offre des moyens pour déplacer, redimensionner et icônifier les fenêtres affichées par les autres clients. De plus, il ajoute une décoration aux fenêtres qui consiste souvent en un cadre et une barre de titre. La majorité des gestionnaires sait de plus gérer plusieurs bureaux virtuels et des raccourcis clavier.

 

Le gestionnaire de fenêtres contrôle la décoration de fenêtre. Pour ce faire, il existe dans le « monde du libre », de nombreux logiciels, comme par exemple :

  • Gestionnaire de fenêtres flottant (tentant de simuler un bureau réel, les fenêtres représentant des feuilles de papier volantes que l’on place à sa guise, que cela laisse un espace du bureau visible ou que plusieurs d’entre elle se superposent. Il s’agit du paradigme le plus utilisé) : Compiz, KWin, Metacity, Xfwm
  • Gestionnaire de fenêtres en tuile (visant l’utilisation optimale de l’espace écran. Pour cela, lorsqu’une application requiert une nouvelle fenêtre, le gestionnaire lui créée une place en redimensionnant les autres fenêtres) : i3, Wmii, xmonad
  • Autres exemples de gestionnaires : Awesome, EnlightenmentFluxboxOpenboxWindow Maker  (et j’en oublis …)

Les principales fonctionnalités de ces gestionnaires sont les suivantes :

  • des barres des tâches ou un dock d’applications ;
  • des menus, voir des menus fixables (pinnable menus en anglais) ;
  • des bureaux virtuels et donc un workspace manager (application qui permet de passer d’un bureau à l’autre ; il est parfois appelé pager) ;
  • des icônes et donc le support d’un format d’icône (comme le XPM) ;
  • le déplacement, le redimensionnement, l’iconification des fenêtres ;
  • la modification du fond d’écran, des couleurs des tous les éléments visibles, de l’habillage des fenêtres ;
  • une gestion de session qui permet de garder une trace des actions effectuées par un utilisateur.

Environnement de bureau

En informatique, un environnement de bureau (de l’anglais desktop environment) est un ensemble de programmes qui permettent de manipuler l’ordinateur à travers une interface graphique qui fait analogie à un bureau. Le terme « environnement de bureau » provient de la métaphore du bureau sur laquelle sont basés ces produits.

De nombreux systèmes d’exploitation ont un environnement de bureau incorporé. À l’inverse, avec le système de fenêtrage X des systèmes d’exploitation Unix, plusieurs environnements de bureau sont disponibles.

***

La métaphore du bureau est apparue dans l’ordinateur Xerox Star, construit en 1981. L’idée sous-jacente est qu’utiliser un ordinateur est similaire au travail de bureau. Le contenu de l’ordinateur est alors représenté comme étant des documents et des classeurs, ainsi qu’une corbeille à papier et une calculatrice posées sur la surface d’un bureau.

Un document peut être ouvert dans une fenêtre, qui affiche une page de ce document.

Il existe une diversité d’environnement plus ou moins légers … ou complets (selon les ressources de la machine et/ou l’usage que l’on en a :

complets :    Gnomelogo-footprint.svgGNOME    KDE logo.svg KDE    Mate icon.pngMATE    Linux Mint Logo.pngCinnamon    Xfce logo-footprint.svgXfce

légers :    EDElogo.svg EDE    Etoile logo and wordmark.svg Étoilé    Fltk shadow.png FLTK    GNUstep3D.png GNUstep    Lxde-logo2.pngLXDE    Razor logo.png Razor-qt    Elokab    XO Logo.svgSugar

shells :    Enlightenment logo gold.png Enlightenment    Gnomelogo-footprint.svgGNOME Shell    Plasma icon.svgPlasma    Unity logo.svg Unity

Tout ceci est aussi & surtout affaire de goûts & d’habitudes … vous trouverez sans doute votre bonheur (le mien est avec XFCE !)

Certains interfaces ressemblent un peu à ceux de Microsoft, d’autres à ceux d’Apple … Certains sont dérivées des classiques GNOME & KDE, d’autres sont « uniques » ! À vous de choisir !

Mais sachez qu’il faut aussi choisir en fonction des applications & outils fournis par défaut & intégrés dans l’environnement (même s’il est très simple d’ajouter ensuite les logiciels de son choix).

***

Ah oui, j’oubliais, il y a aussi les Systèmes de fenêtrage comme par exemple : Wayland (Mutter, KWin), X Window System (X.Org, XFree86, Xgl), Mir

>>> Source(s) & plus d’infos @

>>>Liens Bonus @


3/ Le coup de cœur du mois :

Ce mois-ci, Framasoft nous fait encore découvrir un « superbe projet », merci @eux !

Salut à toi ! (arf, pouvais pas ne pas la faire !)

Voici un projet qui utilise le protocole XMPP pour communiquer tous azimuts, et librement. Les deux sympathiques gaillards qui le portent sont convaincus qu’on n’utilise pas impunément les réseaux sociaux, voire que ce sont eux qui se servent de nous.

Ça tombe bien, c’est ce que nous expliquons aussi avec notre campagne Dégooglisons Internet !

Bon, présentez-vous, les gars. Vous êtes qui ?

>>> Source(s) & plus d’infos @ http://salut-a-toi.org/

http://framablog.org/2015/11/02/salut-a-toi-couteau-suisse-des-reseaux-sociaux-libres/

 


Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

bannière bleue2

#3.5

 

1/ L’actualité du mois écoulé :

Ce moi-ci, l’actualité a été très chargée … difficile de tout abordé ici, voici  donc l’essentiel de ce que j’en ai retenu (désolé pour les éventuels oublis).

Pour débuter cette série de news, en voici trois très intéressantes que j’aurais presque pu classer dans la rubrique « coup de cœur » si je n’avais pas déjà mis un sujet de coté :

Voici quelques cartes qui démontrent l’ampleur de la transition sur le territoire Français. Des fablabs en passant par les écovillages, les jardins collectifs, les coworkings, les fermes de permacultures et Terre de lien, les villes et villages bio ou sans pesticides, les monnaies locales, jusqu’aux AMAPs et lieux de résistances, tout y passe.
Tour d’horizon de la géographie des alternatives et de la transition.
On y trouve plein de sujets très intéressants & on y découvre des initiatives « locales » méconnues …
Climat et nouvelles technologies font bon ménage. Dans l’esprit de mobilisation citoyenne qui déferle en France en amont de la COP 21, les Wikimédiens ne sont pas en reste… et se sont mobilisés aux quatre coins de France pour présenter leurs actions.
Je vous réserve ici un petit podcast sur ce sujet prochainement…

Je dois avouer que je suis jaloux des dessinateurs de bande dessinées. Je n’ai jamais réussi à raconter des histoires en dessins. J’ai été bercés avec des classiques comme Robin Dubois, Léonard (et son disciple souffre-douleur), Gaston Lagaffe (et son gaffophone), sans oublier Tintin, Astérix ou encore les Tuniques Bleues.

En vieillissant et en arrivant sur internet, j’ai appris à connaître et apprécier la BD francophone indépendante. Spécialement trois auteurs, que je vais citer par ordre alphabétique : Bruno Bellamy, Simon « Gee » Giraudot et Péhä.

J’adore le travail réalisé par ces 3 dessinateurs … ça fait même un bon moment que je suis les BD de « Gee » & que je me sert de l’outil qu’il a mis à disposition & dont je me sert occasionnellement pour l’illustration de mes éditos du 21 !

***
Voici à présent, les autres actualités du mois :
La nouvelle a fait la une de tous les journaux hier : la justice américaine a invalidé les prétentions de la société Warner qui revendiquait un copyright sur la chanson « Happy Birthday » et appliquait depuis plusieurs décennies une politique agressive de prélèvement de royalties. Ce jugement va faire date, car il s’agit de l’une des premières décisions à statuer clairement sur un cas de copyfraud : de la « fraude de droit d’auteur », découlant d’une revendication abusive de droits. Néanmoins, il me paraît important d’apporter des nuances par rapport à ce que l’on a pu lire dans la presse à propos du dénouement de cette affaire. Nombreux en effet ont été les articles à proclamer qu’Happy Birthday était « tombé » ou « entré dans le domaine public » ou que la chanson était désormais devenue « libre de droits« .
Depuis le début du mois, une nouvelle ressource particulièrement intéressante a été mise en ligne pour ceux qui veulent découvrir ou approfondir la question des liens entre les Communs et le droit. « Law for The Commons » (Le Droit pour les Communs) prend la forme d’un wiki rattaché au site Commons Transition mis en place par la P2P Foundation.

Vous serez tous confrontés au disque dur trop petit, trop lent, devenu inutile suite à l’achat d’un nouveau PC, etc…

Qu’allez vous faire? Le jeter simplement? Réfléchissez…

Ce bout de métal regorge sûrement de Gigaoctets d’informations personnelles, confidentielles, professionnelles, ou simplement ayant de la valeur dont vous n’avez pas envie qu’elles tombent entre toutes les mains.

Pour ceux qui ne sont pas convaincus, allez récupérer les disques durs sur les ordinateurs à la décharge ou d’occasion 😀

Soyez donc très prudents, maintenant que vous savez ! … de même pour la news suivante d’ailleurs :

J’aborde souvent le problème de la gratuité et de son irrésistible attrait pour les utilisateurs de produits technologiques, ce qui permet l’échange de services  SaaS apparemment gratuits contre des données personnelles.

Dan Ariely, professeur de psychologie et d’économie comportementale a publié un livre étonnant, C’est (vraiment) moi qui décide (en anglais Predictably Irrational: The Hidden Forces That Shape Our Decisions). Dans ce livre, un chapitre porte sur le sujet de la gratuité. Il s’intitule très justement « rien n’est gratuit » et son élément central est l’expérience décrite dans l’extrait ci-dessous. Elle explique beaucoup de choses sur l’attrait de la gratuité.

En mars dernier, un article de l’historien canadien Allan Greer a été publié sur le site de « La Vie des Idées » dans une traduction en français. Intitulé « Confusion sur les communs », ce texte m’a rapidement paru important, car il émettait des critiques argumentées à propos d’un des points essentiels de la théorie des Communs : la pertinence de la notion d’enclosure pour désigner les menaces pouvant peser sur les ressources partagées sous la forme de biens communs.
Google et la NASA vont recevoir un nouveau calculateur quantique développé par la société canadienne D-Wave. Celui-ci pourra utiliser plus de 1000 bits quantiques (qubits). Un accord de coopération a également été signé entre les parties pour les sept prochaines années.
Une année entière de droits d’auteur reversée à Wikipédia, soit un don de 50 000 dollars (environ 44 000 euros). C’est à l’écrivain français Antoine Bello que l’on doit cette initiative sans précédent. Son roman Les Éclaireurs, paru en 2009, avait été remarqué par la critique – Le Monde  le qualifie de «  curiosité littéraire » – et fut lauréat du Prix France Culture-Télérama. Le roman, qui met en scène un agent secret islandais, Sliv Dartunghuver, employé par une organisation qui construit de faux articles de presse afin d’influencer les décideurs mondiaux, a pour particularité d’avoir été écrit notamment grâce à Wikipédia. Pour se documenter, Antoine Bello indique en effet s’être particulièrement appuyé sur Wikipédia, auquel il rend hommage à la fin de l’ouvrage.
Quelle générosité ! Merci @ lui !

Dans l’histoire de la conquête spatiale, rares sont les missions qui ont vraiment laissé leur empreinte. Il y a bien sûr celle qui a permis à Youri Gagarine d’effectuer la première orbite complète autour de la Terre. Il y a également eu Spoutnik 2, quelques années plus tôt, qui a rendu Laïka mondialement célèbre. Cette chienne a en effet été le premier être vivant à être placé en orbite.

Et bien sûr, il y a les missions du programme Apollo qui ont permis aux États-Unis d’envoyer des hommes sur la Lune pour la toute première fois de l’histoire de l’Humanité. Ce sont ces missions qui sont aujourd’hui à l’honneur, puisque la NASA vient de publier sur Flickr plus de 11400 photographies en haute définition sur l’une des aventures humaines les plus spectaculaires. Certaines sont regroupées dans des albums.

Selon la licence utilisée sur Flickr, les photos sont placées dans le domaine public.

AS08-13-2329

Steam est une plateforme très populaire de distribution de contenu en ligne, de DRM et de communication créée par Valve Corporation. Cette dernière développe des jeux vidéos tels que Half-life, Counter-Strike, Portal, Left 4 Dead ou encore DOTA qu’elle distribue sur sa plateforme.

Caliopen est une solution logicielle en ligne, dédiée à la création d’une messagerie multi protocole avec une indication sur la sureté de chacun des systèmes utilisés.

Le but est de proposer les messageries les plus sécurisées possible, selon le contact, et de faire abandonner progressivement les protocoles à problèmes.

Cela permet de ne pas casser les habitudes des utilisateurs, en leur proposant l’accès à toutes leurs messageries. C’est l’inverse de la création d’un nouveau protocole qui n’est supporté par personne.

Ce n’est pas l’auto-hébergement qui est visé, mais des structures plus grosses, qui pourraient gérer de quelques centaines à quelques dizaines de milliers d’utilisateurs. Cela permet de centraliser des fonctions comme la gestion du spam.

Vivement que ce projet voie enfin le jour … j’ai hâte ! Continuez les gars, vous êtes sur la bonne voie …

Pour ceux qui souhaiteraient s’auto-héberger pour avoir à la maison leur serveur web ou leurs mails, j’ai entamé il y a quelques temps une documentation qui se veut « accessible pour tous » (C’est bien sûr relatif, il faut savoir se servir un minimum d’un terminal).
Le 15 octobre marquera la clôture des soumissions de films pour le « Flying robots international film festival« . Toutes sortes de catégories sont ouvertes, y compris la catégorie « LOL ». C’est dire si cela vaut le coup de participer. Le festival est organisé par Eddie Codel. Ce pionnier de la publication indépendante sur le Net organisait déjà Webzine dans les années 2000.
& dans la série « festival », voici le plus important :
Le Temps des communs est un festival d’initiative sur des sujets divers reliés aux (biens) communs, du 5 au 18 octobre 2015 : plus de 300 événements organisés un peu partout par les acteurs des communs francophones (dans 7 pays).
…En voilà une grande nouvelle pour laquelle j’aurais également pu effectuer un dossier !

& pour la news suivante, j’ai hésité à la mettre dans la rubrique « coup de gueule » … mais je ne voulais pas gâcher mon coup de coeur :

Connaissez-vous la dernière lubie du Joint Photographic Expert Group, le groupe d’expert qui supervise le format JPEG ? (ahaha oui, JPEG ça veut dire ça !)

Et bien ils aimeraient ajouter le support des DRM dans notre format d’image préféré… Comme pour les vidéos, cela permettrait de verrouiller certaines images pour éviter par exemple que vous ne les voyiez si vous n’avez pas payé… Ou pour tout simplement bloquer leur transfert, leur utilisation ou leur modification si le copyright (marqué dans le DRM) ne vous y autorise pas.

Quelle idée de merde !

Évidemment, l’EFF monte au créneau et explique dans ce PDF pourquoi c’est une mauvaise idée. Je vous fait un résumé…

idem pour cet autre billet sur le même sujet :

Le Comité JPEG se réunissait mardi à Bruxelles pour discuter d’une proposition d’ajouter des DRM dans les fichiers .jpg, pour rendre leur lecture et leur manipulation impossible sans l’autorisation des ayants droit. Une mesure qui veut protéger à la fois les photographes professionnels et amateurs.
Après ce petit intermède, la suite des news :
À l’occasion d’une session de questions libres sur Reddit [EN], Stephen Hawking a prédit le creusement des inégalités au fur et à mesure que la robotisation de l’économie va se poursuivre. Pour lui les actionnaires verront leur part de richesse augmenter, au détriment du reste de la population.

Et dans l’attente de sa sortie en décembre prochain :

Le voici enfin ! Disney a dévoilé lundi la bande-annonce de Star Wars : The Force Awakens, l’épisode 7 de la saga des Skywalker.
La diffusion de la bande-annonce de Star Wars : The Force Awakens achève en apothéose trois années pendant lesquelles Disney a revigoré l’attente du public pour une franchise qui semblait s’être perdue.
& dans la série « nostalgie » :

date cultissime aujourd’hui … l’arrivée de Marty MacFly dans le futur grâce à la Delorean 😀

un événement chez les g33ks de tous poils et un clin d’œil de notre ami Péhä pour l’occasion :

Voici maintenant quelques news pour les geeks :

Dans un précédent post en lien avec la protection du climat, je m’étais lancé dans la découverte du micro PC Banana Pi. Le but était de me rendre compte concrètement de l’utilisabilité de cette plate-forme, aussi bien dans le cadre d’un système de bureau classique (interface graphique, internet, traitement de photos, bureautique, films), que dans celui d’un NAS (Network Attached Storage). Cet article couvre la première partie de ce but (bureau classique). La deuxième partie sera traitée dans un post séparé.
Qui n’a jamais eu quelqu’un de son entourage qui a fissuré l’écran de son smartphone ? Surement pas grand monde. Il faut dire que la taille de certains écrans ne favorise pas la protection de l’appareil, plus la surface est grande, plus le risque l’est.

Après avoir vu comment créer un serveur multimédia grâce à OSMC, nous nous sommes penchés sur les serveurs de fichiers et plus précisément sur comment installer un serveur cloud, ou serveur de fichiers (choisissez le nom que vous voulez) sur une Raspberry Pi.

Nous nous sommes intéressés à OwnCloud, un système libre, qui existe depuis quelques temps déjà (le projet a été lancé en 2010) et qui est une alternative à DropBox par exemple.

***

& pour conclure les news de ce mois, ces trois billets ô combien importants :

Il y a quelques jours, Microsoft présentait ses excuses pour l’énorme panne de son service Skype. La firme réalisait de grosses mises à jour qui ont pris plus de temps que prévu et ont entrainé un arrêt quasi complet de Skype.

Peu de temps avant, Amazon Web Service connaissait une panne partielle d’environ 5 heures, entrainant dans sa chute des services comme Netflix

Il y a quelques temps, certains services de Google tombaient en panne eux aussi…

La liste est longue, les exemples ne manquent pas pour expliquer à quel point la dépendance aux GAFA est parfois problématique.

Ces interruptions de services devraient nous faire réfléchir quant à celle dépendance dont il est question.

Qu’arrivera-t-il si, un jour, Amazon Web Service s’effondre pendant des jours ? Qu’arrivera-t-il si Google tombe en panne pendant toute une journée ?

Nous ne nous en rendons peut-être pas compte mais cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques et pas uniquement dans la sphère numérique.

J’y pense, Microsoft s’est également dernièrement excusé pour les mises à jour forcées vers windows 10 ! C’est curieux, non !? (Il a fallu tout de même un très grand nombre de critiques pour qu’ils changent enfin leur « fusil d’épaule » …)

Lourdement mises en cause pour avoir laissé les agences gouvernementales accéder aux données de leurs clients, les grandes entreprises du Web ont vite senti qu’elles risquaient gros à passer aux yeux du monde entier pour des complices de l’espionnage de masse. Elles ont donc défendu leur position avec une belle énergie en clamant leur bonne foi : elles auraient été les victimes non consentantes des intrusions de la NSA.

Dans cette recherche d’une crédibilité essentielle pour leur survie économique — car à chaque utilisateur perdu c’est la monétisation d’un profil qui disparaît, elles multiplient les déclarations hostiles aux pressions, de plus en plus fortes aux USA, pour limiter voire interdire le chiffrement de haut niveau, comme pour leur imposer des portes dérobées. C’est ce que nous pouvons voir dans cette compilation réunie par l’EFF.

Bien sûr, je vous crois « sur parole » mes amis les GAFAM !

“Nous sommes dans une société de moutons”, “les gens vont dans le sens de la majorité”,  “la population se laisse influencer par les médias de masse”…  qui n’a jamais entendu ce genre de propos au sujet de notre société ? Pourtant, l’opinion, les comportements, attitudes, croyances, ou sentiments d’un individu sont loin d’être strictement régies par l’influence des masses. Il existe aussi l’influence minoritaire, qui au contraire du conformisme, nous influence en profondeur. En effet, nous sommes émerveillés par certaines personnes qui font avancer nos idées, nous aident au quotidien ou nous impressionnent intimement. Nous sommes prêt à suivre certains leaders que nous considérons comme étant aptes et légitimes à nous montrer une direction à suivre ou même à diriger nos vies. Nous sommes même dans certains cas, complétement sous emprise d’une personnalité, comme le sont certains humains “fans” de personnalités connus.

Nous allons donc essayer de comprendre le fonctionnement de ces influences pour tenter de répondre à LA question existentielle, celle que l’on se pose tous les matins en prenant les transports, celle qui nous traverse l’esprit en voyant nos contemporains s’enivrer dans une décadence profonde, la question cosmique  : sommes-nous de vrais moutons ?

Je vais d’ailleurs vous préparer un petit billet sur ce sujet ici dans les semaines à venir…

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

LOGICIEL & AUTOMOBILE

C’est pour faire suite au scandale survenus il y a quelques semaines que j’ai voulu réaliser ce « mini dossier » sur ce sujet (qui un jour prochain aura sans doute encore plus d’importance). En effet :

L’affaire Volkswagen est un scandale industriel lié à l’utilisation par le groupe Volkswagen, entre 2009 et 2015, d’un logiciel diminuant frauduleusement les émissions polluantes de certains de ses moteurs diesel lors des contrôles d’homologation. Selon le groupe, plus de 11 millions de véhicules de ses marques Volkswagen, Audi, Seat et Škoda en ont été équipés à travers le monde. L’affaire, sans équivalent dans l’histoire automobile, est révélée en par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) et a entraîné la démission du président du directoire du groupe Martin Winterkorn. Une enquête du département de la Justice des États-Unis est en cours afin d’établir précisément les faits.

Dans la presse, de nombreux articles ont relayé celui-ci, et j’ai retenu les suivants dans mes flux rss :

Le scandale du trucage au moment des tests anti-pollution opéré par Volkswagen, révélé en septembre 2015, rappelle l’importance du logiciel libre mais également du droit à l’ingénierie inverse pour tous.
Je suis bien d’accord avec la position de l’APRIL … même si je suis conscient que en l’état actuel de la réglementation (et en grande partie à cause des brevets & de la protection des secrets industriels), ça n’est pas encore gagné !
Il aura donc suffi d’un petit logiciel perdu dans les centaines de milliers de lignes de code qui font désormais fonctionner nos voitures pour faire vaciller un géant mondial de la construction automobile. Quelques lignes de codes capables de modifier le calculateur moteur, permettant de réduire les émissions de gaz polluant d’un véhicule, uniquement lorsque celui-ci est soumis aux conditions très spécifiques des tests, comme l’explique dans son article de synthèse LeMonde.fr. Les conditions très établies et très spécifiques des tests (accélération lente, vitesse moyenne très faible, capot ouvert…) comme l’évoquait Thibaut Schepman pour Rue89 créent autant de conditions permettant au calculateur de la voiture de reconnaître s’il est en phase de test lui permettant d’adapter sa puissance et ses émissions en fonction. Car pour moins polluer, la voiture doit surconsommer.

Eh oui, lorsque l’on triche, c’est normal de s’en prendre « pleins les dents » … c’est un « juste retours de manivelle » … en espérant que ça serve de leçon / d’exemple pour que ça n’arrive plus à l’avenir …

Selon l’Electronic Frontier Foundation (EFF), Volkswagen n’aurait pas pu dissimuler le logiciel truquant les résultats des tests anti-pollution de ses voitures si la loi n’interdisait pas aux chercheurs de travailler sur le firmware des véhicules.
Il faudrait donc faire en sorte que des « laboratoires indépendants » puissent avoir un accès « légal » à ces « secrets industriels » afin de s’assurer qu’il n’y a pas de triche … ni de portes dérobées d’ailleurs …
Très largement documenté dans la presse, le scandale qui touche actuellement Volkswagen est la conséquence directe de la découverte des manipulations technologiques effectuées par l’entreprise pour truquer les performances de ses moteurs au diesel. Il a aussi jeté une lumière inattendue sur le rôle du droit d’auteur, qui empêche les experts d’analyser les firmwares des véhicules.

… Ainsi, nous aurons peut-être à l’avenir des véhicules « connectés » plus fiables !

Je conclurais par cette critiques sur la protection des logiciels embarqués :

Le débat né de l’affaire Volkswagen est surtout centré sur les protocoles de test, mais l’Electronic Frontier Foundation explique depuis novembre 2014, que la protection des logiciels embarqués par le droit d’auteur représente une « menace » que cette affaire a mis évidence sur un cas concret. Elle pose la question de l’accès au code source des logiciels embarqués, ainsi que de l’utilisation des logiciels libres dans le monde de l’automobile.

>>> + d’infos @

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Volkswagen

>>>Liens Bonus @


3/ Le coup de cœur du mois :

LIBRE @ TOI

Parmi les différentes « bonnes choses » découvertes au cours de ces dernières semaines, il y a cette nouveauté très intéressante que je voulais vous faire découvrir :

Dans le milieu associatif et libriste, Libre@Toi commence à se faire un nom. Bien que sa visibilité publique soit encore récente, ce jeune projet est prometteur et représente l’aboutissement de l’activité opiniâtre d’une petite équipe qui met son énergie à concrétiser ses idéaux, depuis plus d’un an.

On peut déjà par exemple revoir des émissions comme l’atelier de Genma sur le chiffrement, parcourir la série des Liberté, égalité, surveillés d’Olivier…

Vous vous en doutez, lecteurs du Framablog, une association qui veut porter les valeurs du logiciel libre sur d’autres domaines de la société, ça nous parle… C’est pourquoi, à l’occasion d’un évènement prochain qui inaugurera ses activités, nous avons proposé à ses membres une petite centaine de questions. Ils ont tenu à répondre à plusieurs voix, et c’est tant mieux.

>>> Source(s) & plus d’infos @

https://libre-a-toi.org/https://libre-a-toi.org/en/static/page/2/A-propos.htm

 

 


Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

bannière grise2

#2.5

 

1/ L’actualité du mois écoulé :

L’actualité « politique » de ce mois n’est pas très « chargée », mise à part les coups de gueules habituels … il restent tout de même quelques sujets importants :

 

Il s’en passe de bien belles au Sénat en ce moment lors de l’examen du projet de loi « santé » de Marisol Touraine. Sur le front du tabac, Bluetouff nous a déjà fait un bel exposé sur les tirages de ficelles du lobby des buralistes pour s’octroyer l’exclusivité de la vente des vapoteuses. Le Canard, dans son édition d’hier, en rajoutait une couche sur le fameux « paquet neutre », que le gouvernement avait réussi à imposer en cours de route lors des débats à l’Assemblée au mois d’avril, et que les sénateurs et sénatrices, de tous bords, y compris socialo-cocos, ont rejeté en bloc. Mais dans cette loi, il y a d’autres belles occasions d’apprécier la porosité de nos parlementaires aux stratégies d’influence des industriels. Et pour qu’un texte sur la « santé publique » trouve quelques arrangements avec les intérêts privés.
Je n’y connais pas grand chose dans ce domaine, mais j’ai vu dernièrement dans la salle d’attente de mon médecin des affiches qui exposent les problématiques de cette loi & ça « fait peur » …
IMG_20150912_090709IMG_20150912_090716IMG_20150912_090729
Nous sommes toutes & tous concernés par ce qui sera finalement voté : il est « urgent d’agir » pour « limiter la casse » … si c’est encore possible !
Autre projet de loi très important à l’étude en ce moment … c’est pas encore gagné !

À propos du projet de loi « numérique » – PLog

Après trois ans d’attente, le projet de loi numérique maintes fois promis mais toujours remis sur le numérique a été mis en discussion en ligne.

L’intitulé du projet de loi est ambitieux, très ambitieux : « La République numérique ». Vaste programme ! Voyons ce que cela recouvre…

Avant de nous plonger dans le contenu, quelques mots sur le procédé…

Forcément, le « procédé » utilisé pose déjà problème … comment voulez-vous avancer ainsi dans la bonne direction ?
A mon tour de faire un retour sur mes différentes contributions au projet de loi relatif au numérique ou, comme il est présenté sur le site de contribution « République Numérique », le « projet de loi pour une République numérique ».

Là encore, on peut constater que nos dirigeants ne semble vraiment pas être « doués » dans ce domaine … pourtant nos « experts » en la matière ont pleins de très bonnes propositions …

Paris, le 2 octobre 2015 — La consultation publique sur l’avant-projet de loi numérique a pour objectif de faire remonter les demandes des citoyens et organisations quant aux améliorations à apporter sur le texte du projet de loi.

… mais seront-elles prises en compte ? J’ai malheureusement quelques doutes …

… quoique (puisque le gouvernement a mis une plateforme en ligne) :

Participez à la consultation sur l’avant-projet de loi « pour une République numérique »

Le gouvernement a lancé une consultation sur l’avant projet de loi « pour une République numérique » qui se termine le 18 octobre 2015. Ouverte à tous, elle a pour objectif de recueillir les avis de chacun sur le texte en cours d’élaboration. Chacun peut aussi proposer des amendements ou de nouveaux articles, avant que le projet de loi soit finalisé et déposé à l’Assemblée nationale. C’est une opportunité pour faire entendre notre voix.

L’April vous invite tous à participer : c’est en effet la première fois qu’un texte de loi du gouvernement est ainsi ouvert à la relecture et aux propositions citoyennes avant même sa présentation en Conseil des ministres. La plate-forme dédiée permet de formuler son opinion. Malgré ses limites, c’est une opportunité de s’exprimer sur chacun des sujets, de formuler des amendements voire de nouveaux articles. Le gouvernement s’est engagé à répondre aux propositions qui auront recueilli le plus de votes. Il est donc important de regarder attentivement les propositions qui ont déjà été soutenues, afin d’éviter l’éparpillement des propositions.

A propos de République numérique

Depuis quelques jours, et jusqu’au 18 octobre, il est possible de contribuer à la consultation République Numérique, reposant sur le rapport Ambition Numérique du CNNum. Mais le travail du CNNum est passé par les différents filtres ministériels. Certaines propositions sont remises à plus tard (une autre loi sur le numérique, plus orientée sur l’économie numérique ?), d’autres ont été diluées.

Où trouver les bons amendements ?

Bien des associations ont profité de l’occasion pour faire d’excellentes propositions :

Consultation « République numérique », soutenez les propositions de vos organisations préférées

Plus que quelques jours pour participer à la consultation sur l’avant-projet de loi français « République numérique » : lancée par le gouvernement, elle se termine ce dimanche.

Certes, personne n’est dupe, chacun reste méfiant et dubitatif, mais puisque cette possibilité est donnée, profitez de ces quelques jours qui restent pour voter, vous exprimer, faire des propositions, soumettre des modifications, des articles, enfin participer.

Le gouvernement s’est engagé à répondre aux propositions qui auront recueilli le plus de votes, et, bien entendu, ces réponses une fois publiées, seront à étudier attentivement.

Comme il reste très peu de temps pour analyser en détail les plus que nombreuses participations que l’on trouve sur le site du gouvernement (près de 5 000 à 6 jours de la clôture), voici regroupées les suggestions faites par les organisations les plus engagées autour des problématiques de libertés informatiques. Votre soutien sera le bienvenu.

Je note en particulier les propositions suivantes (coups de cœur parmi celles proposées) :

  • la publication du code source des logiciels par le secteur public ;
  • le recours aux systèmes libres et aux logiciels libres dans le secteur public ;
  • l’arrêt des racketiciels (vente forcée ordinateur/logiciels) ;
  • éviter la légalisation du copyfraud ;
  • élargir les possibilités d’action contre les atteintes au domaine commun informationnel ;
  • reconnaître les communs volontaires ;
  • préciser le périmètre d’application de la Neutralité du Net ;
  • affirmer le droit et encourager l’usage du chiffrement des communications ;
  • autoriser les actions de groupe notamment en matière d’atteinte au droit sur les données personnelles et la neutralité du Net ;
  • consacrer un droit d’information sur les modalités du stockage des fichiers et données-utilisateur ;
  • instaurer des sanctions pénales pour les atteintes au domaine commun informationnel ;
  • créer un Registre National du Domaine Public ;
  • créer un droit de citation audiovisuelle ;
  • promouvoir la mise à disposition de livres numériques dans les bibliothèques publiques ;
  • sur l’instauration de la liberté de panorama.

& je retiendrais tout particulièrement celle-ci :

A propos de ce dernier amendement, on constate qu’il permet à chaque internaute de récupérer ses données dans un format lisible par une machine pour les transférer chez un autre fournisseur de service.

Je vous encourage donc à voter pour ces amendements … (entre autres)

(tiens, on dirait encore un « mini dossier »…)

J’espère que malgré les quelques « bricoles » évoquées qui « coincent un peu », ces propositions aiderons nos gouvernants à mieux comprendre le « numérique » !

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

La semaine du revenu de base

 

Dans le cadre de la semaine du revenu de base qui a eu lieu le mois dernier, je voulais à nouveau revenir sur ce sujet ô combien important tant le malaise est grand dans la société d’aujourd’hui :

Choisi par UBI-Europe, le réseau européen pour le revenu de base,  le thème de la huitième édition internationale de la semaine du revenu de base, qui sera aussi la troisième  en France, sera « le revenu de base, un filet de sécurité pour la vie ». Tous les groupes locaux du MFRB se sont mobilisés pour organiser des événements du 14 au 20 septembre 2015. En voici la liste, non exhaustive, certaines annonces d’événements pouvant encore nous parvenir. Revenez visiter cette page…

De l’info est aussi assurée sur une page Facebook dédiée et sur notre compte twitter de manière ponctuelle. D’autres infos sur les événements créés au niveau européen sont disponibles sur le site du B.I.E.N.

Pour mémo, si vous voulez en savoir plus sur ce qu’est le revenu de base, je vous invite à consulter ce site :

Fin 2012, une joyeuse équipe toulousaine s’est réunie pour créer conjointement quatre œuvres sur le revenu de base :

Ce site web sert à financer, diffuser, valoriser ces différentes créations. Nous vous souhaitons une bonne visite !

ou encore cette définition :

Le revenu de base est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni obligation de travail, selon la définition du Basic Income Earth Network (BIEN). Il reconnaît la participation de l’individu à la société, indépendamment de la mesure de l’emploi.

Partout à travers la planète, des actions sont menées pour « faire avancer » cette idée qui est « LA » solution aux problèmes actuels … il n’y a qu’à consulter cette liste :

Lancé l’année dernière grâce à une page Facebook à l’occasion de la 7ème Semaine internationale, Revenu de base Québec est une initiative citoyenne qui entend contribuer à la mise en place du revenu de base au Québec. Nos amis canadiens disposent maintenant d’un site où ils diffusent  l’état de la réflexion sur le projet dans leur état canadien. Pour Revenu de base Québec, le revenu de base sera le grand projet social du 21e siècle.

En collaboration avec d’autres associations québequoises également favorables au revenu de base, Revenu de base Québec s’inscrit pleinement dans la Semaine du revenu de base avec plusieurs événements.

Après l’Île-du-Prince-Édouard et les villes d’Edmonton et de Calgary, c’est cette fois la ville de Thunder Bay, dans l’Ontario, qui apporte publiquement son soutien au revenu de base. Son maire, Keith Hobbs, a déclaré que la mise en place d’un revenu de base, couplé à l’engagement de loger les sans-abri, constitue la meilleure stratégie pour redonner à chaque individu sa propre estime de soi, lutter contre la pauvreté, la toxicomanie et l’absence de domicile fixe.
Ce revenu de base peut être déterminé de différentes manières, chacun étant libre de ces choix, mais il faut prévoir tous les cas de figure, au cas où !
Tous les ans, les citoyens Alaskiens reçoivent un chèque issu de la rente pétrolière de son territoire. Cette année, le montant du dividende est très élevé, mais l’avenir de cette forme de revenu de base est aujourd’hui menacé par une partie de la classe politique.

Dans certains cas particulier, il y a urgence & il faudrait prendre les bonnes décisions :

L’Europe doit montrer une réelle solidarité avec la Grèce. UBIE, réseau européen pour un revenu de base, demande que s’applique à l’échelle européenne un revenu citoyen pour protéger les plus vulnérables.

Cet article est la reprise d’un communiqué de presse publié par UBIE (Unconditional Basic Income Europe), le réseau européen auquel le MFRB est affilié. Il a été initialement publié en anglais le 11 août dernier.

En effet, nos « grand économistes » commence à y penser fortement … j’ai hâte !

La Banque centrale européenne pourrait relancer l’économie en commençant à distribuer un revenu de base.

La zone euro a clairement besoin d’un instrument économique, autant flexible que structurel, qui puisse être utilisé par la banque centrale pour relancer l’économie quand il en est besoin. Une politique s’engageant, même de façon minime, dans la mise en place d’un revenu de base pour le peuple répondrait précisément à ce besoin.

Vous rappelez-vous comment était-ce avant la crise ? Lorsque le taux de croissance était au vert et que l’inflation était stable ? Lorsque la monnaie unique européenne semblait n’avoir que des avantages ? Les souvenirs de cette époque se sont vite évanouis. Surtout avec la stagnation persistante des salaires, les inégalités croissantes et les taux d’intérêt qui se sont réduits à un niveau qui n’a jamais été aussi bas. N’existe-t-il vraiment aucun moyen d’en sortir ?

Contraitement à ce que certains en pense, il y a de nombreux bénéfices à la mise en place d’un tel revenu « complémentaire » …

Pour un revenu de base émancipateur

Le gouvernement belge fait la chasse aux chômeurs, renforce l’exclusion des jeunes des allocations d’insertion et brandit fièrement l’injustice fiscale d’un prétendu « tax shift », faisant une fois de plus payer le prix fort aux ménages. L’Europe semble prisonnière de sa politique d’austérité, éloignant toujours un peu plus ses citoyens du projet européen de solidarité. Le monde vit une ère de mutation exceptionnelle : globalisation des échanges, changement climatique, révolutions technologiques, développement de l’économie sociale et solidaire… Nous vivons une époque de défis, de crises et de nouvelles opportunités.

… et il n’y a pas de « risques » pour les différents systèmes déjà en place (quoique, ça dépends des quels & de l’organisation choisie …)
Le revenu de base n’a pas vocation à poursuivre le détricotage du système français de protection sociale conquis de haute lutte au cours du XXème siècle. Au contraire, il doit venir le compléter, en vue d’assurer la continuité des besoins de la population en ce XXIème siècle où la production de richesses est en profonde mutation.

Et pour « ouvrir » vers un autre sujet lié : reste à savoir dans quelle monnaie ce revenu sera versé à chacun. Je préférerais une monnaie libre à l’€uro, bien sûr !

Pour commencer une nouvelle vidéo qui expose le sujet du « salaire à vie », un concept développé par Bernard Friot :
Qu’y voyons-nous du point de vue de la Théorie Relative de la Monnaie ? Tout d’abord l’absence totale du début à la fin de la prise en compte de l’existence d’un système monétaire qui a une certaine structure, laquelle structure influe sur la mesure.

>>> Source(s) & plus d’infos @

http://revenudebase.info/

http://revenudebase.info/evenement/semaine-rdb-2015/

http://www.creations-revenusdebase.org/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_de_base

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_partisans_du_revenu_de_base

>>>Liens Bonus @ 

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=ECONOMIE

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=REVENUDEBASE

 


3/ Le coup de cœur …

Lorsque j’ai pris connaissance de ce billet de notre amis JCFrog, ça m’a fait du bien : encore une initiative pour essayer de faire avancer les choses dans une autre direction & j’aime bien le concept proposé !

Ils ont réalisé un petit clip pour une présentation TEDx à venir (La Rochelle, 5-6 novembre prochain). Ils veulent parler de Démocratie, la vraie, pas la représentative. Du coup la vidéo commence à tourner un peu sur facebook et semble être bien reçue. A cette occasion on m’a remonté un besoin de sources: « heureusement que j’ai vu cette vidéo sur ton mur sinon j’aurais pensé à une manœuvre FN »

C’est légitime. Voilà donc ce que j’en sais.

Ce petit collectif  revendique de ne pas avoir de chef, mais à l’origine il y a notamment Quitterie de Villepin, une femme engagée qui a connu le monde politique auprès de François Bayrou et qui, j’espère ne pas trahir sa pensée, n’en pouvait plus de ce petit microcosme stérile. Elle aspire à de la Démocratie (type Démocratie ouverte), de la justice (combat Fashion Revolution), bref des trucs populistes comme ils disent sur les plateaux TV.

Je vous invite a regarder leur vidéo de présentation & leur site pour en savoir plus !

…& le coup de gueule du mois :

(encore & toujours contre toutes ces lois inutiles & liberticides … dois-je encore en parler ?)

Paris, le 15 septembre 2015 — Après la censure par le Conseil constitutionnel des mesures concernant la surveillance internationale dans la loi sur le renseignement, le gouvernement revient à la charge avec une proposition de loi qui sera examinée dès la fin du mois de septembre à l’Assemblée nationale. La Quadrature du Net rejette avec vigueur les dispositions inacceptables contenues dans cette proposition de loi, qui instaurent une véritable course à la guerre du renseignement contre nos partenaires européens et internationaux.
Destinée à patcher la loi sur le renseignement, une proposition de loi sera examinée en procédure accélérée par le parlement. En parallèle, une association d’avocats et juristes franco-américains porte plainte pour atteinte au secret professionnel et au secret des correspondances.
Paris, le 21 septembre 2015 — La proposition de loi sur la surveillance internationale a été adoptée sans amendement et quasiment sans discussion le 16 septembre par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale.
Paris, 30 Septembre 2015 — L’examen de la proposition de loi relative aux mesures de surveillance des communications électroniques internationales débutera à bas bruit le 1er octobre 2015. On lui prédit déjà un avenir radieux, fait d’examens éclair et débats expédiés. Après la censure du Conseil constitutionnel, qui avait amputé le système généralisé de renseignement de sa branche internationale, ce texte prétend combler le vide et introduire un « progrès décisif » : l’encadrement des activités du renseignement extérieur.
Paris, le 30 septembre 2015 — La commission de la défense a rejeté massivement tous les amendements proposés par Laure de La Raudière, Lionel Tardy et Sergio Coronado (avec le groupe EELV) et ne conserve que des amendements de forme. Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense et rapporteure de la loi ne cherche même plus à cacher sa volonté d’étouffer tout débat sur le régime de surveillance internationale et l’énorme atteinte aux droits et libertés qu’il institue.
Francis Delon ayant été officiellement désigné ce vendredi au Journal Officiel comme le premier président de la nouvelle Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), la loi entrera en vigueur demain.
L’association de la presse judiciaire annonce une requête devant la cour européenne des droits de l’homme pour contester la loi sur le renseignement, entrée en vigueur ce samedi.
Paris, le 2 octobre 2015 — Sans surprise, l’Assemblée nationale a voté hier la surveillance internationale de masse sans apporter de modification majeure au texte. Un seul député, Sergio Coronado, est venu défendre les libertés fondamentales dans un hémicycle presque vide.

>>> Source(s) & plus d’infos @

http://www.ma-voix.fr/

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=BIGBROTHER

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=LOILIBERTICIDE


Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

bannière orange2

#1.5

 

1/ L’actualité du mois écoulé :

Comme d’habitude, je vais commencer ce billet par une petite série de news relatives à l’informatique libre …

Pour débuter cette série de news, LA « plus importante » d’entre elles est la suivante :

Le 6 septembre, Arpinux, papa de la HandyLinux a annoncé la sortie officielle de la version 2.2 de sa distribution GNU/Linux, basée sur la Debian GNU/Linux 8.2.0, plus connue sous le nom de code de Jessie.

Après une annonce postée sur la framasphere*, j’ai été sur le blog de la distribution qui annonce en grande pompe les nouveautés.

Outre les habituelles montées en version de logiciels, le menu Handy a été réécrit depuis une feuille blanche pour en améliorer son ergonomie. On apprend aussi l’existence d’une première version en 64 bits, ce qui est somme toute logique. Le premier processeur 64 bits pour PC, c’était l’Athlon 64, sorti en septembre 2003. Déjà 12 ans !

À l’occasion de la sortie de debian 8.2, HandyLinux se met à jour avec une liste conséquente de nouveautés. Pour rappel, il s’agit d’une distribution GNU/Linux collégiale pour rendre l’informatique accessible à tous. Comme d’habitude, vous pouvez bien sûr télécharger et installer cette nouvelle version, mais si vous avez déjà HandyLinux sur votre machine, une mise à jour suffira.

Vous l’aurez compris : j’aime cette distribution. Ses énormes points forts sont sa documentation (on & off line) & sa simplicité (grâce ou à cause de son environnement : XFCE & aux nombreux petits accessoires « maison »)

Que le détournement de la carte d’Astérix illustrant notre campagne Dégooglisons Internet ne vous trompe pas : quand on promeut le Libre en français, ce n’est pas simplement pour un petit hexagone, mais bien au profit de toute la francophonie.

C’est une des joies de nos internets : pouvoir partager des projets (et du code ^^ !) avec des personnes éloignées géographiquement mais proches aussi bien par la langue que par les valeurs.

Pour la prochaine Semaine Québécoise de L’Informatique Libre (du 19 au 26 septembre 2015), FACIL invite Framasoft à parler de ses expériences et de ses projets, mais surtout à échanger avec la communauté libriste du Québec.

Une occasion rêvée pour le Framablog d’ouvrir ses lignes à Mathieu Gaultier-Pilote, président de FACIL, afin de mieux présenter et connaître ce qui se passe chez nos ami-e-s d’outre-Atlantique…

Cette SQIL fait un peu penser à nos RMLL ! & cette année, l’équipe de bloguelinux.ca était présente lors de cet évènement festif !

Un des principaux commentaires, suite à mon billet « Trop tard » sur Caliopen, a été, encore une fois, que son objectif n’était pas assez clair.

J’en assume la totale responsabilité, évidemment, puisque malgré l’aide et le soutien sans arrêt renouvelé de Gandi je suis seul à porter ce projet. Je suis un vieux développeur, pas un communicant, et il n’est pas toujours simple d’expliquer un projet complexe dans le peu d’espace alloué, de nos jours, par nos cerveaux sans cesse sollicités par une actualité débordante.

Je vous propose donc ici, encore, une explication: c’est le texte d’une mini-conférence que j’ai faite cet été, et qui sera sans doute la base des diverses rencontres autour du projet prévues cette fin d’année.

En espérant, cette fois-ci, être mieux compris et, qui sait, attirer quelques bonnes volontés sinon pour participer au développement, au moins peut-être pour dialoguer, améliorer le site-vitrine, m’aider à créer l’association qui dans le futur assurera le suivi du projet… Bref, pour m’accompagner dans cette aventure un peu trop solitaire.

Caliopen, pour ceux qui ne connaissement pas, c’est un projet de client de messagerie qui respecte la vie privée ! (c’est donc un outil indispensable dans la société d’aujourd’hui…)

Titre : La place de l’homme dans et par l’informatique libre
Intervenants : Véronique Bonnet – Luc Fievet – Quesch
Lieu : Radio RMLL2015 – Beauvais
Date : Juillet 2015
Durée : 39 min 33
Lien vers l’enregistrement
quatrelibertés

Petite conférence très intéressante …

 

La sortie d’un nouveau windows est toujours une belle nouvelle pour nous… C’est l’occasion de dire à notre entourage « quitte à devoir changer vos habitudes, pourquoi ne pas passer sous GnuNux ? »

Cet argument a beau faire mouche, il ne fonctionne pas tout le temps auprès des Dupuis-Morizeau (ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé de notre sympathique famille-témoin Normande, hein ?). Qu’à cela ne tienne, on est parés à tous niveaux.

Microsoft, vous nous avez gâtés ❤ !

Vous avez probablement lu une pléthore d’articles sur cette nouvelle sortie et les aberrations fonctionnalités qui l’accompagnent. Il faut dire que les arguments de vente et les choix stratégiques de la firme de Redmond sont autant de raisons de passer au Libre. Plutôt que de tout réécrire, voici un petit inventaire à la Prévert des raisons qui peuvent faire mouche…

Si vous décidez malgré tout de rester « sous windows » (en toute connaissance de cause), pensez aux logiciels libres tout de même !

 

La distinction n’est pas toujours facile entre un logiciel libre et un projet ouvert, alors que les deux ne se recoupent pas forcément.

Un logiciel est objectivement libre s’il garantit quatre libertés essentielles à l’utilisateur :

la liberté pour l’utilisateur d’exécuter le programme comme il le veut, pour n’importe quel usage ;
la liberté pour l’utilisateur d’accéder au code source du programme pour étudier le fonctionnement de ce dernier, et de le modifier pour que le programme effectue ses tâches informatiques comme il le souhaite ;
la liberté pour l’utilisateur de redistribuer des copies, donc d’aider son voisin ;
la liberté pour l’utilisateur de distribuer aux autres des copies des versions modifiées ; en faisant cela, celui-ci donne à toute la communauté une possibilité de profiter de ses changements.

On voit que, passé les deux premières libertés, qui concernent d’avantage l’utilisateur du programme en tant que tel, les suivantes sont le socle qui doit favoriser la constitution d’une véritable communauté d’utilisateurs.

Comme je l’ai déjà expliqué dernièrement, il y a quelques différences entre logiciel libre & logiciel open source … il ne faut pas confondre !

Il ne s’agit pas ici de s’extasier bêtement sur la nouvelle version majeure d’un logiciel quel qu’il soit, au motif que ses responsables ont décidé plus ou moins arbitrairement (coucou Linus) qu’ils allaient incrémenter plus fortement le numéro de la prochaine version, comme ici avec la récente version 5 de LibreOffice.

Il s’agit plutôt de constater la qualité, certes discrète, de cette dernière version, fruit d’un long et continu effort de développement communautaire entamé dès le lancement du projet.

J’ai déjà évoqué (brièvement) la sortie de cette suite bureautique le mois dernier & après 1 mois d’usage : elle est vraiment très bien !

& ça fait un moment que je n’utilise plus sa « mère » qui vient de sortir « enfin » une nouvelle version :

Ce 28 septembre, cela faisait 5 ans que la suite bureatique OpenOffice.org a été dérivée pour Libreoffice et comme par hasard Apache Software Foundation a publié à cette date anniversaire des informations sur une nouvelle version de OpenOffice à venir. Apache OpenOffice 4.1.2 sera bientôt disponible, « conçue au départ comme une simple version de maintenance, elle a donné lieu à une restructuration profonde du projet:
Dans la sérier des logiciels que je n’utilise plus, en voici un autre qui progresse (je devrais y regarder de prêt, sait-on jamais …)

On ne présente plus GNOME, l’environnement de bureau libre et convivial.

GNOME 3.18 Göteborg est sorti le 23 septembre 2015. Le bureau continue sa transformation et s’améliore sur de nombreux points. À l’occasion de cette version, un nom de code a été adopté. L’équipe a en effet décidé de reprendre le nom de la ville où s’est déroulé le dernier GUADEC.

& le 18 correspond « par hasard » à son âge !

L’on entend souvent pas parler ces derniers temps de SeaMonkey, la Suite Internet tout-en-un de Mozilla, cependant une mise à jour est disponible depuis ce week-end. SeaMonkey a hérité du succès du concept tout-en-un de Netscape Communicator et continue dans cette ligne de produits basée sur l’architecture multi-plateforme moderne fournie par le projet Mozilla. SeaMonkey ainsi continue d’être pourvue équipée, d’un e-mail, un IRC, un éditeur HTML, de fonctionnalités de navigation Web et tourne avec la dernière version du moteur Gecko de Firefox.

Ce logiciel s’adresse à tous ceux qui souhaitent un produit « tout en un »…

Parce que Windows c’est américain et sûrement aussi pour garder un peu la main, la Chine a décidé de proposer une distribution Linux faite maison baptisée NeoKylin.

Développée à Shanghai, cette distrib commence à remplacer Windows sur les Dell Latitude, Dell Precision et Dell OptiPlex vendus sur le marché chinois.

Eh oui ! et d’après ce que j’ai pu lire dernièrement, il y a de plus en plus de machines « sous linux » dans ce grand pays (& donc faire progresser le pourcentage d’utilisation au niveau mondial)… mais les risques de « soucis » vont de ce fait augmenter malheureusement :

Découverte d’un malware sous Linux derrière un important botnet

Réputé plus sûr que Windows, Linux connaît aussi son lot d’attaques, et en connaîtra de plus en plus avec l’augmentation des objets connectés reposant sur une distribution Linux. En témoigne un nouveau malware découvert principalement en Asie, qui forme un botnet capable d’orchestrer des attaques DDOS très puissantes, jusqu’à plus de 150 Gbps.

& pour terminer cette petite sélection, voici quelques distributions « rolling release » que j’aime bien :

Manjaro 15.09 a été libéré récemment en version Xfce, KDE, et l’installateur net. Manjaro 15.09 est la première mise à jour majeure depuis Juin et a pour nom de code Bellatrix. Avec cette version, l’équipe Manjaro a décidé de changer de mode de versionemment en le basant sur la date plutôt que leur ancien système de gestion des versions. Avec cette version l’on découvre le nouvel installateur Calamares, qui a la particularité d’avoir été conçu pour être facilement porté sur d’autres distributions.

Cette distribution est de plus en plus intéressante & conseillée par « nos ami-e-s d’outre-Atlantique… »

Joost Ruis a annoncé la sortie de Sabayon 15.10, la dernière construction mensuelle de la distribution à roulement constant basée sur Gentoo disponible dans les versions GNOME, KDE, Xfce et MATE. Ceci est la première version de Sabayon qui dispose du bureau Plasma 5 de KDE, ainsi que d’un nouveau programme d’installation du système.
Même si je ne suis pas fan de KDE, je trouve cette « distro » très belle & réussie ! & j’adore le principe de la « rolling release » …
& pour « boucler la boucle » de ce mois :
Un petit post en ce dimanche pour vous parler des quelques soucis rencontrés lors de la mise à jour HandyLinux-1x -> HandyLinux-2.x
Cette mise à jour implique un changement de base (de Debian 7 à Debian 8) ainsi que plusieurs modifications aléatoires du support matériel, surtout pour les cartes nVidia & ATI… sur certaines machines, ça s’arrange, sur d’autres, plus rien ne fonctionne comme avant (mauvaise gestion des polices de caractères, de l’affichage en général etc.. ).

La plupart des solutions proposées sur notre forum ou notre documentation, passent par l’installation de pilotes propriétaires ou par des modifications en ligne de commande, bref, rien de très « user-friendly » (gentil avec l’utilisateur) .

Alors si votre utilisation se limite à de la navigation internet, du petit travail de bureau, visionnage de films et séances de musique (90% des utilisateurs), et si HandyLinux-1.9 fonctionnait bien sur votre machine, ne cédez pas à la course du « toujours plus » : le nouveau HandyMenu est disponible pour HandyLinux-1.9 ainsi que les nouveaux thèmes GTK et les décorations de fenêtres.
Une section complète sur le forum est réservée à la version 1.9 et les paquets/dépôts sont toujours maintenus.

C’est LA « distribution » que je recommande vivement à ceux qui souhaitent débuter « sous linux » …

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

La FSF & GNU

À l’occasion des 30 ans de la FSF le 4 octobre dernier & des 32 ans du projet GNU le 27 septembre dernier (et de la 16ème FSD le 19 septembre dernier qui a ouvert la 7ème édition de la SQIL), je voulais vous parler aujourd’hui de « l’oeuvre » de Richard Stallman.

Avant toute chose, une présentation rapide issue de Wikipedia s’impose :

Qui donc est cet illustre personnage ?

Richard Stallman

Richard Matthew Stallman (né à Manhattan, le ), connu aussi sous les initiales rms (en minuscules1), est un programmeur et militant du logiciel libre. Initiateur du mouvement du logiciel libre, Il lance, en 1983, le projet GNU et de la licence publique générale GNU connue aussi sous l’acronyme GPL. Il a popularisé le terme anglais « copyleft »2. Programmeur renommé de la communauté informatique américaine et internationale, il a développé de nombreux logiciels dont les plus connus des développeurs sont l’éditeur de texte GNU Emacs, le compilateur C de GNU, le débogueur GNU mais aussi, en collaboration avec Roland McGrath, le moteur de production GNU Make.

Description de cette image, également commentée ci-après

Depuis le milieu des années 1990, il consacre la majeure partie de son temps à la promotion du logiciel libre auprès de divers publics un peu partout dans le monde. Depuis quelques années, il fait campagne contre les brevets logiciels et la gestion des droits numériques (DRM)3. Le temps qu’il alloue encore à la programmation est dédié à GNU Emacs, bien qu’il ne soit plus mainteneur principal depuis février 2008. Il gagne sa vie en partie avec les cachets de conférencier qu’on lui donne à l’occasion ou des prix qu’on lui remet.

Free Software Foundation

La Free Software Foundation (FSF) (littéralement « Fondation pour le logiciel libre »), est une organisation américaine à but non lucratif fondée par Richard Stallman le 4 octobre 1985, dont la mission est la promotion du logiciel libre et la défense des utilisateurs.

La FSF aide également au financement du projet GNU depuis l’origine. Son nom est associé au mouvement du logiciel libre.

+ les associations « filles » :

Le système d’exploitation GNU

(Soutenu par la Free Software Foundation)

GNU est un projet de système d’exploitation libre lancé en 1983 par Richard Stallman, puis maintenu par le projet GNU. Son nom est un acronyme récursif qui signifie en anglais « GNU’s Not UNIX » (littéralement, « GNU n’est pas UNIX »). Il reprend les concepts et le fonctionnement d’UNIX.

Le système GNU permet l’utilisation de tous les logiciels libres, pas seulement ceux réalisés dans le cadre du projet GNU.

Son symbole est un gnou, un animal vivant en Afrique.

Pour ceux que ça intéressent, voici également une petite vidéo de présentation :

Sur le site du projet GNU, on trouve en pied de page la mention suivante :

« Notre mission est de préserver, protéger et promouvoir la liberté d’utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer les programmes informatiques, et de défendre les droits des utilisateurs de logiciel libre. »

Compte-tenue de l’importance que revêt l’informatique dans la société d’aujourd’hui (et bien plus de demain), vous comprendrez que cette mission est indispensable !

Pour mieux aider à faire comprendre tout ceci, il faut commencer « dès le plus jeune age » … avec l’éducation : Pour se faire, ‘rms‘ fait très régulièrement des conférences (comme @ BREST au printemps dernier) pour expliquer « la bonne parole ».

La genèse de cette histoire commence donc ainsi :

Comme il est dit sur le site d’April  : Le 27 septembre 1983, Richard Stallman diffusait l’annonce initiale du projet GNU, projet fondateur du mouvement du logiciel libre :

« Dès le Thanksgiving prochain, je commencerai à écrire un système logiciel complet, compatible Unix, appelé GNU (pour GNU N’est pas Unix), et le distribuer librement à tous ceux qui souhaitent l’utiliser. Je fais appel à toute contribution en temps, en argent, en programmes et en matériel pour faire avancer ce projet. »

En effet, il annonce son projet GNU avec l’objectif de développer un système d’exploitation entièrement libre :

Il invite les programmeurs à le rejoindre et contribuer à son développement comme il est d’usage dans la communauté hackeur. Il dévoile également ses motivations jetant là les bases d’une communauté animée par les principes du logiciel libre, un mouvement qu’il formalisera quelques mois plus tard avec le concept de copyleft.

Faut-il vous présenter le projet GNU ?

Le système d’exploitation GNU est un système complet de logiciels libres qui a une compatibilité ascendante avec Unix. « GNU » signifie GNU’s Not Unix (GNU N’est pas Unix). Richard Stallman a fait l’annonce initiale du projet GNU en septembre 1983. Une version plus longue appelée « manifeste GNU » a été publiée en septembre 1985. Il a été traduit dans différentes langues.

Le nom « GNU » fut choisi parce qu’il satisfaisait à plusieurs conditions : premièrement c’était un acronyme récursif pour GNU’s Not Unix, en second lieu, c’était un mot réel, et troisièmement il était drôle à prononcer (ou à chanter).

Le mot free, dans free software (logiciel libre), fait référence à la liberté et non au prix. Vous pouvez avoir payé votre exemplaire d’un logiciel GNU, ou l’avoir obtenu gratuitement. Mais quoi qu’il en soit, une fois que vous avez le logiciel, vous possédez quatre libertés spécifiques : la liberté d’exécuter le programme comme vous le souhaitez ; la liberté de copier le programme et de le donner à vos amis ou collègues ; la liberté de modifier le programme comme vous l’entendez, grâce à un accès complet au code source ; la liberté de distribuer une version améliorée et ainsi d’aider à construire la communauté (si vous redistribuez des logiciels GNU, vous pouvez faire payer l’acte physique de transférer une copie, ou bien vous pouvez donner cette dernière sans contrepartie).

Le projet ayant pour but de développer le système d’exploitation GNU est appelé « projet GNU ». Le projet GNU a été conçu en 1983 comme une manière de rétablir l’esprit coopératif qui prévalait dans la communauté informatique aux premiers jours, pour rendre la coopération à nouveau possible en supprimant les barrières imposées par les propriétaires de logiciels privateurs.

Le projet GNU et la FSF

Le projet est soutenu par la Free Software Foundation depuis 1985 et s’organise dès l’origine en sous-projets solidaires.

Bien que le système GNU soit la partie visible du projet GNU, les motivations de ce dernier sont avant tout des raisons sociales, éthiques et politiques. En plus d’avoir produit des logiciels et licences libres, le projet GNU a publié un grand nombre de documents, tirant parfois vers le philosophique, dont la majorité ont été écrits par Richard Stallman. Les objectifs politiques restent cependant le domaine réservé de la Free Software Foundation.

À partir du milieu des années 1990, de nombreuses entreprises ont commencé à s’intéresser au développement de logiciel libre. La FSF a donc recentré ses ressources financières sur le soutien légal et politique du développement des logiciels libres. Les efforts de développement logiciel ont été concentrés sur la maintenance des projets existants et sur la création de nouveaux projets ayant pour objectif de trouver une solution aux problèmes importants menaçant la communauté du libre.

Les activités de développement logiciel du projet GNU ont connu deux périodes :

  • la première qui s’est déroulée dans les années 1980 et début des années 1990 a permis l’élaboration des programmes du système d’exploitation ;
  • la deuxième qui a commencé au milieu des années 1990 a été consacrée à des projets stratégiques.

Les projets stratégiques sont (bien sûr) le noyau …

Cet objectif fut partiellement atteint en 1992 lorsque la dernière brique manquante, un noyau de type UNIX libre, fut apportée par Linux. Les développements du noyau GNU Hurd se poursuivent mais le projet n’est plus considéré comme stratégique.

(ça me fait penser @ cette question qui a son importance)

… et l’environnement graphique :

Parmi ces nouveaux projets, on retrouve par exemple, le projet GNOME qui a été lancé par le projet GNU parce que KDE, un autre environnement de bureau, commençait à devenir connu mais contraignait les utilisateurs à installer certains logiciels propriétaires. Pour empêcher cela, le projet GNU a lancé simultanément deux projets. Le premier appelé Harmony avait pour objectif de produire des logiciels alternatifs de ceux dont dépendait KDE qui étaient propriétaires. L’idée était que si ce projet aboutissait, le problème lié à KDE disparaissait. Le second, GNOME, a attaqué le même problème d’un point de vue différent. Son objectif initial était de produire une alternative à KDE ne dépendant d’aucun logiciel propriétaire. Finalement, le composant logiciel sur lequel KDE était basé (Qt) fut distribué sous licence libre avant que Harmony n’aboutisse. GNOME a quant à lui très bien progressé.

… ainsi que quelques applications spécifiques (comme Gnash,  un logiciel permettant de lire les animations conçues à l’aide du format Flash d’Adobe)

Le projet GNU, la Free Software Foundation (FSF) et la licence GPL

Fin 1983, Richard Stallman, alors chercheur au laboratoire d’intelligence artificielle du MIT aux États-Unis, lance le projet GNU, en réaction à la pratique alors émergente qui consistait à garder secret le code source des logiciels et à contraindre au paiement d’une licence pour leur utilisation. Son objectif est de développer un système d’exploitation complet, semblable à Unix et qui soit un logiciel libre : le système GNU. (« GNU » est l’acronyme récursif de « GNU is Not Unix »; on le prononce « gnou » avec un G audible). Afin de récolter des fonds, il crée la Free Software Foundation, et commence à développer de nombreux logiciels. On lui doit notamment le célèbre éditeur Emacs, le compilateur gcc, etc.

La liberté au sens GNU est définie selon quatre principes :

  1. la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0).
  2. la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à vos besoins (liberté 1).
  3. la liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre prochain (liberté 2).
  4. la liberté d’améliorer le programme et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3).

Pour les points 2 et 4, l’accès au code source du programme est une condition indispensable.

Le projet GNU a ainsi défini une licence afin de protéger la liberté de ses travaux, la licence GPL, sous laquelle sont publiés un grand nombre de logiciels libres. Le site http://www.gnu.org offre une comparaison entre les licences existantes. Notons enfin que « libre » ne signifie par nécessairement « gratuit » ou « non commercial », l’auteur d’un logiciel libre ou de modifications étant libre de le distribuer gratuitement ou non. On notera qu’utiliser un logiciel libre a de nombreux avantages : la fiche pratique Pourquoi utiliser des logiciels libres ? vous en présentera quelques uns.

La licence GPL a depuis été utilisée par de nombreux logiciels, le plus célèbre sur ce site étant bien sûr le noyau Linux.

(…)

Voici une chronologie des principaux événements qui ont marqué la vie de Linux.

Vous trouverez ci-après de nombreux liens aux contenus très intéressants pour approfondir sur ce sujet… Je vous recommande également la lecture de « Richard Stallman et la révolution du logiciel libre » (Une biographie autorisée).

>>> Source(s) & + d’infos @ https://fsf.org/ & https://www.gnu.org/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Free_Software_Foundation & https://fr.wikipedia.org/wiki/GNU

>>>Liens Bonus @ 

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=FSF

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=GNULINUX

 


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois ?

Ce moi-ci, je suis tombé sur une nouvelle bien « surprenante » (quoique, il fallait bien se douter que ça arriverait un jour… mais j’aurais espéré avec windows lol !)

Dans l’objectif de renforcer son offre cloud Azure, Microsoft a développé sa propre distribution Linux baptisée “Azure Cloud Switch”.

logo-azure3C’est par l’intermédiaire d’un article de Kamala Subramaniam, architecte chez Azure Networking, que Microsoft a annoncé la nouvelle.

Cette distribution a pour objectif de faire tourner des périphériques réseau comme des switchs, pour un réseau géré directement au niveau de la couche logicielle.

La hache de guerre entre Microsoft et le monde Linux semble bel et bien enterrée, et c’est surement mieux pour tout le monde. Ce n’est pas d’aujourd’hui que Microsoft se rapproche de Linux puisque depuis plusieurs années déjà, Microsoft contribue au noyau Linux de manière importante.

>>> Source(s) & plus d’infos @

http://shaarli.sweetux.org/?searchterm=windows

Le « vrai » coup de cœur de ce mois

est « en cours » :

Dégooglisons saison 2 : ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait !

Nous l’avions annoncé l’an passé : Dégooglisons Internet est un projet sur 3 ans. Après une première année qui a dépassé toutes nos espérances, nous avons décidé d’attaquer cet « an 2 de la dégooglisation » en fanfare, en vous proposant 5 nouveaux services (et mises à jour majeures) qui seront présentés sur le Framablog tout au long de la semaine.

Mais nous ne perdons pas de vue l’essentiel : le succès de la première saison et ce que nous allons en faire dans la deuxième, c’est à vous que nous le devons.

GAFAM ne l’avait pas vu venir…

Carte2015-animation

 


Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,
bannière bleue2