#0.5

#0.5 / OCTOBRE 2015

Comme d’habitude, ce billet mensuel reprendra les introductions & les liens vers les  mensuels de mes 3 blogs …

Les mois se suivent & ne se ressemblent pas … quoique, certaines actualités reviennent régulièrement !

#1.5 @ http://infolibre.sweetux.org/2015/10/07/1-5/

Comme d’habitude, je vais commencer ce billet par une petite série de news relatives à l’informatique libre …

Pour débuter cette série de news, LA « plus importante » d’entre elles est la suivante : la sortie d’HandyLinux 2.2 !

À l’occasion d’un anniversaire (voire plus), le dossier du mois intitulé « la FSF & GNU » reviendra sur plus de 30 ans d’histoire … et sur l’homme sans qui tout ceci n’existerais pas aujourd’hui !

#2.5 @ http://lmpc.sweetux.org/2015/10/14/2-5/

L’actualité « politique » de ce mois n’est pas très « chargée », mise à part les coups de gueules habituels … il restent tout de même quelques sujets importants, comme par exemple la loi sur la santé, & la loi sur le numérique … sans oublier le dossier économique du mois à l’occasion de la semaine sur le revenu de base qui a eu lieu dernièrement !

#3.5 @ http://geek.sweetux.org/2015/10/28/3-5/

Ce moi-ci, l’actualité a été très chargée … difficile de tout abordé ici, voici donc l’essentiel de ce que j’en ai retenu (désolé pour les éventuels oublis).
Le « mini dossier » du mois est réalisé suite au scandale automobile qui a eu lieu dernièrement & mon coup de cœur ira à un nouveau projet intitulé LIBRE @ TOI !

Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau point de situation 🙂

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#1.5

 

1/ L’actualité du mois écoulé :

Comme d’habitude, je vais commencer ce billet par une petite série de news relatives à l’informatique libre …

Pour débuter cette série de news, LA « plus importante » d’entre elles est la suivante :

Le 6 septembre, Arpinux, papa de la HandyLinux a annoncé la sortie officielle de la version 2.2 de sa distribution GNU/Linux, basée sur la Debian GNU/Linux 8.2.0, plus connue sous le nom de code de Jessie.

Après une annonce postée sur la framasphere*, j’ai été sur le blog de la distribution qui annonce en grande pompe les nouveautés.

Outre les habituelles montées en version de logiciels, le menu Handy a été réécrit depuis une feuille blanche pour en améliorer son ergonomie. On apprend aussi l’existence d’une première version en 64 bits, ce qui est somme toute logique. Le premier processeur 64 bits pour PC, c’était l’Athlon 64, sorti en septembre 2003. Déjà 12 ans !

À l’occasion de la sortie de debian 8.2, HandyLinux se met à jour avec une liste conséquente de nouveautés. Pour rappel, il s’agit d’une distribution GNU/Linux collégiale pour rendre l’informatique accessible à tous. Comme d’habitude, vous pouvez bien sûr télécharger et installer cette nouvelle version, mais si vous avez déjà HandyLinux sur votre machine, une mise à jour suffira.

Vous l’aurez compris : j’aime cette distribution. Ses énormes points forts sont sa documentation (on & off line) & sa simplicité (grâce ou à cause de son environnement : XFCE & aux nombreux petits accessoires « maison »)

Que le détournement de la carte d’Astérix illustrant notre campagne Dégooglisons Internet ne vous trompe pas : quand on promeut le Libre en français, ce n’est pas simplement pour un petit hexagone, mais bien au profit de toute la francophonie.

C’est une des joies de nos internets : pouvoir partager des projets (et du code ^^ !) avec des personnes éloignées géographiquement mais proches aussi bien par la langue que par les valeurs.

Pour la prochaine Semaine Québécoise de L’Informatique Libre (du 19 au 26 septembre 2015), FACIL invite Framasoft à parler de ses expériences et de ses projets, mais surtout à échanger avec la communauté libriste du Québec.

Une occasion rêvée pour le Framablog d’ouvrir ses lignes à Mathieu Gaultier-Pilote, président de FACIL, afin de mieux présenter et connaître ce qui se passe chez nos ami-e-s d’outre-Atlantique…

Cette SQIL fait un peu penser à nos RMLL ! & cette année, l’équipe de bloguelinux.ca était présente lors de cet évènement festif !

Un des principaux commentaires, suite à mon billet « Trop tard » sur Caliopen, a été, encore une fois, que son objectif n’était pas assez clair.

J’en assume la totale responsabilité, évidemment, puisque malgré l’aide et le soutien sans arrêt renouvelé de Gandi je suis seul à porter ce projet. Je suis un vieux développeur, pas un communicant, et il n’est pas toujours simple d’expliquer un projet complexe dans le peu d’espace alloué, de nos jours, par nos cerveaux sans cesse sollicités par une actualité débordante.

Je vous propose donc ici, encore, une explication: c’est le texte d’une mini-conférence que j’ai faite cet été, et qui sera sans doute la base des diverses rencontres autour du projet prévues cette fin d’année.

En espérant, cette fois-ci, être mieux compris et, qui sait, attirer quelques bonnes volontés sinon pour participer au développement, au moins peut-être pour dialoguer, améliorer le site-vitrine, m’aider à créer l’association qui dans le futur assurera le suivi du projet… Bref, pour m’accompagner dans cette aventure un peu trop solitaire.

Caliopen, pour ceux qui ne connaissement pas, c’est un projet de client de messagerie qui respecte la vie privée ! (c’est donc un outil indispensable dans la société d’aujourd’hui…)

Titre : La place de l’homme dans et par l’informatique libre
Intervenants : Véronique Bonnet – Luc Fievet – Quesch
Lieu : Radio RMLL2015 – Beauvais
Date : Juillet 2015
Durée : 39 min 33
Lien vers l’enregistrement
quatrelibertés

Petite conférence très intéressante …

 

La sortie d’un nouveau windows est toujours une belle nouvelle pour nous… C’est l’occasion de dire à notre entourage « quitte à devoir changer vos habitudes, pourquoi ne pas passer sous GnuNux ? »

Cet argument a beau faire mouche, il ne fonctionne pas tout le temps auprès des Dupuis-Morizeau (ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé de notre sympathique famille-témoin Normande, hein ?). Qu’à cela ne tienne, on est parés à tous niveaux.

Microsoft, vous nous avez gâtés ❤ !

Vous avez probablement lu une pléthore d’articles sur cette nouvelle sortie et les aberrations fonctionnalités qui l’accompagnent. Il faut dire que les arguments de vente et les choix stratégiques de la firme de Redmond sont autant de raisons de passer au Libre. Plutôt que de tout réécrire, voici un petit inventaire à la Prévert des raisons qui peuvent faire mouche…

Si vous décidez malgré tout de rester « sous windows » (en toute connaissance de cause), pensez aux logiciels libres tout de même !

 

La distinction n’est pas toujours facile entre un logiciel libre et un projet ouvert, alors que les deux ne se recoupent pas forcément.

Un logiciel est objectivement libre s’il garantit quatre libertés essentielles à l’utilisateur :

la liberté pour l’utilisateur d’exécuter le programme comme il le veut, pour n’importe quel usage ;
la liberté pour l’utilisateur d’accéder au code source du programme pour étudier le fonctionnement de ce dernier, et de le modifier pour que le programme effectue ses tâches informatiques comme il le souhaite ;
la liberté pour l’utilisateur de redistribuer des copies, donc d’aider son voisin ;
la liberté pour l’utilisateur de distribuer aux autres des copies des versions modifiées ; en faisant cela, celui-ci donne à toute la communauté une possibilité de profiter de ses changements.

On voit que, passé les deux premières libertés, qui concernent d’avantage l’utilisateur du programme en tant que tel, les suivantes sont le socle qui doit favoriser la constitution d’une véritable communauté d’utilisateurs.

Comme je l’ai déjà expliqué dernièrement, il y a quelques différences entre logiciel libre & logiciel open source … il ne faut pas confondre !

Il ne s’agit pas ici de s’extasier bêtement sur la nouvelle version majeure d’un logiciel quel qu’il soit, au motif que ses responsables ont décidé plus ou moins arbitrairement (coucou Linus) qu’ils allaient incrémenter plus fortement le numéro de la prochaine version, comme ici avec la récente version 5 de LibreOffice.

Il s’agit plutôt de constater la qualité, certes discrète, de cette dernière version, fruit d’un long et continu effort de développement communautaire entamé dès le lancement du projet.

J’ai déjà évoqué (brièvement) la sortie de cette suite bureautique le mois dernier & après 1 mois d’usage : elle est vraiment très bien !

& ça fait un moment que je n’utilise plus sa « mère » qui vient de sortir « enfin » une nouvelle version :

Ce 28 septembre, cela faisait 5 ans que la suite bureatique OpenOffice.org a été dérivée pour Libreoffice et comme par hasard Apache Software Foundation a publié à cette date anniversaire des informations sur une nouvelle version de OpenOffice à venir. Apache OpenOffice 4.1.2 sera bientôt disponible, « conçue au départ comme une simple version de maintenance, elle a donné lieu à une restructuration profonde du projet:
Dans la sérier des logiciels que je n’utilise plus, en voici un autre qui progresse (je devrais y regarder de prêt, sait-on jamais …)

On ne présente plus GNOME, l’environnement de bureau libre et convivial.

GNOME 3.18 Göteborg est sorti le 23 septembre 2015. Le bureau continue sa transformation et s’améliore sur de nombreux points. À l’occasion de cette version, un nom de code a été adopté. L’équipe a en effet décidé de reprendre le nom de la ville où s’est déroulé le dernier GUADEC.

& le 18 correspond « par hasard » à son âge !

L’on entend souvent pas parler ces derniers temps de SeaMonkey, la Suite Internet tout-en-un de Mozilla, cependant une mise à jour est disponible depuis ce week-end. SeaMonkey a hérité du succès du concept tout-en-un de Netscape Communicator et continue dans cette ligne de produits basée sur l’architecture multi-plateforme moderne fournie par le projet Mozilla. SeaMonkey ainsi continue d’être pourvue équipée, d’un e-mail, un IRC, un éditeur HTML, de fonctionnalités de navigation Web et tourne avec la dernière version du moteur Gecko de Firefox.

Ce logiciel s’adresse à tous ceux qui souhaitent un produit « tout en un »…

Parce que Windows c’est américain et sûrement aussi pour garder un peu la main, la Chine a décidé de proposer une distribution Linux faite maison baptisée NeoKylin.

Développée à Shanghai, cette distrib commence à remplacer Windows sur les Dell Latitude, Dell Precision et Dell OptiPlex vendus sur le marché chinois.

Eh oui ! et d’après ce que j’ai pu lire dernièrement, il y a de plus en plus de machines « sous linux » dans ce grand pays (& donc faire progresser le pourcentage d’utilisation au niveau mondial)… mais les risques de « soucis » vont de ce fait augmenter malheureusement :

Découverte d’un malware sous Linux derrière un important botnet

Réputé plus sûr que Windows, Linux connaît aussi son lot d’attaques, et en connaîtra de plus en plus avec l’augmentation des objets connectés reposant sur une distribution Linux. En témoigne un nouveau malware découvert principalement en Asie, qui forme un botnet capable d’orchestrer des attaques DDOS très puissantes, jusqu’à plus de 150 Gbps.

& pour terminer cette petite sélection, voici quelques distributions « rolling release » que j’aime bien :

Manjaro 15.09 a été libéré récemment en version Xfce, KDE, et l’installateur net. Manjaro 15.09 est la première mise à jour majeure depuis Juin et a pour nom de code Bellatrix. Avec cette version, l’équipe Manjaro a décidé de changer de mode de versionemment en le basant sur la date plutôt que leur ancien système de gestion des versions. Avec cette version l’on découvre le nouvel installateur Calamares, qui a la particularité d’avoir été conçu pour être facilement porté sur d’autres distributions.

Cette distribution est de plus en plus intéressante & conseillée par « nos ami-e-s d’outre-Atlantique… »

Joost Ruis a annoncé la sortie de Sabayon 15.10, la dernière construction mensuelle de la distribution à roulement constant basée sur Gentoo disponible dans les versions GNOME, KDE, Xfce et MATE. Ceci est la première version de Sabayon qui dispose du bureau Plasma 5 de KDE, ainsi que d’un nouveau programme d’installation du système.
Même si je ne suis pas fan de KDE, je trouve cette « distro » très belle & réussie ! & j’adore le principe de la « rolling release » …
& pour « boucler la boucle » de ce mois :
Un petit post en ce dimanche pour vous parler des quelques soucis rencontrés lors de la mise à jour HandyLinux-1x -> HandyLinux-2.x
Cette mise à jour implique un changement de base (de Debian 7 à Debian 8) ainsi que plusieurs modifications aléatoires du support matériel, surtout pour les cartes nVidia & ATI… sur certaines machines, ça s’arrange, sur d’autres, plus rien ne fonctionne comme avant (mauvaise gestion des polices de caractères, de l’affichage en général etc.. ).

La plupart des solutions proposées sur notre forum ou notre documentation, passent par l’installation de pilotes propriétaires ou par des modifications en ligne de commande, bref, rien de très « user-friendly » (gentil avec l’utilisateur) .

Alors si votre utilisation se limite à de la navigation internet, du petit travail de bureau, visionnage de films et séances de musique (90% des utilisateurs), et si HandyLinux-1.9 fonctionnait bien sur votre machine, ne cédez pas à la course du « toujours plus » : le nouveau HandyMenu est disponible pour HandyLinux-1.9 ainsi que les nouveaux thèmes GTK et les décorations de fenêtres.
Une section complète sur le forum est réservée à la version 1.9 et les paquets/dépôts sont toujours maintenus.

C’est LA « distribution » que je recommande vivement à ceux qui souhaitent débuter « sous linux » …

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

La FSF & GNU

À l’occasion des 30 ans de la FSF le 4 octobre dernier & des 32 ans du projet GNU le 27 septembre dernier (et de la 16ème FSD le 19 septembre dernier qui a ouvert la 7ème édition de la SQIL), je voulais vous parler aujourd’hui de « l’oeuvre » de Richard Stallman.

Avant toute chose, une présentation rapide issue de Wikipedia s’impose :

Qui donc est cet illustre personnage ?

Richard Stallman

Richard Matthew Stallman (né à Manhattan, le ), connu aussi sous les initiales rms (en minuscules1), est un programmeur et militant du logiciel libre. Initiateur du mouvement du logiciel libre, Il lance, en 1983, le projet GNU et de la licence publique générale GNU connue aussi sous l’acronyme GPL. Il a popularisé le terme anglais « copyleft »2. Programmeur renommé de la communauté informatique américaine et internationale, il a développé de nombreux logiciels dont les plus connus des développeurs sont l’éditeur de texte GNU Emacs, le compilateur C de GNU, le débogueur GNU mais aussi, en collaboration avec Roland McGrath, le moteur de production GNU Make.

Description de cette image, également commentée ci-après

Depuis le milieu des années 1990, il consacre la majeure partie de son temps à la promotion du logiciel libre auprès de divers publics un peu partout dans le monde. Depuis quelques années, il fait campagne contre les brevets logiciels et la gestion des droits numériques (DRM)3. Le temps qu’il alloue encore à la programmation est dédié à GNU Emacs, bien qu’il ne soit plus mainteneur principal depuis février 2008. Il gagne sa vie en partie avec les cachets de conférencier qu’on lui donne à l’occasion ou des prix qu’on lui remet.

Free Software Foundation

La Free Software Foundation (FSF) (littéralement « Fondation pour le logiciel libre »), est une organisation américaine à but non lucratif fondée par Richard Stallman le 4 octobre 1985, dont la mission est la promotion du logiciel libre et la défense des utilisateurs.

La FSF aide également au financement du projet GNU depuis l’origine. Son nom est associé au mouvement du logiciel libre.

+ les associations « filles » :

Le système d’exploitation GNU

(Soutenu par la Free Software Foundation)

GNU est un projet de système d’exploitation libre lancé en 1983 par Richard Stallman, puis maintenu par le projet GNU. Son nom est un acronyme récursif qui signifie en anglais « GNU’s Not UNIX » (littéralement, « GNU n’est pas UNIX »). Il reprend les concepts et le fonctionnement d’UNIX.

Le système GNU permet l’utilisation de tous les logiciels libres, pas seulement ceux réalisés dans le cadre du projet GNU.

Son symbole est un gnou, un animal vivant en Afrique.

Pour ceux que ça intéressent, voici également une petite vidéo de présentation :

Sur le site du projet GNU, on trouve en pied de page la mention suivante :

« Notre mission est de préserver, protéger et promouvoir la liberté d’utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer les programmes informatiques, et de défendre les droits des utilisateurs de logiciel libre. »

Compte-tenue de l’importance que revêt l’informatique dans la société d’aujourd’hui (et bien plus de demain), vous comprendrez que cette mission est indispensable !

Pour mieux aider à faire comprendre tout ceci, il faut commencer « dès le plus jeune age » … avec l’éducation : Pour se faire, ‘rms‘ fait très régulièrement des conférences (comme @ BREST au printemps dernier) pour expliquer « la bonne parole ».

La genèse de cette histoire commence donc ainsi :

Comme il est dit sur le site d’April  : Le 27 septembre 1983, Richard Stallman diffusait l’annonce initiale du projet GNU, projet fondateur du mouvement du logiciel libre :

« Dès le Thanksgiving prochain, je commencerai à écrire un système logiciel complet, compatible Unix, appelé GNU (pour GNU N’est pas Unix), et le distribuer librement à tous ceux qui souhaitent l’utiliser. Je fais appel à toute contribution en temps, en argent, en programmes et en matériel pour faire avancer ce projet. »

En effet, il annonce son projet GNU avec l’objectif de développer un système d’exploitation entièrement libre :

Il invite les programmeurs à le rejoindre et contribuer à son développement comme il est d’usage dans la communauté hackeur. Il dévoile également ses motivations jetant là les bases d’une communauté animée par les principes du logiciel libre, un mouvement qu’il formalisera quelques mois plus tard avec le concept de copyleft.

Faut-il vous présenter le projet GNU ?

Le système d’exploitation GNU est un système complet de logiciels libres qui a une compatibilité ascendante avec Unix. « GNU » signifie GNU’s Not Unix (GNU N’est pas Unix). Richard Stallman a fait l’annonce initiale du projet GNU en septembre 1983. Une version plus longue appelée « manifeste GNU » a été publiée en septembre 1985. Il a été traduit dans différentes langues.

Le nom « GNU » fut choisi parce qu’il satisfaisait à plusieurs conditions : premièrement c’était un acronyme récursif pour GNU’s Not Unix, en second lieu, c’était un mot réel, et troisièmement il était drôle à prononcer (ou à chanter).

Le mot free, dans free software (logiciel libre), fait référence à la liberté et non au prix. Vous pouvez avoir payé votre exemplaire d’un logiciel GNU, ou l’avoir obtenu gratuitement. Mais quoi qu’il en soit, une fois que vous avez le logiciel, vous possédez quatre libertés spécifiques : la liberté d’exécuter le programme comme vous le souhaitez ; la liberté de copier le programme et de le donner à vos amis ou collègues ; la liberté de modifier le programme comme vous l’entendez, grâce à un accès complet au code source ; la liberté de distribuer une version améliorée et ainsi d’aider à construire la communauté (si vous redistribuez des logiciels GNU, vous pouvez faire payer l’acte physique de transférer une copie, ou bien vous pouvez donner cette dernière sans contrepartie).

Le projet ayant pour but de développer le système d’exploitation GNU est appelé « projet GNU ». Le projet GNU a été conçu en 1983 comme une manière de rétablir l’esprit coopératif qui prévalait dans la communauté informatique aux premiers jours, pour rendre la coopération à nouveau possible en supprimant les barrières imposées par les propriétaires de logiciels privateurs.

Le projet GNU et la FSF

Le projet est soutenu par la Free Software Foundation depuis 1985 et s’organise dès l’origine en sous-projets solidaires.

Bien que le système GNU soit la partie visible du projet GNU, les motivations de ce dernier sont avant tout des raisons sociales, éthiques et politiques. En plus d’avoir produit des logiciels et licences libres, le projet GNU a publié un grand nombre de documents, tirant parfois vers le philosophique, dont la majorité ont été écrits par Richard Stallman. Les objectifs politiques restent cependant le domaine réservé de la Free Software Foundation.

À partir du milieu des années 1990, de nombreuses entreprises ont commencé à s’intéresser au développement de logiciel libre. La FSF a donc recentré ses ressources financières sur le soutien légal et politique du développement des logiciels libres. Les efforts de développement logiciel ont été concentrés sur la maintenance des projets existants et sur la création de nouveaux projets ayant pour objectif de trouver une solution aux problèmes importants menaçant la communauté du libre.

Les activités de développement logiciel du projet GNU ont connu deux périodes :

  • la première qui s’est déroulée dans les années 1980 et début des années 1990 a permis l’élaboration des programmes du système d’exploitation ;
  • la deuxième qui a commencé au milieu des années 1990 a été consacrée à des projets stratégiques.

Les projets stratégiques sont (bien sûr) le noyau …

Cet objectif fut partiellement atteint en 1992 lorsque la dernière brique manquante, un noyau de type UNIX libre, fut apportée par Linux. Les développements du noyau GNU Hurd se poursuivent mais le projet n’est plus considéré comme stratégique.

(ça me fait penser @ cette question qui a son importance)

… et l’environnement graphique :

Parmi ces nouveaux projets, on retrouve par exemple, le projet GNOME qui a été lancé par le projet GNU parce que KDE, un autre environnement de bureau, commençait à devenir connu mais contraignait les utilisateurs à installer certains logiciels propriétaires. Pour empêcher cela, le projet GNU a lancé simultanément deux projets. Le premier appelé Harmony avait pour objectif de produire des logiciels alternatifs de ceux dont dépendait KDE qui étaient propriétaires. L’idée était que si ce projet aboutissait, le problème lié à KDE disparaissait. Le second, GNOME, a attaqué le même problème d’un point de vue différent. Son objectif initial était de produire une alternative à KDE ne dépendant d’aucun logiciel propriétaire. Finalement, le composant logiciel sur lequel KDE était basé (Qt) fut distribué sous licence libre avant que Harmony n’aboutisse. GNOME a quant à lui très bien progressé.

… ainsi que quelques applications spécifiques (comme Gnash,  un logiciel permettant de lire les animations conçues à l’aide du format Flash d’Adobe)

Le projet GNU, la Free Software Foundation (FSF) et la licence GPL

Fin 1983, Richard Stallman, alors chercheur au laboratoire d’intelligence artificielle du MIT aux États-Unis, lance le projet GNU, en réaction à la pratique alors émergente qui consistait à garder secret le code source des logiciels et à contraindre au paiement d’une licence pour leur utilisation. Son objectif est de développer un système d’exploitation complet, semblable à Unix et qui soit un logiciel libre : le système GNU. (« GNU » est l’acronyme récursif de « GNU is Not Unix »; on le prononce « gnou » avec un G audible). Afin de récolter des fonds, il crée la Free Software Foundation, et commence à développer de nombreux logiciels. On lui doit notamment le célèbre éditeur Emacs, le compilateur gcc, etc.

La liberté au sens GNU est définie selon quatre principes :

  1. la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0).
  2. la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à vos besoins (liberté 1).
  3. la liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre prochain (liberté 2).
  4. la liberté d’améliorer le programme et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3).

Pour les points 2 et 4, l’accès au code source du programme est une condition indispensable.

Le projet GNU a ainsi défini une licence afin de protéger la liberté de ses travaux, la licence GPL, sous laquelle sont publiés un grand nombre de logiciels libres. Le site http://www.gnu.org offre une comparaison entre les licences existantes. Notons enfin que « libre » ne signifie par nécessairement « gratuit » ou « non commercial », l’auteur d’un logiciel libre ou de modifications étant libre de le distribuer gratuitement ou non. On notera qu’utiliser un logiciel libre a de nombreux avantages : la fiche pratique Pourquoi utiliser des logiciels libres ? vous en présentera quelques uns.

La licence GPL a depuis été utilisée par de nombreux logiciels, le plus célèbre sur ce site étant bien sûr le noyau Linux.

(…)

Voici une chronologie des principaux événements qui ont marqué la vie de Linux.

Vous trouverez ci-après de nombreux liens aux contenus très intéressants pour approfondir sur ce sujet… Je vous recommande également la lecture de « Richard Stallman et la révolution du logiciel libre » (Une biographie autorisée).

>>> Source(s) & + d’infos @ https://fsf.org/ & https://www.gnu.org/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Free_Software_Foundation & https://fr.wikipedia.org/wiki/GNU

>>>Liens Bonus @ 

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=FSF

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=GNULINUX

 


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois ?

Ce moi-ci, je suis tombé sur une nouvelle bien « surprenante » (quoique, il fallait bien se douter que ça arriverait un jour… mais j’aurais espéré avec windows lol !)

Dans l’objectif de renforcer son offre cloud Azure, Microsoft a développé sa propre distribution Linux baptisée “Azure Cloud Switch”.

logo-azure3C’est par l’intermédiaire d’un article de Kamala Subramaniam, architecte chez Azure Networking, que Microsoft a annoncé la nouvelle.

Cette distribution a pour objectif de faire tourner des périphériques réseau comme des switchs, pour un réseau géré directement au niveau de la couche logicielle.

La hache de guerre entre Microsoft et le monde Linux semble bel et bien enterrée, et c’est surement mieux pour tout le monde. Ce n’est pas d’aujourd’hui que Microsoft se rapproche de Linux puisque depuis plusieurs années déjà, Microsoft contribue au noyau Linux de manière importante.

>>> Source(s) & plus d’infos @

http://shaarli.sweetux.org/?searchterm=windows

Le « vrai » coup de cœur de ce mois

est « en cours » :

Dégooglisons saison 2 : ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait !

Nous l’avions annoncé l’an passé : Dégooglisons Internet est un projet sur 3 ans. Après une première année qui a dépassé toutes nos espérances, nous avons décidé d’attaquer cet « an 2 de la dégooglisation » en fanfare, en vous proposant 5 nouveaux services (et mises à jour majeures) qui seront présentés sur le Framablog tout au long de la semaine.

Mais nous ne perdons pas de vue l’essentiel : le succès de la première saison et ce que nous allons en faire dans la deuxième, c’est à vous que nous le devons.

GAFAM ne l’avait pas vu venir…

Carte2015-animation

 


Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,
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