L’Union européenne et l’épineux problème de la dépendance aux logiciels Microsoft – Tech – Numerama

La Commission européenne reconnaît la dépendance de la communauté aux logiciels Microsoft (Office, Windows, Outlook). Elle envisage des alternatives libres, moins coûteuses, mais reste pour l’instant liée à la firme de Redmond, comme le révèle l’enquête des journalistes d’Investigate Europe.

Source : L’Union européenne et l’épineux problème de la dépendance aux logiciels Microsoft – Tech – Numerama

Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé au ministère de l’Éducation Nationale – Framablog

Cet article vise à clarifier la position de Framasoft, sollicitée à plusieurs reprises par le Ministère de l’Éducation Nationale ces derniers mois. Malgré notre indignation, il ne s’agit pas de claquer la porte, mais au contraire d’en ouvrir d’autres vers des acteurs qui nous semblent plus sincères dans leur choix du libre et ne souhaitent pas se cacher derrière une « neutralité et égalité de traitement » complètement biaisée par l’entrisme de Google, Apple ou Microsoft au sein de l’institution.

Source : Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé au ministère de l’Éducation Nationale – Framablog

Vers un système d’exploitation « souverain » ?

Ces derniers temps, un sujet très intéressant a été évoqué par nos « politiques » : celui de « réaliser un OS souverain » !

Sur le principe & compte-tenu de l’actualité, cela me semble être une idée très intéressante … mais pas pour le « grand public » malheureusement.

Si déjà les différents ministères (à commencer par la défense & l’intérieur), mais aussi toutes les administrations & les services publiques (sans oublier les écoles !) se devaient de l’adopter (une fois finalisé), ça serait déjà un énorme pas en avant pour se libérer des chaînes des systèmes d’exploitations étrangers … si vous voyez de quoi je veux parler !

Pour débuter ce petit billet, je vais commencer par citer quelques extraits d’un article que je vous recommande & qui analyse l’amendement proposé & adopté en commission dernièrement car il évoque quelques notions importantes :

Un OS souverain, c’est quoi, et ça mène à quoi ?

D’abord, questionnons un peu ce qu’on entend par « OS ». Le terme de « système d’exploitation » (OS = Operating System dans la langue d’Edgar Hoover) peut désigner deux choses en français :

  • Le logiciel qui parle directement au matériel et présente ensuite aux applications une vue abstraite de ce matériel. C’est ce sens qui est utilisé quand on dit « Linux est un système d’exploitation ».

  • L’ensemble des logiciels livrés ensemble, avec le noyau, les bibliothèques, un certain nombre d’applications de base, etc. C’est le sens de « système d’exploitation » dans la phrase « Windows est un système d’exploitation ».

(…)

Peut-être qu’il y aura simplement adaptation d’un système d’exploitation existant ? Prendre un système qui existe, par exemple en logiciel libre, modifier deux ou trois choses et lui coller un drapeau tricolore sur l’écran de démarrage ? Techniquement, c’est plus raisonnable. C’est ce qu’ont fait des États soucieux de souveraineté comme la Corée du Nord avec Red Star OS, ou bien l’administration française avec CLIP.

(…)

Dans l’hypothèse où ce soit la stratégie suivie, quelles modifications pourraient être apportées au système existant ? C’est là que commencent les problèmes politiques : soucieux d’unanimité, les députés n’ont pas expliqué ce point. Pas la moindre plus petite ébauche de liste des fonctions souhaitées, dans l’amendement voté à l’Assemblée. Essayons de faire le travail des députés. Un tel système pourrait permettre :

  • De ne pas envoyer toutes les données personnelles à Google, contrairement à ce que fait Android,
  • De fournir des outils de chiffrement solides et faciles à utiliser, immédiatement disponibles,
  • D’avoir des portes dérobées permettant à l’État de lire nos communications,
  • De mettre en œuvre dans le code les lois et règlements français, par exemple en incorporant le filtrage imposé par les ayant-trop-de-droits,
  • De gérer proprement Unicode partout, afin de pouvoir écrire correctement le français et les langues de France (chose qui est difficile avec Windows).

Ce n’est qu’une liste partielle. Mes lecteurs ont certainement plein d’autres idées intéressantes. Mais le point important de cette liste est que, toute partielle qu’elle soit, elle est déjà très contradictoire. C’est en effet le problème de fond avec la souveraineté : il s’agit de la souveraineté de qui ?

(…)

Je vois cinq scénarios possibles :

  1. Tout cela sera oublié dans un mois. C’est juste un de ces votes habituels des politiques, pour faire un peu de buzz, sans suite dans les idées.
  2. Il y aura bien un début de réalisation mais cela n’ira pas très loin, peut-être juste la production d’une image Fedora avec un logo différent (genre coq).
  3. Selon un mécanisme plus proche de celui du projet « cloud souverain », beaucoup d’argent public sera dépensé, les habituelles sociétés gagnantes des marchés publics seront sélectionnées, elles remueront beaucoup d’air et, dans dix ans, il faudra constater l’échec du projet. (Mais on continuera à faire des discours, comme si rien n’était arrivé.)
  4. Un « OS souverain » sera bien développé, il intégrera portes dérobées, marquage des fichiers, DRM, et son utilisation sera rendue obligatoire par la loi, en utilisant l’émotion créée par le dernier attentat terroriste en date.
  5. Le Commissariat à la Souveraineté Numérique, convaincu par l’April et Framasoft, dégage de l’argent et des ressources humaines pour aider au développement de projets existants entièrement libres, comme Debian ou Replicant, systèmes qui permettent la souveraineté de l’utilisateur.
Des 5 scénarios présentés ci-dessus, aucun de me « convient tout à fait », vous l’aurez compris …
À mon humble avis, l’OS « souverain » dont il est question ici existe déjà (mais est limité à certains usages) :
L’ANSSI (l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) travaille en effet depuis 2005 sur CLIP, son propre système d’exploitation sécurisé.
(…)
N’imaginez pas cependant vous précipiter sur Github pour télécharger la dernière version de l’OS. Celui-ci n’est en effet proposé qu’aux administrations. Depuis 2015, il commence à être distribué à certains partenaires industriels et aux OIV (Opérateurs d’Importance Vitale, soit les industriels classés secret défense). Si le système ne sera pas distribué publiquement en open source, il sera néanmoins partagé à travers une « communauté open source gouvernementale »
(…)

Qu’est-ce que CLIP ?

Vincent Strudel décrit CLIP comme étant un « un systéme d’exploitation endurci à forte résistance aux codes malveillants », qualifié pour la gestion d’informations classées secrètes. Il tente, via une batterie de mesures, d’empêcher l’attaquant de pénétrer dans le système. Si l’individu malveillant arrive tout de même à rentrer, la compartimentation sur laquelle est fondée l’OS, doit l’empêcher de pénétrer plus loin dans la machine. CLIP étant par ailleurs chiffré par défaut, il est adapté à un usage en mobilité.

… il ne reste plus qu’à ce qu’il soit en effet diffusé sous licence libre (et adapté librement  aux besoins du plus grand nombre, sans aucune porte dérobée ni aucune autre « cochonneries » du même genre):
La commission des lois a adopté un amendement qui impose à l’État et aux collectivités territoriales de communiquer le code source des logiciels qui sont produits dans le cadre de services publics.
… & faire en sorte que le logiciel libre soit mieux favorisé :
Dans le cadre de l’examen du projet de loi « pour une République numérique », le 13 janvier 2016, les députés de la commission des lois ont voté en faveur d’un amendement qui « encourage à l’utilisation de logiciels libres logiciels libres » dans le secteur public tout en reconnaissant que sa rédaction n’est pas satisfaisante (…) condition indispensable pour une informatique loyale au service de l’intérêt général.
et je pense qu’ainsi, ça sera déjà beaucoup mieux !
C’est limpide et évident ! 🙂
Qu’en pensez-vous ?

Verrons-nous naître le « Commissariat à la Souveraineté Numérique » ? Réalisera-t-il le fameux « OS souverain » ?

En espérant que petit à petit ensuite il se diffuse partout (grâce à l’éducation des plus jeunes principalement … car  j’ai quelques doutes pour certains usagers (et pas que les « plus âgés »)  :

Certains dirons :

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement nous parle d’un « FranceOS ». S’il fallait que je soit mauvaise langue je dirai qu’il a déjà existé et s’appelait Mandriva. Le tout est de réfléchir au pourquoi de cet OS et à son potentiel succès. L’OS made-in-france pourrait, selon Numerama, reposer sur CLIP, un OS basé sur Linux et développé par l’ANSSI (l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) qui se veut hautement sécurisé.

& j’aurais tendance à rétorquer qu’il y a également deux « solides » distributions : Mageïa & HandyLinux  qui pourraient très bien servir de base (l’une ou l’autre … ma préférence va bien sûr vers la dernière qui a le « bonus » de s’adresser aux débutants).

Les raisons qui poussent le gouvernent sont semble-t-il nobles : lutter contre le trusting des systèmes d’exploitation US, favoriser le développement des produit Français et promouvoir le savoir-faire logiciel de l’hexagone en renforçant la sécurité de l’utilisateur. Oui mais voila, personne ne désire voir débarquer un nouvel OS…

&

Pour imposer un OS, il n’y a pas 36 solutions : où on est excellent, où on est incontournable, où on est un vendeur hors-norme… N’ayant aucune de ces cartes dans sa poche, il ne reste finalement au gouvernement que le totalitarisme pour réussir à imposer son produit. Semble-t-il nous sommes encore un peu dans un état de droit. Ce sera donc difficile de pousser l’OS dans nos chaumière.

Ça serait trop dommage que ça finisse en échec ! Alors oui, j’ai espoir ! Soyons positif !

Et pour conclure ce billet, une petite question qui a toute son importance :

Développer un OS souverain made in France, combien cela coûte ?

Les députés ont voté pour la création d’un système d’exploitation alternatif qui serait utilisé par les Français. Le Commissariat à la souveraineté numérique est chargé de le faire. Mais combien cela pourrait coûter ?

La souveraineté est un sujet politique qui revient comme une lame de fond : pourquoi faudrait-il utiliser des outils qui sont détenus par des entreprises qui ne paient pas d’impôts en France ? Pourquoi donc ne pas proposer un système d’exploitation français ? Question noble s’il en est, mais avant de tirer des conclusions hâtives, il est intéressant de mener une étude rapide à la manière de celle que pourrait entreprendre une entreprise traditionnelle qui se trouve face à un choix tel que celui-ci.

Et tenter de répondre dans le même temps à l’interrogation la plus importante autour de ce projet : développer un OS souverain, combien ça coûte ?

J’ai comme l’impression qu’ils y vont « un peu fort » sur les chiffres qu’ils annoncent … l’avenir nous le dira !

Sources & + d’infos @

bannière bleue infolibre sweetux.org

#1.7

1/ L’actualité du mois écoulé :

L’actualité de ce mois fut chargée … avec des bonnes & moins bonnes nouvelles !

  • Pour débuter, voici quelques nouvelles concernant les distributions GNU/Linux & BSD :
Matthew Miller a annoncé la sortie de Fedora 23. Fedora 23 apporte de nombreuses nouvelles fonctionnalités et est leur dernier opus de l’initiative Fedora.Next. On lit dans l’annonce : « C’est (environ) Halloween, et vous savez ce que cela signifie – Nouvelle version Fedora ! Fedora 23 est disponible, et elle est meilleure que jamais. Nous sommes heureux de vous apporter les dernières itérations des trois principales Fedora ! Les éditions – Fedora Workstation, Fedora Cloud, et Fedora Server, chacune construite avec amour par la communauté Fedora pour les adapter à vos besoins dans les différents domaines. » Comme à son habitude, le projet Fedora propose le dernier cru des environnements GNOME 3.18 mais aussi Sugar 0.106 à destination des enfants. Tout comme la sortie de Libreoffice 5 et la version 4.2 du noyau Linux, ces programmes améliorent la gestion des écrans à haute-densité de pixels (même en cas de multi-écran avec des densités différentes). L’intégration dans Wayland est également poursuivie.
Rob Whyte a annoncé la sortie de Vinux 5.0. Vinux est basée sur la distribution Ubuntu et conçu pour être utilisé par les utilisateurs aveugles et malvoyants. « Cette version comporte pas seulement le bureau Unity, mais GNOME Shell et le fork de GNOME 2 appelé MATE toujours populaire, même si nous allons principalement soutenir Unity seulement. Rappelez-vous, nous recommandons que dès que possible les utilisateurs effectueent les mises à jour sur une base régulière. Cela permettra à l’équipe Vinux de mettre à jour les paquets, et d’introduire de nouvelles fonctionnalités. Vinux 5.0 est basé sur Ubuntu Trusty Tahr 14.0.4.3 LTS.
Le projet Chakra a annoncé la disponibilité de nouveaux médias d’installation de Chakra GNU/Linux. La nouvelle version, Chakra GNU/Linux 2015.11 (nom de code «Fermi»), utilise KDE Plasma de 5 comme environnement de bureau par défaut. Le programme d’installation Calamares a remplacé Tribe et le gestionnaire d’affichage SDDM a été inclus car il s’intègre bien avec Plasma de KDE. «Nous sommes ravis d’annoncer que Chakra 2015.11 « Fermi » est disponible.
Suite à la discussion sur le forum concernant un projet présenté par arpinux,  les «handylettes», j’ai voulu voir ce qui existait déjà sur le marché.

Les aînés perçoivent les ordinateurs comme des objets complexes tant dans leur fonctionnement que leur maintenance. Ces considérations freinent l’accès aux nouvelles technologies aux seniors qui n’en ont pas fait usage au cours de leur vie professionnelle.
Mais aujourd’hui, internet les rattrapent et ces outils sont (quasi) incontournables.

Linux AIO rend cela beaucoup plus facile. En temps normal si vous travaillez sous Linux et voulez explorer toutes les options de bureau d’une distribution, vous vous retrouverez à télécharger une liste interminable d’images disque. Non seulement c’est ennuyeux et cela prend énormément de temps. Une petite équipe (Milan Rajcic, Zeljko Popivoda, Erich Eickmeyer, et Milos Mladenovic) a décidé de faire quelque chose à ce sujet. Ils ont créé le projet Linux AIO. Linux AIO combine tous les environnements de bureau disponibles pour chaque distribution et les enveloppe dans une image disque pour un système «live» (c.-à-d amorçable) qui peut être gravé sur un DVD ou un lecteur flash USB de 4 Go +/8GB +. L’équipe publie désormais six compilations:
Pour ses 20 ans, OpenBSD 5.8 est de sortie un peu en avance ce 18 octobre. OpenBSD est un système d’exploitation orienté sécurité et réseau, dont les principaux avantages sont la stabilité, grâce aux audits sur le code source, mais également l’ensemble très large de fonctionnalités réseau qu’il fournit.
Red Hat a annoncé, le 17 novembre 2015, les « Software Collections » en version 2.1. Il s’agit d’un canal (terminologie de Red Hat pour désigner un dépôt logiciel) contenant des logiciels aux versions plus récentes que dans les canaux habituels de la distribution RHEL. Une variante communautaire de ce canal est aussi disponible sur le site Software Collections.

 

 

Cozy Cloud est une plate-forme libre qui va vous permettre de mieux gérer votre vie numérique en vous réappropriant vos données. Grâce à elle vous pouvez installer de nombreux services web à usage personnel sur votre propre machine à la maison ou louée chez un hébergeur.

Cozy Cloud permet d’installer des applications. Quelques unes sont développées par l’équipe de Cozy Cloud, comme l’application Contacts qui a été entièrement réécrite récemment. D’autres sont proposées par la communauté. Kresus, par exemple, est une application de gestion des finances personnelles développée par Benjamin Bouvier (Mozilla).

Compilibre est un logiciel libre permettant de créer une compilation de logiciels libres et gratuits fonctionnant sous Windows. Avec cette nouvelle mouture, plus de 60 programmes sont disponibles, sélectionnés suivant des critères comme la richesse fonctionnelle, l’activité de développement ou le fait qu’ils soient disponible à la fois sous Windows et sous GNU/Linux afin de faciliter une future migration.
À l’heure actuelle les environnements de bureau sont légion, et bien que ceux-ci soient tous différents aucun d’entre-eux n’est livré sans outil(s) de recherche et sans lanceur(s). Si dans la plupart des cas les applications embarquées suffisent largement, il se peut que vous soyez curieux (ou tout simplement chiants ;)) et que vous ayez envie de goûter à autre chose. Si c’est votre cas et que vous chercher un outil de recherche couplé à un lanceur rapide, Albert est peut-être fait pour vous. Celui-ci a été conçu dans le but de vous permettre d’effectuer tout un tas de trucs, comme des recherches d’applications ou de fichiers en local ou sur le Web. Il vous permettra aussi de lancer des applications, d’effectuer des opérations mathématiques et sans doute un tas de choses intéressantes

Jeudi 5 novembre 2015 après 5 mois de développement l’équipe de MATE Desktop a publié la version 1.12.

MATE Desktop Environment est la continuation de GNOME 2, il fournit un environnement de bureau intuitif et attrayant en utilisant les métaphores traditionnelles du bureau. MATE est en cours de développement pour ajouter la prise en compte de nouvelles technologies tout en préservant un environnement de bureau traditionnel.

MATE continue d’améliorer sa stabilité, l’intégration des nouvelles technologies (systemd, GTK3, Wayland, etc) et ajoute de nouvelles fonctionnalités à son interface. L’ensemble du bureau peut être compilé pour GTK2 ou GTK3. Un bureau entièrement compilé pour GTK3 peut être utilisé au quotidien.

Même si nous avons tous nos petites habitudes en termes d’applications, c’est toujours intéressant d’en tester d’autres de temps en temps. Si vous utilisez souvent le terminal sous GNU/Linux, AltYO est un émulateur de terminal assez sympa que vous devriez peut-être essayer. Ce terminal un peu particulier a été écrit en Vala et repose entièrement sur libvte et GTK3. Il dispose d’une interface en ruban que les utilisateurs de Guake ou de yakuake connaissent bien et regorge d’un nombre de fonctions assez impressionnant.

Peut‐être êtes‐vous, comme moi, amateur des dépêches qui retracent les coulisses du développement de nos logiciels préférés : ah ! les dépêches Sortie du noyau Linux X, LibreOffice Y : sous le capot, Entretien avec Z, développeur de Ω…

La sortie, le 19 novembre 2015, de la version 0.95 de Pitivi, logiciel libre de montage vidéo non linéaire pour GNU/Linux (prioritairement), nous donne l’occasion de revenir sur les coulisses de son développement, à travers deux billets dont nous vous proposons ici la traduction, précédée d’un résumé des épisodes précédents.

Le 21 novembre 1995, Peter Mattis envoie un message sur un forum de discussion/newsgroup (traitant de développement sur GNU/Linux) de l’université de Berkeley, dont il est étudiant, annonçant un nouveau programme, co‐écrit avec Kimball Spencer, nommé « The GIMP: the General Image Manipulation Program » (Programme de manipulation générique d’image, rebaptisé plus tard GNU Image Manipulation Program, soit Programme de manipulation d’image GNU). Une légende est née.
Vingt ans plus tard, GIMP est encore utilisé et est un fer de lance parmi les logiciels libres, l’un des rares logiciels que beaucoup de gens absolument pas libristes connaissent quand je le cite, à côté de Firefox ou LibreOffice.
A ce jour, tous les indicateurs démontrent que la suite bureautique de Microsoft que l’on aurait pu croire menacée par les outils en ligne de Google Apps est en train de reconquérir le marché des suites bureautiques en ligne. Une entreprise sur deux utiliserait aujourd’hui une suite mail et bureautique en mode cloud. Bien entendu, toutes n’ont pas pris la mesure ni les conséquences que pourrait avoir pour elle cette externalisation dans les années à venir. Le vrai prix reste encore à payer.
L’objectif de cette campagne portée par la société d’Olivier Geffroy est d’améliorer les modules comptabilité avancée & banque présents dans Dolibarr. Présente dans le cœur de Dolibarr depuis la version 3.7.1, elle s’active par une petite manipulation.
La comptabilité est un incontournable de la gestion d’entreprise, une obligation légale. Sa tenue est souvent externalisée à un cabinet comptable. L’entreprise émet des factures et avoirs, reçoit des factures de ces fournisseurs. Tout cela générant des mouvements financiers sur le ou les comptes de la société.

Le 10 novembre 2015 est la date de la sortie du nouveau greffon onlyoffice-alfresco qui permet aux utilisateurs d’éditer des documents stockés dans le gestionnaire de contenus Alfresco Share en utilisant les éditeurs de documents en ligne OnlyOffice. Donc, dès maintenant les utilisateurs de Alfresco peuvent travailler à plusieurs sur les documents.

Le greffon est distribué sous les termes de la licence GPLv3.

Le 29 novembre 2015, la quatrième version du projet KiCad a été publiée.

Commençons par une courte présentation, tirée de l’article Wikipédia:

KiCad est un ensemble de logiciels libres de conception pour l’électronique pour le dessin de schémas électroniques et la conception de circuits imprimés.

  • Et pour finir, quelques autres nouvelles « en vrac » :

 

…n’en déplaisent aux codeurs de talents qui développent des trésors d’ingéniosité pour rendre l’informatique alternative au duo MS-Windows / Apple MacOS-X plus simple d’accès et plus attractive. Il est vrai que les guerres intestines entre les développeurs n’aide pas vraiment. C’est peu que de le dire.
Titre : L’entreprise numérique : le rôle de l’éducation et de la formation au logiciel libre
Intervenants : Philippe Montargès – Roberto Di Cosmo – Jean-Pierre Archambault – François Taddei – Jonathan Le Lous.
Lieu : Open World Forum
Date : Octobre 2012
Durée : 1 heure 01 min 27
Lien vers la vidéo

Paris, le 9 novembre 2015. Communiqué de presse.

La consultation du gouvernement sur l’avant-projet de loi « pour une République numérique » a mis en évidence une véritable tendance de fond en faveur du logiciel libre, d’un internet neutre et des Communs numériques. Mais faisant fi de l’expression citoyenne, le gouvernement débarque les propositions visant à developper le recours au logiciel libre dans le service public et se limite à des déclarations d’intention imprécises et de vagues promesses peu contraignantes. L’April appelle les parlementaires à introduire et conserver dans ce projet de loi la nécessité, largement exprimée, d’une informatique loyale au service de l’intérêt général.

Malgré les résultats sans conteste de la consultation lancée sous son autorité, Manuel Valls reste sourd aux appels en faveur du Logiciel Libre.

Bon, c’était couru d’avance, le projet de loi pour une République Numérique ne contiendra rien sur le libre. Tout ce bazar fait autour de cette grande concertation, ou l’on demande son avis au peuple (près de 150 000 votes quand même), c’était bien beau. Les articles les plus appréciés concernaient l’usage des logiciels libres. Bravo !

Mais, curieusement, dans le projet de loi, ces articles ne sont plus là… Aucun… A quoi bon demander son avis aux citoyens si c’est pour en arriver à cela. On le savait, on s’en doutait bien, mais on a voté et participé quand même, on ne sait jamais.

Et, quelques jours après la publication de ce projet de loi, après cette belle consultation, qui arrive, reçu à l’Élysée par notre cher Président de la République (qui nous avait fait croire qu’il était vaguement de gauche) ? Avec un beau chèque en plus ? Le patron de Microsoft… 83 millions à l’informatique en France. Comme c’est beau.

Et le libre dans tout ça, qui a tant à offrir en possibilité de développement, d’économie, de contrôle des données…

Le projet Tor lance pour la première fois une campagne de dons en direction des particuliers.
C’est une nouveauté de taille pour le projet Tor. En lançant pour la première fois de son histoire une campagne de dons, le service de navigation anonyme montre qu’il veut impliquer davantage les particuliers dans l’aventure.
Car l’enjeu est de taille.

D’après une récente étude réalisée pour le CNLL et le Syntec numérique, le libre, ça marche fort. Un marché de plus de 4 milliards de dollars, qui devrait atteindre les 6 en 2020, avec une croissance d’environ 9%. 50 000 emplois, avec une prévision de 3000 à 4000 emploi de plus par an jusqu’en 2020. Et la grande majorité des entreprises de ce domaine ont moins de 10 salariés.

Si ce n’est pas un succès ! Sans compter que la plus part du web fonctionne avec du libre, et que les grosses boites genre GAFAM en utilisent beaucoup aussi.

Pourquoi le gouvernement ne s’y implique pas plus, n’en utilise pas plus ?

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

Politique :

économie & éducation

logiciels privateurs vs logiciels libres

 

Grosse déception : ce moi-ci, compte-tenu de l’actualité, je vais devoir revenir sur un sujet longuement abordé il n’y a pas bien longtemps. Je vais donc refaire un « mini-dossier » avec la dernière grosse actualité du moment … que voici :

Un nouveau partenariat a été signé entre Microsoft et l’Éducation nationale pour accélérer la numérisation de l’école. Mais à quoi vont servir les 13 millions d’euros que Microsoft a mis sur la table ?

« N’hésitez pas à proposer », répond le cabinet de la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, aux défenseurs du logiciel libre qui s’insurgent de l’accord signé lundi avec Microsoft.

Lundi, Numerama rapportait l’accord signé entre la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et Microsoft, par lequel la firme de Redmond investira 13 millions d’euros pour faire entrer Office365 dans les écoles, former des enseignants, ou contribuer à l’équipement des élèves en tablettes.

L’accord (.pdf) prévoit notamment une « mise à disposition de l’écosystème Cloud de Microsoft (Office 365 Education, Microsoft Azure Directory, etc…) pour tous les établissements scolaires du Plan Numérique à l’École qui le souhaiteraient », et de « co-construire avec le Ministère et les utilisateurs terrain des situations expérimentales de déploiement s’appuyant sur l’écosystème Microsoft ».

« Des algorithmes d’analyse de la performance des élèves et étudiants »

Mise à jour 3 décembre 2015 : Framasoft co-signe, avec de nombreuses associations et syndicats, un communiqué de presse dénonçant un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale.

C’est depuis les années 1970-1971 que le gouvernement français élabore et met en œuvre des plans informatiques (« numériques » dit-on aujourd’hui) pour l’Éducation Nationale. L’année la plus marquante, qui a fini par introduire vraiment des ordinateurs entre les murs de nos écoles, ce fut 1985 avec le lancement du plan Informatique Pour Tous (IPT) par L. Fabius.

La firme Microsoft a petit à petit avancé ses pions au cœur de l’Éducation nationale et, depuis lors, nous assistons à des accords réguliers entre le ministère et Microsoft, chiffrant l’usage de ses produits à plusieurs millions d’euros à chaque fois… avec un succès pour le moins mitigé. À tel point que les citoyens se sont récemment mobilisés autour de cette question en plébiscitant l’usage de logiciels libres dans les services publics lors de la consultation numérique initiée par la ministre Axelle Lemaire.

Et pourtant, comme un pied de nez à cette consultation, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a signé pas plus tard qu’hier un énième accord avec Microsoft. 13 millions d’euros pour s’assurer que les collégiens et collégiennes utilisent quotidiennement des logiciels et comptes Microsoft (quitte à fournir les tablettes). Cet argent servira donc à épier le comportement des élèves (pour leur fournir un « service personnalisé ») ainsi qu’à la formation de leurs enseignant-e-s à ces logiciels privateurs.

L’Éducation Nationale signe un accord avec Microsoft pour 13 millions d’euros. C’est affligeant je trouve…

Dès leur plus jeune âge, dans des écoles de la République, les enfants vont être analysés et pistés par une société privée.

Dès leur plus jeunes âges, dans des écoles de la République, les enfants vont être embrigadés à l’utilisation de produits et technologies propriétaires.

C’est une honte pour l’éducation, et le gouvernement. Alors qu’il y a peu, dans le projet de loi sur le numérique, les logiciels libres étaient si largement plébiscités (mais pas entendu, étonnant). A l’heure où les problèmes et les révélations sur le non respect de la vie privée, l’espionnage par de grands groupes ou des services secrets, prennent de plus en plus d’ampleur, le gouvernement impose des logiciels privateurs dans l’Éducation Nationale, une fois de plus…

Paris, le 3 décembre 2015. Communiqué de presse.

Lundi 30 novembre 2015, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la signature d’un partenariat entre Microsoft et son ministère. Les organisations signatrices de ce communiqué dénoncent une collusion d’intérêts : ce partenariat prévoit de présenter une fois de plus aux élèves un logiciel privateur et des formats fermés comme seuls outils incontournables et par voie de conséquence la dépendance comme modèle à adopter. Tout cela tend à renforcer la position dominante de l’entreprise américaine, au détriment des logiciels libres et des formats ouverts, qui pourtant respectent les principes élémentaires de neutralité et d’interopérabilité.

Le collectif SavoirsCom1 est signataire du communiqué de presse  de l’April pour dénoncer  un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale. Le communiqué a été publié le 3 décembre 2015 sur le site de l’APRIL.
Le principe N°6 de notre manifeste soutient le principe de l’interopérabilité et de l’usage des logiciels libres.« 6. L’usage des logiciels libres est de nature à garantir aux utilisateurs la possibilité d’expérimenter, d’innover, de créer du code informatique ouvert et de qualité. L’approche par les communs ne favorise pas seulement l’ouverture du code, mais repose sur l’usage de protocoles et de standards ouverts. Elle valorise ainsi les dynamiques de leur appropriation, et, par conséquent, la réappropriation des enjeux et des données qui leur sont relatifs. »

12 organisations d’utilisateurs et d’éditeurs de logiciels libres ont signé ensemble un communiqué pour s’indigner de la signature d’un partenariat entre Microsoft et l’Éducation nationale.

La communauté du logiciel libre est en colère contre le gouvernement, et plus précisément contre le ministère de l’Éducation nationale, qui a signé le 30 novembre dernier un partenariat avec Microsoft accompagné d’une enveloppe de 13 millions d’euros.

Non seulement l’accord facilitera l’adoption par les écoles de logiciels de bureautique et de solutions de Cloud de Microsoft, mais en plus il confie à la firme de Redmond le soin de collecter et de traiter des data sur les élèves, pour évaluer leurs performances et proposer des exercices adaptés — le tout dans un cadre encore flou sur la protection des données privées, même s’il est affirmé qu’un soin particulier y sera apporté.

Dans une lettre ouverte, 12 organisations d’utilisateurs et d’éditeurs de logiciels libres se dressent contre le partenariat, qu’ils estiment manifester « une collusion d’intérêts ».

Que souhaitez-vous pour vos enfants !?

En Mai 2014, le Framablog publiait Fin du support XP, un collège espagnol migre vers Ubuntu

La personne à l’origine de cette migration, Fernando Lanero, était invité à l’Ubuntu party de novembre 2015 pour y donner une conférence. En tant que Framasoftien, j’ai été convié à participer à son intervention en voyant avec Fernando, pour effectuer la traduction de ce son support texte et diapositives de l’anglais vers le français.

Pendant sa conférence, il a donc parlé en anglais et j’ai traduirai son discours et les questions du public. Le support est ici fr : http://slides.com/genma/libertad-3-1

Textes et supports, en accord avec Fernando, sont sous licence CC BY SA
Version anglaise du texte disponible ici

LINUX POUR l’éducation, LINUX POUR LA SCIENCE

UBUNTU POUR LIBÉRER LES ÉCOLES

Que pouvons-nous faire !?

À mon humble niveau, je ne peux malheureusement rien faire … mais collectivement, il y a peut-être un espoir … en tout état de cause, c’est aux enseignant & aux familles de faire en sorte que les meilleures solutions (libres & respectueuses de la vie privée) soient mises en place & utilisées dans les écoles …

(j’aurais pu mettre ces billets dans la rubrique « coup de gueule » … mais la « place est prise » par une autre « urgence »…)

>>> Source(s) & plus d’infos @ mon gros dossier de la rentrée en 3 parties :

>>>Liens Bonus @ http://shaarli.sweetux.org/?do=tagcloud

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=EDUCATION

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=LOGICIELSLIBRES

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=LOGICIELPRIVATEUR

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=ECONOMIE

Sans oublier bien évidemment LA conférence de rms :

http://podcast.sweetux.org/2015/10/01/logiciels-libres-et-education/


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Thunderbird en danger !

 

Ce moi-ci, encore une déception (mais celle-ci était annoncée « de longue date ») :

La fondation Mozilla ne souhaite plus consacrer des ressources à Thunderbird, son client de messagerie. Mais elle ne veut pas non plus que le projet disparaisse : la recherche d’un « repreneur » est donc lancée.

L’avenir de Thunderbird ne s’écrira bientôt plus avec la plume de Mozilla. Le célèbre client de messagerie est en effet progressivement délaissé par la fondation. Ce n’est certes pas une surprise : les choses avaient été mises au clair pendant l’été 2012, dans un message publié sur un wiki maintenu par l’organisation : pour Mozilla, la priorité c’est Firefox — le navigateur web —, pas Thunderbird.

C’est un article que je craignais d’écrire depuis pas mal de temps. Je me suis d’ailleurs abonné à la mailing-list du projet depuis plusieurs semaines pour voir un peu ce qui s’y racontait. Et franchement ce que l’on peut y lire n’a rien de rassurant.

Je passe sur les interrogations sur le rôle de Mozilla et l’absence de moyens humains mis à disposition pour maintenir Thunderbird. A ce jour, Mozilla fournis la plateforme technique permettant la maintenance et la mise à disposition du logiciel.

Pourtant un noyau de contributeurs s’est regroupé et c’est à lui que l’on doit les récentes mises à jour sur Thunderbird, qu’ils en soient remercié.

Mais voilà qu’un membre de Mozilla lance un message en 12 points pour le moins négatifs pour l’avenir Thunderbird. Il y est en effet question de la pertinence pour Mozilla de conserver le projet en son sein. La question est ouvertement posée de trouver un relais pour prendre en charge le projet. Chaque dollar dépensé par Mozilla pour Thunderbird n’étant pas dépensé pour Firefox, c’est donc un problème. Mozilla doit être bien mal en point sur le plan financier pour en arriver à cette extrémité.

Lorsqu’il est question d’alternative, Thunderbird en est une intéressante par rapport à Microsoft Outlook. Cette application gratuite issue directement de la Fondation Mozilla cherche un repreneur.

Faute de moyens et ayant pas mal de travaux en cours au niveau du navigateur Firefox, la Fondation Mozilla souhaite se concentrer sur le navigateur qui est son produit phare.
D’après les informations fournies par Toolinux, ce logiciel n’évoluait plus de quelque temps et il se contentait de recevoir des mises à jour de sécurité ou de corrections de bugs.
Au final, si Thunderbird trouve un repreneur, cela pourrait donner un second souffle à ce logiciel phare au sein de la communauté du logiciel libre.

>>> Source(s) & plus d’infos @

https://www.mozilla.org/fr/https://www.mozilla.org/fr/thunderbird/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mozilla_Thunderbird


Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres nouvelles, avec quelques changements …

Cordialement,

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#1.4

1/ L’actualité des 2 mois écoulés :

L’actualité de ces dernières semaines a été chargée & compte-tenu des congés estivaux, je n’en ai pas autant diffusé via mon shaarli que je ne l’aurais fait habituellement, voici donc l’essentiel de ce que j’en ai retenu :

Paris, le 6 juillet 2015. Communiqué de presse.

Le 3 juillet 2015, Silicon.fr a révélé que la discussion autour des formats bureautiques de l’administration serait remontée jusqu’à l’Élysée. La DISIC (Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) souhaite en effet que ODF, le seul standard réellement ouvert de bureautique, soit désormais le seul recommandé par l’État. Le lobbying exercé par Microsoft s’est activé et, au plus haut niveau de l’État, on s’intéresserait à ce débat, ce qui n’est pas sans rappeler les épisodes de 2009 sur le référentiel général d’interopérabilité (RGI). L’April appelle le Président de la République et le gouvernement à ne pas céder aux mouvements d’influences et à agir dans l’intérêt à long terme de l’ensemble des citoyens français et de leurs administrations.
Le choix d’ODF dans le RGI : pour un standard ouvert incontestable

Paris, le 7 juillet 2015, communiqué de presse.

La dernière version de travail du RGI, avant la validation finale, maintient le format ODF comme format recommandé pour les documents bureautiques au sein des administrations. Cette nouvelle version du RGI énonce des critiques argumentées sur le format OOXML de Microsoft. L’April remercie la DISIC d’avoir su résister aux pressions et de continuer à agir dans l’intérêt à long terme de l’ensemble des citoyens français et de leurs administrations.

Les formats ouverts sont une nécessité dans une société numérique comme la nôtre !

Derrière ce titre gustatif se cache un jeu de mots dont j’ai honte. Comme vous vous en doutez, cet article va être consacré à la plus célèbre fille d’Ubuntu, j’ai nommé la LinuxMint en déclinaison Cinnamon. Cela faisait une petite éternité que je n’avais plus consacré d’article à la LinuxMint « principale ». Le dernier article remontait à mai 2013.

La version 17.2, troisième version basée sur la Ubuntu 14.04 LTS, est sortie le 30 juin 2015.

Du nom de code de Rafaela, elle propose Cinnamon 2.6 (à la naissance agitée, j’y reviendrais plus tard), des réglages affinés dans tous les domaines, un meilleur support pour l’usine à gaz qu’est l’UEFI, un noyau Linux 3.16 (comme celui qui propulse Debian GNU/Linux Jessie et la Linux Mint Debian Edition), ainsi qu’une logithèque mise au goût du jour.

Il s’agit d’une très bonne distribution que je recommande à celles & ceux qui savent déjà se servir d’un ordinateur (puisque pour les débutants, je recommande HandyLinux qui vient de sortir sa version 2.2 !  De plus Cinnamon est un environnement très intéressant & sympathique.
Une distribution comme HandyLinux, si petite et jeune soit-elle, demande tout de même une certaine organisation, des prises de décisions, des tâches à effectuer, une maintenance à assurer, un serveur à payer, etc.
Généralement, une distribution est construite par les développeurs, puis partagée sur le net via un site ou un dépôt. La communauté des utilisateurs prend alors le relais pour accueillir cette distribution et ses utilisateurs au sein d’un forum, distiller les news sur un blog, ouvrir un salon IRC et/ou Jabber, maintenir une documentation, assurer la traduction, etc.Sur HandyLinux, c’est légèrement différent : les rôles ne sont pas si clairs car notre collégialité n’est pas fixée :
BTRFS est un système de fichiers multi-racines intégré au noyau Linux en 2013 et déclaré stable. Il permet de stocker 16 millions de To par volume (16 Eo) et apporte de nombreuses fonctionnalités. Je vous laisse vous référer à la page Wikipedia.

Il va falloir que je me penche sur ce système … j’utilise Ext4 depuis 2006 !

Bien que Debian ait préféré le dérivé Libav de FFmpeg, après avoir examiné la situation, l’équipe Multimédia mainteneurs Debian a décidé de revenir à FFmpeg. Le retour à FFmpeg est fait pour des raisons de sécurité, la gestion de bug, les différences de fonctionnalités, les contributeurs amont et le choix fait par d’autres distributions. Le sujet  FFmpeg contre Libav a été largement débattu pendant des mois. L’annonce du retour de FFmpeg sur Debian en tant que fournisseur libav se trouve sur cette liste de diffusion.

L’actualité du RGI a été discutée lors d’une émission sur radio RMLL 2015 par Jeanne Tadeusz de l’April en compagnie de Laurent Séguin de l’Aful et Christophe de l’association la Mouette. D’une durée de 35 minutes, elle est à la fois une occasion d’expliquer ce qu’est le RGI, quels en sont les enjeux, l’historique et l’actualité en cours.

Titre : RGI
Intervenants : April, Aful, La Mouette
Date : 8 juillet 2015
Durée : 35 min
Lien : Le podcast au format ogg et mp3

Interopérabilité, j’en parlais justement au début de ce billet ! C’est quelque-chose d’important !

Déjà plus de 20 ans que les Vieilles Charrues font de la commune de Carhaix l’un des épicentres de la scène musicale française ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce qui est aujourd’hui l’un des plus gros festivals d’Europe, n’avait à sa naissance pas la moindre vocation musicale et encore moins de promouvoir GNU/Linux !

Désormais, quelque 225 000 spectateurs viennent vibrer chaque été au cœur de la Bretagne. Plus qu’un festival, les Vieilles Charrues, c’est l’envie de prendre son destin en main, de faire bouger les choses et de s’opposer au désert qui menaçait la région.

Après quatre jours d’un festival riche d’euphorie et de décibels qui aura attiré 225 000 spectateurs, les Vieilles Charrues reviennent du 16 au 19 juillet 2015 pour une 24ème édition en mode « Alice au pays des merveilles »

Depuis 2009, ce festival permet également la promotion de GNU/Linux durant quatre jours au travers d’un énorme webcafé tournant sur plateforme Ubuntu (2 000 festivaliers accueillis chaque jour !) avec la participation de Ubuntu-fr.org et de l’association infothema de Bégard.

Rien de tel qu’un bon festival de musique … et des logiciels libres !
Vous avez du voir que Dogmazic fait sont grand retours !
Red Hat a annoncé, le 4 juin dernier, les « Software Collections » en version 2.0. Il s’agit d’un canal (terminologie de Red Hat pour désigner un dépôt logiciel) contenant des logiciels dont les versions sont plus récentes que dans les canaux habituels de la distribution RHEL. Une variante communautaire de ce canal est aussi disponible sur le site Software Collections.
Je ne connais pas trop … je suis resté pour le moment du coté « .deb » de Debian …
… il faudrait que j’explore un jour cet « branche » dans l’arbre des distributions !

Alors, Windows ou Linux ? Peut être FreeBSD ou encore Mac OS ? À cette question, la majorité des interrogés répondront “Bah Windows, c’était déjà installé quand j’ai acheté mon PC et ça marche bien”.

En effet, Windows est aujourd’hui le système d’exploitation le plus populaire et le plus utilisé, un triomphe incontesté et incontestable parmi les OS sur les terminaux grand public. Alors, pourquoi changer ?

C’est une bonne question ! Pourquoi changer ? Et bien vous trouverez ici & (entre autre) quelques raisons que je pense être valables. Qu’en pensez-vous ?
Depuis des années sur ce blog, je chronique des distributions GNU/Linux, aussi bien des très bonnes distributions (comme les Debian GNU/Linux, Slackware, ArchLinux, Fedora Linux, Ubuntu et ses dérivées principales), comme les pires pollutions de trottoirs (comme les feues Micro-R OS, Pear OS, ColorwheelOS ou encore Update Ubuntu Mate OS).
C’est vrai que pour le néophyte, cette grande diversité peut paraître comme une faiblesse, moi, je la considère comme une force car ainsi il n’y a pas de monopole & la liberté de choix est vraiment là : ainsi chacun peut en pratique choisir LA distribution qui lui convient, qui lui ressemble (et si un jour celle-ci s’écarte des souhaits de l’utilisateur, celui-ci a encore le choix…).
L’été c’est le moment des vacances, le farniente, les apéros, la plage… Mais c’est également la période où l’on profite des longues journées et du beau temps pour faire des travaux dans la maison.
Notre pinchot se sentant l’âme d’un bricoleur a choisi de réorganiser son igloo. Mais avant de tout casser, il aimerait bien voir ce que ces aménagements pourraient donner. C’est là qu’il tombe sur ce superbe logiciel Sweet Home 3D qui va lui permettre de visualiser les agencements prévus.

C’est un superbe « petit » logiciel que je connais de longue date & utilise occasionnellement … je le recommande vivement !

Il y a un mois aujourd’hui commençait l’édition 2015 des RMLL à Beauvais. Nous vous proposons en seconde partie de dépêche un retour en forme de remerciements, les liens vers les vidéo-conférences, et quelques photos prises entre autre sur le Village du Libre.
Comme chaque année, les RMLL sont l’occasion de promouvoir les logiciels libres, mais aussi les matériels libres & plus généralement la culture libre auprès du grand public, afin de sensibiliser un maximum de personnes aux enjeux derrière ces notions.
Vous vous souvenez d’Ubuntu One, ce service de Canonical qui permettait de synchroniser des fichiers dans leur cloud ? Le service n’a pas fonctionné et avait été vivement critiqué à sa sortie car même si les clients étaient disponibles sous licence libre, ce n’était pas le cas du logiciel serveur.
Jeff Hoogland a annoncé il y a quelques jours, la sortie de Bodhi Linux 3.1.0. La nouvelle version de Bodhi Linux est importante car elle est la première version à être dotée du Moksha Desktop. « Cette version est plus importante pour l’équipe Bodhi que nos mises à jour des versions précédentes. La raison en est que cette version est la première à utiliser le bureau Moksha que nous avons dérivé de E17. Parce qu’il est construit sur la base solide que fournit E17, aussi cette première version du bureau Moksha est stable et est utilisable dans un environnement de production. Les utilisateurs actuels de Bodhi Linux 3.0.0 ne seront pas automatiquement migrés vers Moksha via les mises à jour du système. Ceux qui désirent migrer de leur bureau Enlightenment actuel vers Moksha peuvent le faire en suivant les instructions ici.  » Plus d’informations et fonds d’écrans sont disponibles dans l’annonce du projet.
Je suis curieux de tester ce nouveau desktop (car j’aimais bien la version E17  d’Enlightenment…)
Le projet GNOME fut fondé le vendredi 15 août 1997 par deux étudiants mexicains, Miguel de Icaza et Federico Mena Quintero, dont le but était de produire un environnement de bureau entièrement libre, élégant et simple à utiliser.
Gnome 2 était très bien (& Mate aussi), mais j’aime moins Gnome 3 (même s’il y a de petites choses sympathique), dommage…

La suite bureautique multiplateforme LibreOffice 5.0 a été publiée le 5 août 2015. Cette nouvelle version non finalisée est destinée aux utilisateurs expérimentés — les autres, tel que les entreprises et les administrations sont invités à rester sous LibreOffice version 4.4.5.

Nous vous proposons la traduction d’un billet du blog d’un meneur dans le développement de LibreOffice.

J’ai déjà eu l’occasion d’utiliser cette nouvelle version : elle marche plutôt bien (je n’ai rencontré aucuns soucis particuliers).

Plasma, KDE Frameworks et KDE Applications suivent un cycle de développement indépendant les uns des autres depuis la fin de KDE 4. Cependant, le hasard fait que cette fois-ci on assiste à la sortie rapprochée de ces trois projets.

À la sortie de Plasma 4.11, la dernière version basée sur Qt4, les développeurs ont promis de maintenir cette dernière pendant deux ans, en corrigeant les bogues mais sans rajouter de fonctionnalités afin d’assurer une transition douce vers Plasma 5. Cette période étant écoulée, la sortie de Plasma 4.11.22 marque la fin de l’ère KDE 4. Mais la succession est maintenant vraiment mûre et devrait arriver massivement dans nos distributions favorites.

Ça fait longtemps que j’ai utilisé KDE (ça n’était vraiment pas mon environnement favoris, je lui préfère de loin XFCE), je vais devoir m’y remettre pour me tenir informé des dernières nouveautés.

Tout ceci me donne l’idée de faire prochainement un dossier sur les environnements de bureau

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

INVENTONS L’ÉCOLE DE DEMAIN – Partie 1 :

LOGICIELS LIBRES & ÉDUCATION

Petits rappels de deux définitions importantes pour débuter la première partie de ce dossier qui sera constitué en grande partie d’extraits des différentes publications citées en fin de celui-ci:

EDUCATION :

L’éducation est, étymologiquement, l’action de « guider hors de », c’est-à-dire développer, faire produire. Il signifie maintenant plus couramment l’apprentissage et le développement des facultés physiques, psychiques et intellectuelles, les moyens et les résultats de cette activité de développement. L’éducation humaine inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique et de la période historique.

Chaque pays dans le monde dispose de son propre système éducatif, avec un rôle traditionnellement dévolu aux parents d’un enfant (ou à leur substitut) d’amener cet enfant aux mœurs de l’âge adulte, et une intervention souvent croissante des États.

L’éducation est considérée comme un élément important du développement des personnes, d’où le développement d’un droit à l’éducation. Un système éducatif performant est donc un avantage majeur. Inversement, être privé d’éducation sera considéré comme un lourd handicap.

LOGICIEL LIBRE :

Un programme est un logiciel libre si vous, en tant qu’utilisateur de ce programme, avez les quatre libertés essentielles :

  • la liberté d’exécuter le programme comme vous voulez, pour n’importe quel usage (liberté 0) ;

  • la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu’il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez (liberté 1) ; l’accès au code source est une condition nécessaire ;

  • la liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin (liberté 2) ;

  • la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l’accès au code source est une condition nécessaire

Je vous invite à écouter plus particulièrement la conférence de ‘rms’ que j’ai enregistrée au printemps dernier @ BREST : Il y aborde l’ingénierie inverse, la mission sociale de l’éducation (à certaines valeurs…), mais aussi les outils pédagogiques qui doivent être sous licence libre afin de favoriser le partage. Il y aborde aussi les sujets suivants : cloud & SAAS (en précisant que confier ses données à des tiers c’est une perte de contrôle de son informatique, et que les écoles devraient s’interdire de créer des comptes aux élèves chez les GAFAM). Mais j’aborderais certains de ces différents points dans les prochaines parties de ce dossier.

Quel est le lien entre logiciel libre et éducation ?

La liberté du logiciel joue un rôle fondamental dans l’éducation. Les établissements d’enseignement de tous niveaux doivent utiliser et enseigner le logiciel libre car seul celui-ci leur permet de remplir leurs missions essentielles : diffuser le savoir et préparer les élèves à être de bons membres de leur communauté. Le code source, ainsi que les méthodes du logiciel libre, font partie des savoirs humains, alors qu’au contraire le logiciel privateur1 fait intervenir un savoir secret, fermé qui est à l’antipode de la mission des institutions éducatives. Le logiciel libre est une aide à l’éducation, quand le logiciel privateur l’interdit.

Le logiciel libre n’est pas limité à son aspect technique ; il a aussi une dimension éthique, sociale et politique. Il s’agit des droits de l’homme que les utilisateurs de logiciel devraient posséder. La liberté et la coopération sont deux valeurs essentielles du logiciel libre. Le système GNU implémente ces deux valeurs, ainsi que le partage, car le partage est bon et bénéficie au progrès de l’humanité.

Pour en savoir plus, reportez-vous à la définition du logiciel libre et à notre article : Pourquoi le logiciel doit être libre.

Téléchargez et regardez cette vidéo de six minutes, sous-titrée en français au format libre Ogg Theora (ogv) dans laquelle Richard Stallman explique brièvement et précisément les grands principes du logiciel libre et leurs rapports à l’éducation:

http://www.gnu.org/education/rms-education-es.fr.ogv

***

Les logiciels libres dans l’enseignement

Les théorèmes, formules ou encore les démonstrations mathématiques sont libres depuis toujours. Ils ont été établis par des savants conscients que leur apport à la société devait profiter à tous, sans entrave [1]. Nous n’avons en effet pas besoin d’acheter une licence pour pouvoir utiliser le théorème de Pythagore ! De plus, nous pouvons nous baser librement sur les travaux du philosophe et mathématicien grec pour élaborer de nouvelles théories.

L’éducation au sens large, bien au delà du domaine restreint des mathématiques, doit être libre, accessible à tous et indépendante des principaux centres de pouvoirs (politiques, financiers, économiques,…). Une de ses vocations principales est justement de perpétuer de générations en générations, les valeurs et connaissances qui ont permis de construire notre civilisation.

Les logiciels libres permettent de dynamiser les échanges collaboratifs, notamment entre institutions liées à l’enseignement. Si un besoin spécifique émerge dans une école, un logiciel remplissant ce besoin peut être développé, en collaboration avec d’autres écoles. En fin de compte, tout organisme intéressé (qu’il ait participé à l’élaboration du logiciel ou non) peut en profiter librement, sans avoir à débourser quoi que ce soit.

Voici quelques exemples de logiciels libres destinés à l’enseignement (soit pour l’organisation de l’enseignement, soit pour l’enseignement pédagogique destiné aux élèves et étudiants) – extraits :

Destinés aux enfants, élèves, étudiants,…

  • GCompris – Logiciel éducatif qui propose des activités variées aux enfants de 2 à 10 ans.
  • TuxMath – Logiciel de la suite Tux4Kids orienté sur l’arithmétique pour les enfants.
  • OOo4Kids – Suite bureautique allégée pour les enfants.
  • Kgeography – Outil d’apprentissage de la géographie.
  • GNUsolfège – Logiciel d’entraînement au solfège.
  • Stellarium – Planétarium.
  • Avogadro – Visualiseur et éditeur de molécules en 3D.

Destinés aux enseignants

  • Pyromaths – Générateur de fiches d’exercices de mathématiques au format pdf.
  • LESOL – Laboratoire de langues et d’Enseignement en Standards Ouverts et Logiciels Libres.
  • Dokeos – Suite e-learning complète. Elle fournit aux entreprises, écoles et administrations les outils dont elles ont besoin pour produire des cours, organiser la formation et assurer l’interaction et le suivi des stagiaires.
  • Claroline – Plate-forme Open Source de formation à distance et de travail collaboratif.

Il en existe pour tous les goûts et tous les besoins

Tout comme il existe des logiciels éducatifs pour les enfants, il existe également des distributions Linux dédiées à l’éducation :

  • PrimTux : c’est une distribution, développée en collaboration avec ASRI éducation, basée sur Debian qui est simple & intuitive. Elle est adaptée à l’école primaire & conviendra parfaitement aux élèves, mais aussi aux enseignants. Elle n’est pas seulement une distribution éducative, c’est aussi un guide d’intégration du numérique en classe & des favoris pour aider à la préparation…Primtux-banniere.png
  • ASRI Education : c’est un système complet, basé sur le travail de la distribution Toutou Linux, qui s’installe à la place de Microsoft Windows et vous propose un environnement stable pré-configuré pour un usage scolaire (enfant ou adulte). Il propose des outils et logiciels variés pour la maternelle, l’élémentaire ou niveau adulte &  comprend une grande quantité de logiciels pédagogiques ou éducatifs triés et sélectionnés.Asriedu-edu-livecd.png
  • FramaDVD École : c’est une contribution pour le développement des TUIC (Techniques Usuelles de l’Information et de la Communication) et en particulier des logiciels libres dans les classes.dvd L’objectif de ce DVD est d’offrir aux élèves et aux enseignants tous les outils pour utiliser les TUIC régulièrement dans leurs apprentissages. Ce DVD a été conçu spécialement pour les élèves et les enseignants des écoles maternelles et élémentaires. Il peut tout aussi bien être utilisé en classe qu’à la maison. Il contient de nombreux logiciels, une encyclopédie pour enfants, des ressources pédagogiques libres & la distribution ASRI Éducation.

 

  • Scolbuntu : c’est une distribution dérivée d’Ubuntu à destination des écoles qui s’inscrit dans l’idée de l’adaptabilité & de la simplicité. L’objectif est d’offrir aux écoles un système d’exploitation simple & rapide afin de promouvoir l’esprit du logiciel libre & des ressources éducatives.

***

Rappelons à l’occasion l’article de Richard Stallman : Pourquoi les écoles devraient utiliser le logiciel libre et l’enseigner :

Petite mise en lumière d’un article du site de Free Software Foundation de Richard Stallman.

Quand on regarde ce qui a été fait dans ce domaine à l’Éducation nationale française ces cinq dernières années (à savoir pas grand chose), on se dit qu’il y a encore du pain sur la planche…

On notera que l’on n’oppose pas outils et savoirs informatiques et que dans les deux cas le logicel libre est plus que pertinent.

URL d’origine du document

Free Software Foundation – licence Creative Commons By-Nd
Version du 2 février 2012 – Traduction  : Pierrick L’Ébraly

Les écoles devraient apprendre à leurs élèves à devenir les citoyens d’une société forte, compétente, indépendante et libre.

Ce sont les raisons principales pour lesquelles universités et écoles de tous niveaux devraient n’utiliser que du logiciel libre.

>>> suite @ http://framablog.org/2012/03/06/ecole-logiciel-libre/

***

Dans ce contexte, on peut se poser les questions suivantes :

  • Pourquoi un tel lobbying de Microsoft (& Apple) dès l’école primaire ?
  • Pourquoi l’Éducation Nationale se laisse « séduire » par Microsoft (& Apple) ?

 

Voici donc quelques articles abordant ces problématiques :

Comment Microsoft cherche à s’imposer dans les écoles françaises

Au début du mois, le magazine Spécial Investigation de Canal+ a diffusé un reportage réalisé par Pascale Labout consacré à « l’école du futur », en s’intéressant notamment au lobbying exercé par les multinationales, et en particulier par Microsoft, pour intégrer les salles de classe et écarter les logiciels libres.

Le documentaire s’attarde sur la classe immersive de Microsoft créée pour vanter ses solutions d’éducation interactive, sur son très discret mais très important sponsoring des forums des enseignants innovants parrainés par l’éducation nationale, sur la Journée académique de l’innovation et du numérique éducatif organisée par l’Académie de Paris… au siège de Microsoft, ou encore sur le lobbying exercé par le Syntec contre un amendement qui prévoyait de donner la priorité aux logiciels libres dans l’éducation nationale.

Cette partie du reportage a été mise en ligne par le site Romain Lubrique, consacré au domaine public :

J’en viens donc à vous livrer ici la conférence TedX du fondateur de FRAMASOFT :

Éducation : priorité au logiciel libre ou respect de la « neutralité technologique » ?

On commence à connaître la chanson et elle est emblématique de l’époque actuelle  : le privé qui s’alarme et demande au public de le soutenir sur le dos des biens communs.

Ici nous sommes dans le secteur sensible de l’éducation et pour refuser la priorité aux logiciels libres on est prêt à tout, comme sortir du chapeau la notion pour le moins vague et floue de « neutralité technologique » (sans oublier le FUD sur l’innovation, la croissance, la destruction d’emplois, toussa…)

L’école selon Microsoft : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer l’éducation privatrice et fermée

Deux ans après la convocation d’une centaine d’inspecteurs de l’Éducation nationale au siège de Microsoft France, l’April, Framasoft, le CNLL, SavoirsCom1 et l’Aful s’étonnent d’une nouvelle entorse à la neutralité scolaire et à l’intérêt du service public d’éducation.

& la conclusion à ce sujet de la part du collectif SAVOIRCOM1 :

« Le numérique est un processus qui transforme l’ensemble de la société en modifiant l’appropriation et le partage des connaissances. Il est essentiel que les politiques publiques en tiennent compte et préservent tout autant que promeuvent ce qui en est le cœur : la création et le partage des biens communs informationnels. »

Si vous avez un peu de temps devant vous, je vous invite à regarder la conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l’information ?

Quelques extraits pour se motiver 😉

« Si l’école doit être quelque chose, elle doit essayer de n’être ni l’école de l’initiation, ni l’école de l’apprentissage. Elle doit être au contraire l’école où on apprend à maîtriser les choses pour ne pas dominer les Hommes. »

« Il faut cesser d’opposer l’enseignement de la programmation d’une part et l’enseignement des usages, c’est important mais ça c’est l’école des maîtres et des esclaves. Ce qu’il faut enseigner, vite et à tous, c’est la science, pas la technologie ou l’usage. C’est en amont de la programmation, l’algorithmique. C’est en amont, de telle instanciation, du codage, du chiffrement, la théorie, quelque chose qui comme les maths n’ont besoin que d’une craie et d’un tableau noir. »

« L’école est le lieu, l’enjeu d’un affrontement colossal entre ceux qui voudraient ceux qui voudraient qu’elle reste l’école de la liberté et ceux qui voudraient en faire autre chose, une école qui serait cliente captive d’un marché, des industries numériques pour l’éducation. »

« On peut difficilement enseigner la liberté avec des outils qui cherchent à dominer. Ça va être compliqué d’utiliser des outils qui sont faits pour ne pas être partagés pour apprendre à des élèves à partager. Ça va être compliqué d’enseigner à des élèves comment il faut protéger ses données en utilisant des réseaux sociaux qui sont faits pour justement les capturer. Bref apprendre l’ouverture avec ce qui est fait pour fermer, c’est compliqué. »

« L’école a tout à apprendre de la culture des hackers. Il faut apprendre à travailler comme des hackers. Nietzsche a une formule magnifique il dit « Plutôt périr que travailler sans joie ». On peut vouloir travailler comme un maître ou travailler comme un esclave. On peut aussi faire de sa vie quelque chose de plus joyeux, aimer son travail. On peut apprendre à aimer son travail à l’école. On peut apprendre à exister par la valeur de ce qu’on fait, par la valeur de ce qu’on montre, par l’image qu’on a, et pour ça, et bien le logiciel libre pourrait nous aider pour refonder l’école, pour apprendre à collaborer, pour apprendre à partager, pour apprendre à bricoler, produire ses propres outils, se former, se former sans cesse, être en veille permanente. Toutes ces qualités qui sont celles des hackers ce sont celles qu’on attend d’un élève. »

« Alors je reviens à Marx. Au 19ème siècle, il avait posé une bonne question  : « À qui appartiennent les moyens de production  ? » Et bien les moyens de production des contenus et des outils de l’école doivent appartenir à l’école. Donc la question du logiciel libre n’est pas une petite question, c’est la question même de l’école. Et la question n’est pas à l’utilisation. C’est de se mettre à l’école de ce mode de production, pour produire les savoirs, les contenus, pour rendre possible une éducation, une instruction des élèves qui leur permette d’accéder à la liberté, non par la technologie ou par les usages, mais par la science. »

***

Il est donc indispensable de rejeter ces outils numériques  » privateurs « 

& de favoriser l’usage d’outils numériques (& de ressources éducatives) « libres ».

Voici donc quelques initiatives à encourager & qui peuvent servir d’inspiration pour de nouvelles (c’est aussi ça la force du libre) :

Des parcours pédagogiques ludiques avec JLoDB | Framablog

Ces dernières années, il n’y a pas de formation pour enseignants, de lettre ministérielle, d’exposition à destination des enfants qui ne parle pas de « parcours pédagogique ». Derrière ce grand terme fourre-tout on trouve globalement l’idée de faire passer l’apprenant par différentes étapes afin de lui permettre d’acquérir une notion, une compétence… Si on veut que ce parcours soit réellement pertinent et utile, il doit pouvoir s’adapter aux différents utilisateurs. C’est là que l’utilisation d’outils numériques peut prendre tout son sens.

Quelques outils existent dans l’univers du libre. L’association Sésamath développe par exemple le superbe projet J3P, très orienté pédagogie, qui permet à l’élève de créer son parcours parmi les différents exercices planifiés par l’enseignant en fonction de ses réponses.

Agrégation et logiciels libres – LinuxFr.org

Comme annoncé dans la dépêche de 2013, cette année les concours de recrutement des professeurs agrégés de mathématiques (agrégation interne et externe de Mathématiques) n’utilisent plus que des logiciels libres.

Depuis quelques années, les concours se passent sur ClefAgreg, une clef USB « live » téléchargeable et autonome, fonctionnant désormais indifféremment sur PC ou sur Mac (intel). Cette clef autonome peut se personnaliser via l’ajout d’extensions (images sqh dans les faits). Elle a notamment été la source de la clef ISN, distribuée aux enseignants lors de la création de l’option Informatique et Sciences du Numérique dans les classes de Terminale scientifique..

Fonctionnant d’abord sur des machines Windows / Linux avec 4 logiciels dont 3 propriétaires, l’agrégation externe aura donc abandonné Windows en 2007 puis les logiciels propriétaires en 2015. Il est possible de télécharger une clef reproduisant l’environnement depuis 2007. L’agrégation interne a introduit l’utilisation de logiciels vers 2010 et le concours se déroule depuis lors sur ClefAgreg.

Une initiative à généraliser pour favoriser la mise en œuvre de solutions libres dans l’Éducation nationale | April

L’April salue l’initiative de la Délégation académique au numérique éducatif (DANE) de l’académie de Versailles, qui a confié à Louis-Maurice De Sousa la tâche « d’accompagner les établissements scolaires, les personnels d’encadrement ainsi que les collectivités locales dans leurs projets de mise en œuvre des solutions libres et des formats ouverts ». L’April appelle chacune des académies à s’inspirer de cette bonne pratique afin d’accompagner la promotion et la diffusion de ressources libres auprès de tous ses personnels d’éducation et auprès des collectivités locales.

Vmarker : un tableau numérique interactif libre | Framablog

Les tableaux numériques interactifs sont de plus en plus présents au sein des salles de classes. Même si ce matériel ne change pas en soi la manière de travailler (on peut voir des TNI utilisés de manière très frontale), ils ouvrent des possibilités intéressantes en termes d’interactions avec et entre les élèves ainsi qu’au niveau de la richesse des ressources proposées.

Mais un TNI pose deux grands problèmes aussi bien au niveau du logiciel que du matériel : le coût et un écosystème privateur.

Pour ce qui concerne le logiciel, le logiciel libre OpenSankoré fait des merveilles et peut être utilisé avec n’importe quel TNI. Au niveau du matériel, plusieurs bidouillages étaient possibles notamment le célèbre TNWii mais rien qui n’était réalisable par n’importe quel enseignant.

Depuis quelque temps, il existait un petit boitier économique permettant de transformer votre vidéoprojecteur en TNI : Vmarker. Et voici que depuis février, les développeurs de ce projet ont choisi de libérer aussi bien les composants logiciel et matériel de ce produit.

La suite libre AbulÉdu fait peau neuve – LinuxFr.org

AbulÉdu est une suite logicielle destinée à équiper les écoles. Créée en 1998, cette suite est maintenant utilisée sur un parc de 2.500 serveurs installés et environ 50.000 utilisateurs. Sous licence GPL, la suite est supportée par Ryxéo, garantissant sa pérennité et assurant son support sans nécessiter la présence d’un geek sur place.

La suite logicielle AbulÉdu est complétée par des ressources éducatives libres (Le Terrier, Pédagosite, …) élaborées principalement par des enseignants. Ces ressources ainsi que que les logiciels doivent être périodiquement réactualisés. C’est l’objet de cette nouvelle version.

Appel pour l’interopérabilité dans l’Éducation nationale

Je signe pour l’interopérabilité dans l’Éducation nationale :
Je demande la mise en place d’une règle simple et claire dans l’Éducation nationale :toute mise à disposition de documents au sein du service public de l’Éducation nationale et tous les échanges de documents bureautiques (texte, tableur, présentation) doivent se faire dans des formats de fichiers ouverts.

Fin du support XP, un collège espagnol migre vers Ubuntu – Framablog

Migrer vers Ubuntu pour un utilisateur habitué à Windows est aujourd’hui une opération relativement aisée, en particulier parce que l’on bénéficie de l’aide de la communauté à chaque étape (n’hésitez pas à rejoindre l’Ubuntu party à la Villette et des évènements libristes partout en France). Cependant, le seul fait de changer d’habitudes demeure un peu délicat et demande un temps d’adaptation à chacun. Imaginez ce que doivent être ces petites difficultés lorsque une communauté scolaire entière franchit le pas : institution, enseignants, élèves, matériels… autant d’écueils sur la voie Libre qu’un collège espagnol est en train de franchir, grâce à un activiste convaincu et passionné.

Choisir la migration c’est d’abord lutter contre une inertie de l’institution, plus prompte à conclure des contrats léonins avec Microsoft qu’à s’embarrasser de scrupules. C’est aussi s’efforcer d’échapper à une alternative pénible : être soumis à l’obligation de payer de coûteuses licences ou inviter les utilisateurs à l’illégalité en les piratant plus ou moins discrètement.

Le Master Ingénierie du Logiciel Libre (I2L) et l’apprentissage – LinuxFr.org

La voie de l’apprentissage est aujourd’hui un excellent dispositif pour augmenter l’interaction entre formation et entreprise et pour mieux intégrer l’étudiant à une dynamique professionnelle. De plus, le Master I2L faisait déjà la part belle aux intervenants extérieurs en deuxième année, mais grâce à l’apprentissage nous avons étendu les interventions professionnelles sur les deux années afin de mener des projets d’envergure (et libres, naturellement) en partenariat avec les entreprises accueillants des apprentis.

Le Master I2L est donc resté fidèle à sa démarche initiale : promouvoir le Logiciel Libre et ses technologies phares, faire prendre conscience des problématiques économiques, légales et organisationnelles.

Dans ce cadre, l’objectif est donc la formation d’informaticiens de haut niveau capables de mener à bien la mise en place de solutions informatiques basées sur l’intégration de produits et technologies issus du monde du logiciel libre et d’accompagner les organisations dans des processus de migration vers les logiciels libres ou d’intégration de ces logiciels

Logiciels et matériels libres font le bonheur de l’éducation – Framablog

Avec du logiciel et du matériel libres, on est aujourd’hui en mesure de proposer des cours tout à fait passionnants, ouverts, modulables et sans entrave à la création.

Le témoignage d’un prof qu’on aurait bien aimé avoir lorsqu’on était jeune.

Un programme universitaire qui enseigne l’interaction homme-machine avec du logiciel et du matériel libres.

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Vous trouverez la suite de ce dossier dans un prochain billet qui sera publié sur mon second blog dans quelques jours …

 

>>> Sources & plus d’infos @

 

>>> Liens vers les 3 parties de ce dossier @

>>> Liens Bonus @


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Ce moi-ci, ça sera sous la forme d’un « mini-dossier » avec divers extraits de billets publiés au cours de l’été :

Windows 10 est-il un système d’exploitation diabolique ? – Korben

Windows 10 est-il un système d’exploitation diabolique ?

Croyez-le ou non, Windows 10 est un excellent système d’exploitation.

Je l’utilise depuis les toutes premières preview et il faut bien le dire, Microsoft a fait un excellent boulot. Seulement, voilà… Microsoft a fait un choix stratégique qui est le même que celui de Google ou Apple (entre autres).

Microsoft et MS-Windows 10 : l’espiogiciel géant caché sous la forme d’un OS sera-t-il l’objet d’une prise de conscience ? | Le Weblog de Frederic Bezies

Il ne se passe plus une semaine depuis la sortie de MS-Windows 10 sans qu’un nouveau scandale ne vienne ternir le dernier né de Microsoft.

Voici une chronologie non-exhaustive des principaux « scandales » que j’ai pu trouver :

Je publie avec un énorme décalage temporel, la faute à un planning particulièrement chargé en ce moment.

Il y a quelques semaines, j’ai observé la réaction de nombreux utilisateurs face à Windows 10 et à sa gestion de la vie privée des utilisateurs.

Windows 10 fait sa rentrée : une opportunité pour le logiciel libre ? | spirale.io

Une rentrée de plus, que dire ?

Microsoft a lancé son nouvel OS cet été, le Windows 10. Une version qui s’assume, la version que Microsoft aurait du sortir depuis longtemps : celle qui contrôle tout et espionne tout afin de protéger violemment les intérêts de la compagnie mère contre l’utilisateur frauduleux. Car oui, pour une multinationale qui veut faire de l’argent, l’utilisateur est un problème : il ne rapporte jamais assez d’argent.

Windows 10 remonte tout à son maitre, vos données, votre navigation internet, les logiciels que vous utilisez et stoppera dans le futur vos logiciels piratés. Finis les Microsoft Office crackés, les Photoshop gratuits et les jeux piratés.

Est-ce un mal au final ?

La FSF dénonce Windows 10 et appelle à passer au logiciel libre

Alors que Microsoft déploie son nouveau OS, la Free Software Foundation publie un article dans lequel l’organisation invite le public à opter en faveur des logiciels libres, en pointant les risques que fait peser Windows 10 sur la vie privée.
Je ne cacherai pas ma méconnaissance du monde Windows, elle est décrite dans cette interview. Je ne cacherai pas non plus mon aversion pour les logiciels propriétaires en général, ceux de Microsoft en particulier. Il parait qu’en ce premier jour du mois d’août 2015 sort la version 10 du fameux système de Microsoft : Windows. Et il paraît même qu’il est gratuit !
Un Windows gratuit ? Oui, en apparence, mais pas tout à fait en réalité.

Je vous invite bien évidemment à lire l’intégralité de ces billets sur leurs sites d’origine.

Vous comprendrez par là que je n’aime pas du tout ce nouveau système d’exploitation « privateur », surtout en raison des choix « éthiques » (BIGBROTHER INSIDE !).

C’est pourquoi je vous recommande de vous tourner vers la distribution GNU/Linux (ou BSD) de votre choix … la liste est longue & vous devriez y trouver votre bonheur !

>>> Source(s) & plus d’infos @


 

Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

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#1.0

#1.0

La culture libre est un mouvement social qui promeut la liberté de distribuer et de modifier des œuvres de l’esprit sous la forme d’œuvres libres par l’utilisation d’internet ou d’autres formes de médias. Le mouvement de la culture libre puise sa philosophie de celle du logiciel libre en l’appliquant à la culture, dans des domaines aussi variés que l’art, l’éducation, la science, etc.

Le présent blog sera plus particulièrement consacré à l’informatique… avec toujours les mêmes objectifs :

Faire connaître les distributions GNU/Linux

& les Logiciels Libres …

Défendre la neutralité d’internet

Les mécanismes juridiques des licences libres attachées à la culture sont également inspirés du logiciel libre ; l’utilisation des licences art libre ou Creative Commons a ainsi permis l’émergence de la musique libre et de l’art libre.

La culture libre défend notamment l’idée que les droits d’auteurs ne doivent pas porter atteinte aux libertés fondamentales du public. Elle agit, entre autres en utilisant de façon détournée les monopoles accordés par les droits d’auteur, à travers des licences libres, cela afin d’autoriser précisément les usages que ces lois proscrivent par défaut.

Le point de départ de la culture libre, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est la création du mouvement du logiciel libre et du projet GNU par Richard Stallman en 1984. Une véritable communauté se crée autour du logiciel libre dans laquelle commence à se développer un ensemble de références culturelles.

Au vu du succès du logiciel libre, les licences libres ont été appliquées à d’autres domaines, avec la création de l’encyclopédie Wikipédia en 2001, puis avec la naissance de l’art libre, et notamment de la musique libre avec la création du site musique-libre.org en 2004, puis Jamendo en 2005. En parallèle, une partie de la communauté du libre s’attache à défendre un internet libre, avec notamment la création du collectif La Quadrature du Net en 2008.

***

Chaque semaine,  il devrait donc y avoir 1 billet sur l’un de mes blogs … le 7 de chaque mois sur  infolibre.sweetux.org

Ces billets mensuels devraient avoir la « forme » suivante (qui évoluera probablement avec le temps) :

(un peu à la manière d’une newsletter ou d’un podcast avec un enchaînement de rubriques régulières … parfois il y aura peut-être des « bonus »)

1/ L’actualité du mois écoulé :

Extrait(s) & Commentaire(s) :

>>> Source(s) & plus d’infos @

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org

2/ Le dossier du mois :

Extrait(s) & Commentaire(s) :

>>> Source(s) & plus d’infos @

>>> Lien Bonus : (variable en fonction du sujet)
http://shaarli.sweetux.org/?do=tagcloud

3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Extrait(s) & Commentaire(s) :

>>> Source(s) & plus d’infos @

Ces informations seront principalement issues de mes nombreuses « sources libres » & auront probablement déjà été diffusé via mon framanews, mon shaarli et/ou l’un des flux rss disponible dans les « single widget area » (en bas de chacune des pages & billets de mes différents blogs wordpress).

Il est très probable également que je reprennes régulièrement « en italique » comme ici aujourd’hui quelques extraits issus par exemple de l’encyclopédie  libre Wikipédia


Bonus :

Cette petite vidéo déjà diffusée en décembre dernier sur mon ancien blog :

 

 

Bon visionnage.

>>> Plus d’infos @ http://blog.sweetux.org/post/2015/04/01/Programme-prévisionnel &

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