#2.32 La sélection de mai 2018 @lmpc

Comme chaque mois, vous trouverez ci-après quelques liens issus principalement de mes autonews (et/ou de mon shaarli) … & puisque « en mai, fait ce qu’il te plait », vous aurez droit à un bonus complémentaire suite aux RML#11 organisées par Penn ar Ğ1 !

+ BONUS @

Combattre la pauvreté et la précarité en Europe : que proposent les défenseurs d’un revenu de base européen ?
Comment l’Union Européenne peut-elle apporter une réponse aux bouleversements du marché du travail ? Alors que 40 % des employeurs peinent à trouver des candidats avec les bonnes compétences, le travail précaire ne cesse d’augmenter. Les prochaines élections européennes auront lieu en mai 2019. Il est temps de mettre le revenu de base sur le devant de la scène. Comment préparer le débat auprès des candidats ?
La monnaie libre pour une économie du Libre – LinuxFr.org
Certains ici auront probablement déjà entendu parler du concept de monnaie libre et peut-être de sa première mise en pratique : la Ğ1 (généralement prononcée « june »).
J’ai pensé qu’une courte présentation sur ce site serait une bonne idée car nous sommes assez nombreux à penser que cette monnaie est parfaitement en adéquation avec la mise en place d’une économie dans l’esprit des logiciels libres : économie de la synergie, du partage spontané, du financement participatif et du don.
Bonne lecture ! 🙂

+ BONUS « spécial » à l’occasion des Onzième Rencontre des Monnaies Libres à DOUARNENEZ :

Pour faire suite à mon article du mois dernier dans lequel je vous présentais quelques définitions, je voulais aborder cette fois quelques notions relatives au taux de change :

Nombreux sont ceux qui se posent la question du taux de change entre Ğ1 & € !

Et je vous répondrais que la réponse est « libre » … comme la monnaie.

En effet, chacun est libre de choisir le taux de change qui lui convient :

– en acceptant ou refusant les biens & services proposés.

– en proposant ses biens & services au prix qui lui convient.

Sans rentrer dans le détail des explications « mathématiques », voici, à toutes fins utiles, une “petite” grille de conversions qui me semble être envisageable :

  •   300 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   1 € = 1 ğ1
  •   600 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   2 € = 1 ğ1
  •   900 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   3 € = 1 ğ1
  • 1200 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   4 € = 1 ğ1
  • 1500 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   5 € = 1 ğ1
  • 1800 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   6 € = 1 ğ1
  • 2100 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   7 € = 1 ğ1
  • 2400 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   8 € = 1 ğ1
  • 2700 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </>   9 € = 1 ğ1
  • 3000 € de « Revenu De Base » (ou « Dividende Universel ») mensuel </> 10 € = 1 ğ1

Qu’en pensez-vous ? Comme ça, la valeur en ğ1 dépend de “à combien vous estimez le revenu de base minimum réaliste & décent pour vivre ?”

Je pense qu’il serait intéressant de partir du principe que 1 DU (actuellement fixé à 10.02 ğ1) devrait pouvoir suffire à subsister, à terme (même si pour y arriver, il va sans doute faloir y aller progressivement).

Le SMIC me semble être LA base intéressante … même si plus serait mieux !

C’est pourquoi « mon » taux de change préférentiel serait de 5 € = 1 ğ1

Quant on voit qu’à l’occasion de ces 4 journées, le taux de change appliqué était de 1 € = 10 ğ1 , on est encore loin de ces estimations !

(Dommage, car j’ai l’impression que l’on « sous-valorise » le DU en ğ1 … et je ne suis « curieusement » pas le seul à le penser…*)

En espérant que ces informations puissent aider les « vendeurs de biens & services » à mieux estimer le prix de leurs biens & services en fonction du DU (qu’il soit quotidien ou mensuel).

Pour faire suite à différents échanges « sur la toile » :

Comme le propose Jean Ferreira :

Plutôt qu’établir la valeur de la Ğ1 relativement à l’€, il serait plus pertinent de comparer deux monnaies virtuelles par nature avec des bien matériels.

Le change entre monnaies relève de la spéculation déconnectée des biens réels.
Ce qui est la vraie valeur de la monnaie n’est pas dans la quantité qu’on en détient, mais bien dans ce qu’elle permet d’obtenir.
C’est au moment ou on convertit des Ğ1 en biens ou services (même en passant par l’étape du change) qu’on connait véritablement leur valeur.

Marc Liégeois mentionnais aussi que :

Pour l’instant les objets semblent moins valorisés que le temps/les services : Par exemple on pourrait assez facilement imaginer payer 1 Ğ1 pour 1h de travail, correspondant environ à 1/10 de son revenu universel quotidien.

Pour ma part, j’estime qu’il est utile de comparer en DU… puis de convertir en G1 avec la valeur spatio-temporelle :

Pour un service, le prix de 0,1DU/Heure me semble tout a fait raisonnable…
Pour un bien, ça dépend… (s’il est “durable” ou non, s’il se mange, ou toute autre raison… Comme par exemple le support d’ activités bénévoles…)
Que c’est bien d’avoir la liberté de fixer & de négocier les prix…

Comme le précisait Hugo-Trentesaux :

« Je pense que c’est intéressant, mais qu’il faut pondérer par la proportion de nos dépenses faites en ğ1. Ce calcul me paraît tout à fait juste si 100% des dépenses son en ğ1, mais si seulement 1% des dépenses sont faites en ǧ1, ça me paraît assez distordu. Si quelqu’un au RSA vit en dépensant 50% en MNL et 50% en ML, alors pour lui un mois de DU aura la valeur d’un mois de RSA. S’il vit à 80% en MNL et 20% en RSA, alors un mois de DU aura la valeur de quelque chose comme une semaine de RSA. »

En effet, j’espère) que la transition se fera progressivement, avec le temps … avec un seul psychologique estimatif de l’ordre d’un DU mensuel équivalent au smic … soit environs 5€ pour 1 ğ1 (comme évoqué plus haut), avec pour “objectif” final, à très long terme, de se passer de monnaie dette !

Remarque « capitale » de FLORESTRELA:

« Très intéressante ta grille. Et je te confirme que tu n’es vraiment pas le seul à réfléchir en ce sens. Tu rejoins la réflexion de Gil, notre producteur maraîcher. Nous sommes nombreux en tant que membres a être rentrés dans cette aventure de la monnaie libre pour échanger des produits et des services, pour que chacun et surtout ceux et celles qui rament puissent manger à leur faim. Pas pour jouer aux “bitcoigneurs” ni aux enchères de toutes sortes où ceux qui sont là depuis plus d’un an raflent tout ce qui bouge au détriment de ceux qui auraient réellement souhaité acheter normalement un produit mis aux enchères. A partir du moment où on joue aux boursicotteurs, cette monnaie est morte-née. Effectivement chacun est libre de se comporter comme il l’entend mais ne comptez par sur moi pour cautionner ça. »

Je suis d’accord à 100% avec elle ! Celà rejoint ce que je disais plus haut* :

Avec le taux de change actuel, nous avons un montant ridiculement faible (1 DU = 1 €), peu insitateur à « entrer dans la monnaie » … la cantonnant dans une expérience de geek & non comme une future véritable alternative (crédible & viable) à la monnaie dette / UNL (UNité Non Libre, en €uros par exemple).

Qu’en pensez-vous ? Les commentaires sont ouverts @ framasphère … et/ou sur le forum Monnaie Libre !

+ LA conférence de Stéphane Laborde @

TRM : Vidéo PeerTube conférence RML11 Douarnenez 2018 | Création Monétaire
Les RML11 étaient l’occasion d’une double première, tout d’abord une conférence originale sur la TRM « Métrique, topologie et libertés », ainsi que la mise online de la vidéo complète sur Peertube, le 1er réseau libre (fondé sur un logiciel libre) et P2P de partage de flux vidéo fondé sur le protocole ouvert bittorrent.

+ de news @ lmpc’Autonews

& + de news @ sam7’Autonews & Sam7’Shaarli

Bonnes découvertes & bonnes lectures.


Si vous aimez ce que je (re)diffuse & si vous voulez me soutenir :
Vous pouvez m’aider à continuer en faisant un don en Ğ1 @

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Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé au ministère de l’Éducation Nationale – Framablog

Cet article vise à clarifier la position de Framasoft, sollicitée à plusieurs reprises par le Ministère de l’Éducation Nationale ces derniers mois. Malgré notre indignation, il ne s’agit pas de claquer la porte, mais au contraire d’en ouvrir d’autres vers des acteurs qui nous semblent plus sincères dans leur choix du libre et ne souhaitent pas se cacher derrière une « neutralité et égalité de traitement » complètement biaisée par l’entrisme de Google, Apple ou Microsoft au sein de l’institution.

Source : Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé au ministère de l’Éducation Nationale – Framablog

Kiwix

Ce week-end, je suis « tombé » sur un billet qui m’a fait découvrir Kiwix :

Kiwix permet d’avoir toute l’encyclopédie Wikipédia sous la main, où que vous soyez ! Sur un bateau, au milieu de nulle part ou encore en prison, Kiwix vous donne accès à l’ensemble de la connaissance humaine. Vous n’avez pas besoin d’accès à Internet, tout est stocké sur votre ordinateur, votre clef USB ou DVD !

Je savais que Wikipédia (mais pas que…) était téléchargeable … & je ne « savais pas » que c’était si simple via ce logiciel libre que je vous recommande vivement.

 

 

Le Guide Libre Association 2016 est arrivé ! (avec l’APRIL) – Framablog

Toute association, quelle que soit sa taille, a besoin de communiquer avec ses membres, produire des documents, diffuser de l’information vers l’extérieur, bref elle a besoin d’un système d’informations structuré et adapté à ses besoins.Pour autant, toutes les associations ne sont pas logées à la même enseigne lorsqu’il s’agit de choisir et de mettre en place des logiciels adaptés à leurs activités et à leur mode de fonctionnement. Bien souvent, l’achat de matériel informatique et de logiciels est un budget qui pèse lourd et, par manque de compétences sur le sujet, les choix se font par défaut.

Source : Le Guide Libre Association 2016 est arrivé ! (avec l’APRIL) – Framablog

Exposition logiciels libres

Expolibre est une exposition itinérante expliquant les logiciels libres au grand public. Des panneaux présentent la philosophie du logiciel libre, mouvement qui se développe depuis le début des années 1980. L’objectif est de sensibiliser aux enjeux de société liés à cette révolution informatique.Dans l’esprit du logiciel libre, cette exposition est « libre » et nous vous invitons à la télécharger pour diffuser, la copier, l’exposer ou l’adapter. L’April proposera prochainement les panneaux à la location.Bonne lecture à tous !

Source : Exposition logiciels libres

CHATONS, le collectif anti-GAFAM ? – Framablog

Suite à la mise en place de la campagne Dégooglisons Internet, Framasoft souhaite impulser la création d’un Collectif d’Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires (C.H.A.T.O.N.S. ! 😛 ).Ce collectif rassemblerait les organisations souhaitant proposer des services alternatifs à ceux de GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), respectueux de la vie privée des utilisateurs.Le projet n’en est qu’à ses débuts et ne sera pas ouvert au public avant plusieurs mois, mais ce billet permet d’informer les actuels hébergeurs de services libres de l’initiative.

Source : CHATONS, le collectif anti-GAFAM ? – Framablog

#1.7

1/ L’actualité du mois écoulé :

L’actualité de ce mois fut chargée … avec des bonnes & moins bonnes nouvelles !

  • Pour débuter, voici quelques nouvelles concernant les distributions GNU/Linux & BSD :
Matthew Miller a annoncé la sortie de Fedora 23. Fedora 23 apporte de nombreuses nouvelles fonctionnalités et est leur dernier opus de l’initiative Fedora.Next. On lit dans l’annonce : « C’est (environ) Halloween, et vous savez ce que cela signifie – Nouvelle version Fedora ! Fedora 23 est disponible, et elle est meilleure que jamais. Nous sommes heureux de vous apporter les dernières itérations des trois principales Fedora ! Les éditions – Fedora Workstation, Fedora Cloud, et Fedora Server, chacune construite avec amour par la communauté Fedora pour les adapter à vos besoins dans les différents domaines. » Comme à son habitude, le projet Fedora propose le dernier cru des environnements GNOME 3.18 mais aussi Sugar 0.106 à destination des enfants. Tout comme la sortie de Libreoffice 5 et la version 4.2 du noyau Linux, ces programmes améliorent la gestion des écrans à haute-densité de pixels (même en cas de multi-écran avec des densités différentes). L’intégration dans Wayland est également poursuivie.
Rob Whyte a annoncé la sortie de Vinux 5.0. Vinux est basée sur la distribution Ubuntu et conçu pour être utilisé par les utilisateurs aveugles et malvoyants. « Cette version comporte pas seulement le bureau Unity, mais GNOME Shell et le fork de GNOME 2 appelé MATE toujours populaire, même si nous allons principalement soutenir Unity seulement. Rappelez-vous, nous recommandons que dès que possible les utilisateurs effectueent les mises à jour sur une base régulière. Cela permettra à l’équipe Vinux de mettre à jour les paquets, et d’introduire de nouvelles fonctionnalités. Vinux 5.0 est basé sur Ubuntu Trusty Tahr 14.0.4.3 LTS.
Le projet Chakra a annoncé la disponibilité de nouveaux médias d’installation de Chakra GNU/Linux. La nouvelle version, Chakra GNU/Linux 2015.11 (nom de code «Fermi»), utilise KDE Plasma de 5 comme environnement de bureau par défaut. Le programme d’installation Calamares a remplacé Tribe et le gestionnaire d’affichage SDDM a été inclus car il s’intègre bien avec Plasma de KDE. «Nous sommes ravis d’annoncer que Chakra 2015.11 « Fermi » est disponible.
Suite à la discussion sur le forum concernant un projet présenté par arpinux,  les «handylettes», j’ai voulu voir ce qui existait déjà sur le marché.

Les aînés perçoivent les ordinateurs comme des objets complexes tant dans leur fonctionnement que leur maintenance. Ces considérations freinent l’accès aux nouvelles technologies aux seniors qui n’en ont pas fait usage au cours de leur vie professionnelle.
Mais aujourd’hui, internet les rattrapent et ces outils sont (quasi) incontournables.

Linux AIO rend cela beaucoup plus facile. En temps normal si vous travaillez sous Linux et voulez explorer toutes les options de bureau d’une distribution, vous vous retrouverez à télécharger une liste interminable d’images disque. Non seulement c’est ennuyeux et cela prend énormément de temps. Une petite équipe (Milan Rajcic, Zeljko Popivoda, Erich Eickmeyer, et Milos Mladenovic) a décidé de faire quelque chose à ce sujet. Ils ont créé le projet Linux AIO. Linux AIO combine tous les environnements de bureau disponibles pour chaque distribution et les enveloppe dans une image disque pour un système «live» (c.-à-d amorçable) qui peut être gravé sur un DVD ou un lecteur flash USB de 4 Go +/8GB +. L’équipe publie désormais six compilations:
Pour ses 20 ans, OpenBSD 5.8 est de sortie un peu en avance ce 18 octobre. OpenBSD est un système d’exploitation orienté sécurité et réseau, dont les principaux avantages sont la stabilité, grâce aux audits sur le code source, mais également l’ensemble très large de fonctionnalités réseau qu’il fournit.
Red Hat a annoncé, le 17 novembre 2015, les « Software Collections » en version 2.1. Il s’agit d’un canal (terminologie de Red Hat pour désigner un dépôt logiciel) contenant des logiciels aux versions plus récentes que dans les canaux habituels de la distribution RHEL. Une variante communautaire de ce canal est aussi disponible sur le site Software Collections.

 

 

Cozy Cloud est une plate-forme libre qui va vous permettre de mieux gérer votre vie numérique en vous réappropriant vos données. Grâce à elle vous pouvez installer de nombreux services web à usage personnel sur votre propre machine à la maison ou louée chez un hébergeur.

Cozy Cloud permet d’installer des applications. Quelques unes sont développées par l’équipe de Cozy Cloud, comme l’application Contacts qui a été entièrement réécrite récemment. D’autres sont proposées par la communauté. Kresus, par exemple, est une application de gestion des finances personnelles développée par Benjamin Bouvier (Mozilla).

Compilibre est un logiciel libre permettant de créer une compilation de logiciels libres et gratuits fonctionnant sous Windows. Avec cette nouvelle mouture, plus de 60 programmes sont disponibles, sélectionnés suivant des critères comme la richesse fonctionnelle, l’activité de développement ou le fait qu’ils soient disponible à la fois sous Windows et sous GNU/Linux afin de faciliter une future migration.
À l’heure actuelle les environnements de bureau sont légion, et bien que ceux-ci soient tous différents aucun d’entre-eux n’est livré sans outil(s) de recherche et sans lanceur(s). Si dans la plupart des cas les applications embarquées suffisent largement, il se peut que vous soyez curieux (ou tout simplement chiants ;)) et que vous ayez envie de goûter à autre chose. Si c’est votre cas et que vous chercher un outil de recherche couplé à un lanceur rapide, Albert est peut-être fait pour vous. Celui-ci a été conçu dans le but de vous permettre d’effectuer tout un tas de trucs, comme des recherches d’applications ou de fichiers en local ou sur le Web. Il vous permettra aussi de lancer des applications, d’effectuer des opérations mathématiques et sans doute un tas de choses intéressantes

Jeudi 5 novembre 2015 après 5 mois de développement l’équipe de MATE Desktop a publié la version 1.12.

MATE Desktop Environment est la continuation de GNOME 2, il fournit un environnement de bureau intuitif et attrayant en utilisant les métaphores traditionnelles du bureau. MATE est en cours de développement pour ajouter la prise en compte de nouvelles technologies tout en préservant un environnement de bureau traditionnel.

MATE continue d’améliorer sa stabilité, l’intégration des nouvelles technologies (systemd, GTK3, Wayland, etc) et ajoute de nouvelles fonctionnalités à son interface. L’ensemble du bureau peut être compilé pour GTK2 ou GTK3. Un bureau entièrement compilé pour GTK3 peut être utilisé au quotidien.

Même si nous avons tous nos petites habitudes en termes d’applications, c’est toujours intéressant d’en tester d’autres de temps en temps. Si vous utilisez souvent le terminal sous GNU/Linux, AltYO est un émulateur de terminal assez sympa que vous devriez peut-être essayer. Ce terminal un peu particulier a été écrit en Vala et repose entièrement sur libvte et GTK3. Il dispose d’une interface en ruban que les utilisateurs de Guake ou de yakuake connaissent bien et regorge d’un nombre de fonctions assez impressionnant.

Peut‐être êtes‐vous, comme moi, amateur des dépêches qui retracent les coulisses du développement de nos logiciels préférés : ah ! les dépêches Sortie du noyau Linux X, LibreOffice Y : sous le capot, Entretien avec Z, développeur de Ω…

La sortie, le 19 novembre 2015, de la version 0.95 de Pitivi, logiciel libre de montage vidéo non linéaire pour GNU/Linux (prioritairement), nous donne l’occasion de revenir sur les coulisses de son développement, à travers deux billets dont nous vous proposons ici la traduction, précédée d’un résumé des épisodes précédents.

Le 21 novembre 1995, Peter Mattis envoie un message sur un forum de discussion/newsgroup (traitant de développement sur GNU/Linux) de l’université de Berkeley, dont il est étudiant, annonçant un nouveau programme, co‐écrit avec Kimball Spencer, nommé « The GIMP: the General Image Manipulation Program » (Programme de manipulation générique d’image, rebaptisé plus tard GNU Image Manipulation Program, soit Programme de manipulation d’image GNU). Une légende est née.
Vingt ans plus tard, GIMP est encore utilisé et est un fer de lance parmi les logiciels libres, l’un des rares logiciels que beaucoup de gens absolument pas libristes connaissent quand je le cite, à côté de Firefox ou LibreOffice.
A ce jour, tous les indicateurs démontrent que la suite bureautique de Microsoft que l’on aurait pu croire menacée par les outils en ligne de Google Apps est en train de reconquérir le marché des suites bureautiques en ligne. Une entreprise sur deux utiliserait aujourd’hui une suite mail et bureautique en mode cloud. Bien entendu, toutes n’ont pas pris la mesure ni les conséquences que pourrait avoir pour elle cette externalisation dans les années à venir. Le vrai prix reste encore à payer.
L’objectif de cette campagne portée par la société d’Olivier Geffroy est d’améliorer les modules comptabilité avancée & banque présents dans Dolibarr. Présente dans le cœur de Dolibarr depuis la version 3.7.1, elle s’active par une petite manipulation.
La comptabilité est un incontournable de la gestion d’entreprise, une obligation légale. Sa tenue est souvent externalisée à un cabinet comptable. L’entreprise émet des factures et avoirs, reçoit des factures de ces fournisseurs. Tout cela générant des mouvements financiers sur le ou les comptes de la société.

Le 10 novembre 2015 est la date de la sortie du nouveau greffon onlyoffice-alfresco qui permet aux utilisateurs d’éditer des documents stockés dans le gestionnaire de contenus Alfresco Share en utilisant les éditeurs de documents en ligne OnlyOffice. Donc, dès maintenant les utilisateurs de Alfresco peuvent travailler à plusieurs sur les documents.

Le greffon est distribué sous les termes de la licence GPLv3.

Le 29 novembre 2015, la quatrième version du projet KiCad a été publiée.

Commençons par une courte présentation, tirée de l’article Wikipédia:

KiCad est un ensemble de logiciels libres de conception pour l’électronique pour le dessin de schémas électroniques et la conception de circuits imprimés.

  • Et pour finir, quelques autres nouvelles « en vrac » :

 

…n’en déplaisent aux codeurs de talents qui développent des trésors d’ingéniosité pour rendre l’informatique alternative au duo MS-Windows / Apple MacOS-X plus simple d’accès et plus attractive. Il est vrai que les guerres intestines entre les développeurs n’aide pas vraiment. C’est peu que de le dire.
Titre : L’entreprise numérique : le rôle de l’éducation et de la formation au logiciel libre
Intervenants : Philippe Montargès – Roberto Di Cosmo – Jean-Pierre Archambault – François Taddei – Jonathan Le Lous.
Lieu : Open World Forum
Date : Octobre 2012
Durée : 1 heure 01 min 27
Lien vers la vidéo

Paris, le 9 novembre 2015. Communiqué de presse.

La consultation du gouvernement sur l’avant-projet de loi « pour une République numérique » a mis en évidence une véritable tendance de fond en faveur du logiciel libre, d’un internet neutre et des Communs numériques. Mais faisant fi de l’expression citoyenne, le gouvernement débarque les propositions visant à developper le recours au logiciel libre dans le service public et se limite à des déclarations d’intention imprécises et de vagues promesses peu contraignantes. L’April appelle les parlementaires à introduire et conserver dans ce projet de loi la nécessité, largement exprimée, d’une informatique loyale au service de l’intérêt général.

Malgré les résultats sans conteste de la consultation lancée sous son autorité, Manuel Valls reste sourd aux appels en faveur du Logiciel Libre.

Bon, c’était couru d’avance, le projet de loi pour une République Numérique ne contiendra rien sur le libre. Tout ce bazar fait autour de cette grande concertation, ou l’on demande son avis au peuple (près de 150 000 votes quand même), c’était bien beau. Les articles les plus appréciés concernaient l’usage des logiciels libres. Bravo !

Mais, curieusement, dans le projet de loi, ces articles ne sont plus là… Aucun… A quoi bon demander son avis aux citoyens si c’est pour en arriver à cela. On le savait, on s’en doutait bien, mais on a voté et participé quand même, on ne sait jamais.

Et, quelques jours après la publication de ce projet de loi, après cette belle consultation, qui arrive, reçu à l’Élysée par notre cher Président de la République (qui nous avait fait croire qu’il était vaguement de gauche) ? Avec un beau chèque en plus ? Le patron de Microsoft… 83 millions à l’informatique en France. Comme c’est beau.

Et le libre dans tout ça, qui a tant à offrir en possibilité de développement, d’économie, de contrôle des données…

Le projet Tor lance pour la première fois une campagne de dons en direction des particuliers.
C’est une nouveauté de taille pour le projet Tor. En lançant pour la première fois de son histoire une campagne de dons, le service de navigation anonyme montre qu’il veut impliquer davantage les particuliers dans l’aventure.
Car l’enjeu est de taille.

D’après une récente étude réalisée pour le CNLL et le Syntec numérique, le libre, ça marche fort. Un marché de plus de 4 milliards de dollars, qui devrait atteindre les 6 en 2020, avec une croissance d’environ 9%. 50 000 emplois, avec une prévision de 3000 à 4000 emploi de plus par an jusqu’en 2020. Et la grande majorité des entreprises de ce domaine ont moins de 10 salariés.

Si ce n’est pas un succès ! Sans compter que la plus part du web fonctionne avec du libre, et que les grosses boites genre GAFAM en utilisent beaucoup aussi.

Pourquoi le gouvernement ne s’y implique pas plus, n’en utilise pas plus ?

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

Politique :

économie & éducation

logiciels privateurs vs logiciels libres

 

Grosse déception : ce moi-ci, compte-tenu de l’actualité, je vais devoir revenir sur un sujet longuement abordé il n’y a pas bien longtemps. Je vais donc refaire un « mini-dossier » avec la dernière grosse actualité du moment … que voici :

Un nouveau partenariat a été signé entre Microsoft et l’Éducation nationale pour accélérer la numérisation de l’école. Mais à quoi vont servir les 13 millions d’euros que Microsoft a mis sur la table ?

« N’hésitez pas à proposer », répond le cabinet de la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, aux défenseurs du logiciel libre qui s’insurgent de l’accord signé lundi avec Microsoft.

Lundi, Numerama rapportait l’accord signé entre la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem et Microsoft, par lequel la firme de Redmond investira 13 millions d’euros pour faire entrer Office365 dans les écoles, former des enseignants, ou contribuer à l’équipement des élèves en tablettes.

L’accord (.pdf) prévoit notamment une « mise à disposition de l’écosystème Cloud de Microsoft (Office 365 Education, Microsoft Azure Directory, etc…) pour tous les établissements scolaires du Plan Numérique à l’École qui le souhaiteraient », et de « co-construire avec le Ministère et les utilisateurs terrain des situations expérimentales de déploiement s’appuyant sur l’écosystème Microsoft ».

« Des algorithmes d’analyse de la performance des élèves et étudiants »

Mise à jour 3 décembre 2015 : Framasoft co-signe, avec de nombreuses associations et syndicats, un communiqué de presse dénonçant un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale.

C’est depuis les années 1970-1971 que le gouvernement français élabore et met en œuvre des plans informatiques (« numériques » dit-on aujourd’hui) pour l’Éducation Nationale. L’année la plus marquante, qui a fini par introduire vraiment des ordinateurs entre les murs de nos écoles, ce fut 1985 avec le lancement du plan Informatique Pour Tous (IPT) par L. Fabius.

La firme Microsoft a petit à petit avancé ses pions au cœur de l’Éducation nationale et, depuis lors, nous assistons à des accords réguliers entre le ministère et Microsoft, chiffrant l’usage de ses produits à plusieurs millions d’euros à chaque fois… avec un succès pour le moins mitigé. À tel point que les citoyens se sont récemment mobilisés autour de cette question en plébiscitant l’usage de logiciels libres dans les services publics lors de la consultation numérique initiée par la ministre Axelle Lemaire.

Et pourtant, comme un pied de nez à cette consultation, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a signé pas plus tard qu’hier un énième accord avec Microsoft. 13 millions d’euros pour s’assurer que les collégiens et collégiennes utilisent quotidiennement des logiciels et comptes Microsoft (quitte à fournir les tablettes). Cet argent servira donc à épier le comportement des élèves (pour leur fournir un « service personnalisé ») ainsi qu’à la formation de leurs enseignant-e-s à ces logiciels privateurs.

L’Éducation Nationale signe un accord avec Microsoft pour 13 millions d’euros. C’est affligeant je trouve…

Dès leur plus jeune âge, dans des écoles de la République, les enfants vont être analysés et pistés par une société privée.

Dès leur plus jeunes âges, dans des écoles de la République, les enfants vont être embrigadés à l’utilisation de produits et technologies propriétaires.

C’est une honte pour l’éducation, et le gouvernement. Alors qu’il y a peu, dans le projet de loi sur le numérique, les logiciels libres étaient si largement plébiscités (mais pas entendu, étonnant). A l’heure où les problèmes et les révélations sur le non respect de la vie privée, l’espionnage par de grands groupes ou des services secrets, prennent de plus en plus d’ampleur, le gouvernement impose des logiciels privateurs dans l’Éducation Nationale, une fois de plus…

Paris, le 3 décembre 2015. Communiqué de presse.

Lundi 30 novembre 2015, la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la signature d’un partenariat entre Microsoft et son ministère. Les organisations signatrices de ce communiqué dénoncent une collusion d’intérêts : ce partenariat prévoit de présenter une fois de plus aux élèves un logiciel privateur et des formats fermés comme seuls outils incontournables et par voie de conséquence la dépendance comme modèle à adopter. Tout cela tend à renforcer la position dominante de l’entreprise américaine, au détriment des logiciels libres et des formats ouverts, qui pourtant respectent les principes élémentaires de neutralité et d’interopérabilité.

Le collectif SavoirsCom1 est signataire du communiqué de presse  de l’April pour dénoncer  un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale. Le communiqué a été publié le 3 décembre 2015 sur le site de l’APRIL.
Le principe N°6 de notre manifeste soutient le principe de l’interopérabilité et de l’usage des logiciels libres.« 6. L’usage des logiciels libres est de nature à garantir aux utilisateurs la possibilité d’expérimenter, d’innover, de créer du code informatique ouvert et de qualité. L’approche par les communs ne favorise pas seulement l’ouverture du code, mais repose sur l’usage de protocoles et de standards ouverts. Elle valorise ainsi les dynamiques de leur appropriation, et, par conséquent, la réappropriation des enjeux et des données qui leur sont relatifs. »

12 organisations d’utilisateurs et d’éditeurs de logiciels libres ont signé ensemble un communiqué pour s’indigner de la signature d’un partenariat entre Microsoft et l’Éducation nationale.

La communauté du logiciel libre est en colère contre le gouvernement, et plus précisément contre le ministère de l’Éducation nationale, qui a signé le 30 novembre dernier un partenariat avec Microsoft accompagné d’une enveloppe de 13 millions d’euros.

Non seulement l’accord facilitera l’adoption par les écoles de logiciels de bureautique et de solutions de Cloud de Microsoft, mais en plus il confie à la firme de Redmond le soin de collecter et de traiter des data sur les élèves, pour évaluer leurs performances et proposer des exercices adaptés — le tout dans un cadre encore flou sur la protection des données privées, même s’il est affirmé qu’un soin particulier y sera apporté.

Dans une lettre ouverte, 12 organisations d’utilisateurs et d’éditeurs de logiciels libres se dressent contre le partenariat, qu’ils estiment manifester « une collusion d’intérêts ».

Que souhaitez-vous pour vos enfants !?

En Mai 2014, le Framablog publiait Fin du support XP, un collège espagnol migre vers Ubuntu

La personne à l’origine de cette migration, Fernando Lanero, était invité à l’Ubuntu party de novembre 2015 pour y donner une conférence. En tant que Framasoftien, j’ai été convié à participer à son intervention en voyant avec Fernando, pour effectuer la traduction de ce son support texte et diapositives de l’anglais vers le français.

Pendant sa conférence, il a donc parlé en anglais et j’ai traduirai son discours et les questions du public. Le support est ici fr : http://slides.com/genma/libertad-3-1

Textes et supports, en accord avec Fernando, sont sous licence CC BY SA
Version anglaise du texte disponible ici

LINUX POUR l’éducation, LINUX POUR LA SCIENCE

UBUNTU POUR LIBÉRER LES ÉCOLES

Que pouvons-nous faire !?

À mon humble niveau, je ne peux malheureusement rien faire … mais collectivement, il y a peut-être un espoir … en tout état de cause, c’est aux enseignant & aux familles de faire en sorte que les meilleures solutions (libres & respectueuses de la vie privée) soient mises en place & utilisées dans les écoles …

(j’aurais pu mettre ces billets dans la rubrique « coup de gueule » … mais la « place est prise » par une autre « urgence »…)

>>> Source(s) & plus d’infos @ mon gros dossier de la rentrée en 3 parties :

>>>Liens Bonus @ http://shaarli.sweetux.org/?do=tagcloud

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=EDUCATION

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=LOGICIELSLIBRES

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=LOGICIELPRIVATEUR

http://shaarli.sweetux.org/?searchtags=ECONOMIE

Sans oublier bien évidemment LA conférence de rms :

http://podcast.sweetux.org/2015/10/01/logiciels-libres-et-education/


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Thunderbird en danger !

 

Ce moi-ci, encore une déception (mais celle-ci était annoncée « de longue date ») :

La fondation Mozilla ne souhaite plus consacrer des ressources à Thunderbird, son client de messagerie. Mais elle ne veut pas non plus que le projet disparaisse : la recherche d’un « repreneur » est donc lancée.

L’avenir de Thunderbird ne s’écrira bientôt plus avec la plume de Mozilla. Le célèbre client de messagerie est en effet progressivement délaissé par la fondation. Ce n’est certes pas une surprise : les choses avaient été mises au clair pendant l’été 2012, dans un message publié sur un wiki maintenu par l’organisation : pour Mozilla, la priorité c’est Firefox — le navigateur web —, pas Thunderbird.

C’est un article que je craignais d’écrire depuis pas mal de temps. Je me suis d’ailleurs abonné à la mailing-list du projet depuis plusieurs semaines pour voir un peu ce qui s’y racontait. Et franchement ce que l’on peut y lire n’a rien de rassurant.

Je passe sur les interrogations sur le rôle de Mozilla et l’absence de moyens humains mis à disposition pour maintenir Thunderbird. A ce jour, Mozilla fournis la plateforme technique permettant la maintenance et la mise à disposition du logiciel.

Pourtant un noyau de contributeurs s’est regroupé et c’est à lui que l’on doit les récentes mises à jour sur Thunderbird, qu’ils en soient remercié.

Mais voilà qu’un membre de Mozilla lance un message en 12 points pour le moins négatifs pour l’avenir Thunderbird. Il y est en effet question de la pertinence pour Mozilla de conserver le projet en son sein. La question est ouvertement posée de trouver un relais pour prendre en charge le projet. Chaque dollar dépensé par Mozilla pour Thunderbird n’étant pas dépensé pour Firefox, c’est donc un problème. Mozilla doit être bien mal en point sur le plan financier pour en arriver à cette extrémité.

Lorsqu’il est question d’alternative, Thunderbird en est une intéressante par rapport à Microsoft Outlook. Cette application gratuite issue directement de la Fondation Mozilla cherche un repreneur.

Faute de moyens et ayant pas mal de travaux en cours au niveau du navigateur Firefox, la Fondation Mozilla souhaite se concentrer sur le navigateur qui est son produit phare.
D’après les informations fournies par Toolinux, ce logiciel n’évoluait plus de quelque temps et il se contentait de recevoir des mises à jour de sécurité ou de corrections de bugs.
Au final, si Thunderbird trouve un repreneur, cela pourrait donner un second souffle à ce logiciel phare au sein de la communauté du logiciel libre.

>>> Source(s) & plus d’infos @

https://www.mozilla.org/fr/https://www.mozilla.org/fr/thunderbird/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mozilla_Thunderbird


Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres nouvelles, avec quelques changements …

Cordialement,

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#3.4

1/ L’actualité des 2 mois écoulés :

L’actualité de ces dernières semaines a été chargée & compte-tenu des congés estivaux, je n’en ai pas autant diffusé via mon shaarli que je ne l’aurais fait habituellement, voici donc l’essentiel de ce que j’en ai retenu :

Un sondage publié montre que les Français sont très majoritairement alarmés à propos de la collecte et de l’utilisation de leurs données personnelles. Estimant qu’elles ne sont pas assez protégées, nombreux sont ceux parmi les sondés à s’attendre à une attaque qui aboutira au piratage de leurs informations.
J’ai déjà abordé à de nombreuses reprises cette problématique & je suis content que « Madame Michu » ait enfin compris …
22 juillet 2015. – Cette photo, prise le 6 juillet par le Deep Space Climate Observatory, peut paraitre bien ordinaire au premier coup d’œil. Il s’agit de la Terre, notre planète. Et pourtant, cette photo est extraordinaire dans la mesure où il s’agit de la première photographie représentant la Terre illuminée dans son intégralité depuis la Bille bleue, prise en 1972 par Apollo 17.
Vue de la Terre le 6 juillet, depuis le satellite Deep Space Climate Observatory, situé à 1,6 million de kilomètres.
Belle photo non !? Il faut savoir la respecter notre belle planète …

Un nouveau projet, qui va bien plus loin que SETI

22 juillet 2015. – Mené par le cosmologiste britanique Stephen Hawking en collaboration, notamment, avec le fondateur du projet SETI : l’astronome américain Frank Drake, ainsi qu’avec le britanique Martin Rees et l’ américain Geoffrey Marcy, un nouveau projet de grande ampleur baptisé Breakthrough Listen a été dévoilé lundi dernier, 20 juillet. Le multimilliardaire russe Yuri Milner finance ce projet à hauteur de 100 millions de dollars.

Ce nouveau projet ne prévoit pas de constructions couteuse de nouveaux radiotélescopes, mais consiste à utiliser des milliers d’heures d’observations de ceux de l’Observatoire de Green Bank et de l’Observatoire de Parkes. Il prévoit également des collaborations avec l’Automated Planet Finder de l’Observatoire Lick ainsi qu’avec les projets SETI et SETI@home pour le traitement des données.

… C’est vrai quoi ! nous ne sommes tout de même pas seuls dans l’univers !
Google lance un nouvel outil sur Google Maps qui puise dans toutes les données de géolocalisation que vous lui avez communiquées. Avec cette fonctionnalité, Google propose de revoir tous vos trajets effectués jusqu’à présent alors que vous aviez votre mobile avec vous.
Là encore notre vie privée est « attaquée » … il faut que cela cesse !
Depuis l’arrivée ce printemps du contrat Creative Commons Zéro et de la marque du domaine public, des centaines de milliers de photographies ont opté pour ces nouvelles licences.
C’est une bonne nouvelle … ça permet d’avoir plus de ressources libres pour en faire ce que l’on veut … de beaux fonds d’écrans par exemple !
J’avais écrit en avril dernier un billet à propos d’un article scientifique qui proposait une méthode indirecte pour calculer la « valeur économique » des photographies appartenant au domaine public figurant sur Wikipédia.
Eh oui, le domaine public a de la valeur ! Ça me semblait évident depuis bien longtemps …
Les mots ont un sens. Ça peut sembler une évidence, mais dans une société connectée où les informations circulent (presque) sans entrave, cela signifie que la manière dont on les emploie peut être contagieuse. Je n’arrête plus d’y penser depuis la lecture de cet article, par Julien Banon ; impossible de me le sortir de la tête. Je pense qu’il touche un point crucial si l’on veut comprendre la manière dont fonctionnent la propagation de l’information, les réseaux sociaux et internet en général.
C’est pourquoi il faut être le plus vigilent possible sur les propos que l’on a (dans la vie réelle comme sur « la toile ») : il ne faut « froisser personne » , savoir écouter & respecter les opinions de tous, même si on ne les partages pas toutes…

Découvert sur Kickstarter, Mycroft est un projet d’intelligence artificielle basé sur du logiciel libre, du Raspberry et de l’Arduino.

Son objectif est de nous aider à contrôler les objets connectés du quotidien, ainsi que nos services en ligne et nos réseaux sociaux. C’est à dire qu’à l’aide du langage naturel, nous pourrions lui demander de jouer telle chanson sur notre playlist, tout en contrôlant, toujours par la voix, la lumière ou la température de la pièce.

Ça semble vraiment intéressant et prometteur, à suivre.

Titre : Obsolescence programmée vs durabilité planifiée -« why! »des ordinateurs contre l’obsolescence.
Intervenant : François Marthaler
Lieu : Fêtons Linux – Genève
Date : Mai 2014
Durée : 46 min 51
Lien vers la vidéo
Transcription
Vidéo que je vous recommande vivement … ce sujet est très important & il se pourrait qu’il fasse prochainement l’objet d’un dossier.
Matthew Reimer a modifié son tracteur John Deere pour y ajouter un système open-source d’auto-pilotage qui lui permet de gagner du temps lors de la moisson du blé.
Très bonne idée … il me semble avoir déjà lu & vu des vidéos sur des sujets similaires il y a quelque temps … il me faudrait retrouver les liens !
Le système de communication utilisé par Stephen Hawking développé par Intel est désormais Open-Source et peut donc être amélioré ou utilisé par le monde entier.
Très belle initiative …

Depuis sa création, Framasoft s’est donné pour mission de diffuser la culture libre et d’en emprunter la voie — libre elle aussi. Aujourd’hui, c’est le « Ray’s day », l’occasion de fêter l’acte de lecture en célébrant l’anniversaire de feu Ray Bradbury.

L’événement, initié l’année dernière par l’auteur Neil Jomunsi se veut « comme une grande fête d’anniversaire dans le jardin avec ballons et tartes aux myrtilles ». Pas une fête pour « vendre de la culture », juste une grande envie de partager nos lectures.
8 nouvelles Libres

Vous connaissez Ray Bradbury ? Rappelez-vous, j’en ai déjà parlé à plusieurs reprises … c’est lui qui a écrit le fameux livre « Fahrenheit 451 » !
Le projet Humble Bundle, qui permettait déjà de soutenir quelques associations caritatives, annonce une mise à jour de son initiative : désormais, les joueurs peuvent donner à plus de 35 000 organisations différentes.
Très belle initiative …
Depuis mi-mai, l’équipe de Musique libre a réussi le pari de ressusciter Dogmazic après trois ans de sommeil.
Alain, un des bénévoles qui a permis ce retour à la vie et président de l’association a accepté de répondre à nos questions.

Très bonne nouvelle que le retours de cette plate-forme de musique libre similaire à mon autre préférée Jamendo (j’ai en fait l’essentiel de ma musique libre qui vient de ces 2 sites… mais il en existe quelques autres … peut-être encore une idée de dossier pour plus tard !

Ces dernières années, Microsoft a fait de gros progrès en ce qui concerne la stabilité et la sécurité de ses produits. Dans le même temps, le logiciel libre a également énormément progressé en termes d’ergonomie et de simplicité d’utilisation. À tel point que de nos jours, les offres sont sensiblement identiques des deux côtés, et la bataille se joue désormais sur les questions de respect de l’utilisateur, de sa vie privée, et du contrôle de ses données.

C’est dans cet esprit que la version 2.0du Manifeste des données utilisateur (User Data Manifesto) a été annoncée le 29 août, lors de la conférence des contributeurs d’ownCloud qui se déroulait à Berlin. Cette nouvelle version, plus claire et concise, définit le droit fondamental au respect de la vie privée à l’ère du numérique, et les différents droits auxquels devraient pouvoir prétendre chaque utilisateur :

Voilà donc une bonne initiative … il faudrait que tous les environnements « libres » suivent également …

Véronique Bonnet, administratrice de l’April, donnera le 19 septembre 2015, à Bar-le-Duc, une conférence intitulée : « Peut-on parler de patrimoine numérique ? La question du Big Data, des Communs et du Free Software. ». Cette intervention, prononcée dans le cadre de la 32ème édition des Journées européennes du Patrimoine sur le thème « Patrimoine du 21ème siècle, une question d’avenir », évoquera la question du Big Data, des Communs, et du Free Software, offrant des repères pour le citoyen du 21ème siècle.

Conférence très intéressante … à écouter !

Star Wars : The Force Awakens sortira en France le 16 décembre 2015, deux jours avant la sortie mondiale programmée au 18 décembre.

Je ne manquerais pas cette sortie, bien évidemment !

Le Parlement européen a adopté mardi par 371 voix contre 293 le rapport Schaake, qui demande à la Commission de respecter le droit au chiffrement et même de systématiser chez les acteurs privés l’adoption de normes de chiffrement de bout en bout sur les messageries. Les eurodéputés veulent empêcher l’interception des messages de correspondance privée, y compris par les services de renseignement.

Je ne pouvais pas ne pas parler de cette bonne nouvelle … en espérant que cette initiative soit validée complètement & rapidement.

Au risque de creuser des trous dans notre bibliothèque, nous avons tous un jour ou l’autre prêté un livre à quelqu’un d’autre. J’ai coutume de dire que mes bouquins préférés sont aussi ceux qui manquent sur mes étagères : à force de les conseiller, de les glisser sur la table à la fin d’un repas, j’ai oublié à qui je les avais prêtés.

Bien sûr que l’on peut prêter ses livres, qu’ils soient « papiers » ou « numériques » … mais alors interviennent les DRM (que je n’aime pas du tout) & les questions de droit d’auteur & d’argent (pas pour les éditeurs, mais pour les auteurs…)

Intel aussi se lance dans la course à l’informatique quantique. Le fondeur américain annonce un partenariat avec une université néerlandaise pour dix ans, avec un investissement de 50 millions de dollars.

Énorme « chantier » en perspective !

Nous avions parlé il y a quelques mois de Own-mailbox le petit serveur mail conçu pour protéger votre vie privée. Le projet est constitué exclusivement de logiciel libre et open-hardware.

Own-Mailbox, en plus de la simplicité d’utilisation, apporte la possibilité de consulter ses mails chiffrés de n’importe ou dans le monde, sur n’importe quel ordinateur, sans compromettre la sécurité du chiffrement. Own-Mailbox profite également du coté auto-hébergé afin de mettre en place une technique pour envoyer et recevoir des messages confidentiels de correspondants qui n’utilisent pas GPG, en passant par HTTPS.

Très bon projet … à soutenir (si vous tenez à votre vie privée & à celle de vos correspondants : information à diffuser !

Il me semble que l’annonce n’a pas été beaucoup relayée , mais pour les retardataires sachez que la Blender Foundation a publié son dernier court-métrage : Cosmos Laundromat.

Très sympathique cette petite vidéo … vivement la suite ! Blender est vraiment un excellent logiciel, mais trop complexe pour moi …

C’est une vidéo étonnante, à double tranchant. Les uns y verront un moyen de mettre en garde les citoyens contre leur tendance à prendre le réseau pour une grande agora où ils peuvent étaler leur vie privée, un espace avec lequel ils s’amusent sans jamais pouvoir imaginer qu’il faut y protéger sa vie privée. Les autres y verront un moyen de pointer Internet comme le lieu de tous les crimes, de tous les abus.

Si vous pensez n’avoir « rien à cacher », après avoir visionné cette vidéo, vous allez sans doute changer d’avis … & toujours au sujet de la vie privée :

La demande de commentaires (RFC) 7626, « DNS Privacy Considerations », a été publiée fin août par l’IETF (entité qui élabore les standards d’Internet). Elle est issue des travaux du « groupe de travail IETF sur DNS et vie privée » évoqué précédemment. Ce document se focalise sur les risques encourus par les usagers pour leur vie privée, dans l’usage actuel des services de résolutions de noms.

Les groupes de travail IETF sont maintenant bien occupés aux futures solutions (minimisation des données envoyées et chiffrement).

Très bonne initiative … qui j’espère sera suivie d’effets « positifs » pour tous.

C’est un débat déjà ancien et qu’on croyait devenu de basse intensité, mais qui prend ces derniers temps une acuité nouvelle : la publicité sur le Web, toujours plus intrusive, toujours plus vorace, toujours plus dévoreuse de notre confidentialité, est-elle une sorte de mal nécessaire ou une pure nuisance à éradiquer ?
j’aurais plutôt tendance à penser à la seconde … mais je comprends la première tant qu’elle n’est pas intrusive & qu’elle ne va pas piocher dans notre vie privée pour mieux nous cibler.
Ces derniers temps, l’industrie du livre tire à boulets rouges sur toute évolution qui n’abonde pas dans son sens. La dernière grande levée de bouclier a commencé dès la publication du rapport REDA, réussissant avec un lobbying acharné à dénaturer une belle partie du rapport.

Ce billet est en lien avec celui de Neil Jomunsi évoqué un peu plus haut : Le livre « la gratuité, c’est le vol » est un pamphlet nauséabond qui démontre que la réforme du droit d’auteur est urgente !

Titre : Nous devons reprendre en main notre avenir numérique
Intervenant : Tristan Nitot
Lieu : Revue en ligne – Théâtre du Rond-Point1 – ventscontraires.net rubrique vedettes2
Date : Avril 2015
Durée : 7 min 44
Lien vers la vidéo
Transcription

Encore une petite vidéo très intéressante que je vous recommande sur un sujet important …

Et pour les joueurs, une bonne nouvelle :

Alors que Valve enregistre actuellement les pré-commandes pour ses premières consoles Steam Machines, le catalogue des jeux vidéo compatibles s’étoffe à un rythme soutenu. Comme le remarque le blog spécialisé Phoronix, la plateforme Steam affiche désormais 1 500 jeux dématérialisés compatibles avec Linux, et donc avec le système SteamOS développé par l’éditeur.

& en parlant de jeux, voici une autre news « originale »:

Sur le compte officiel du gouvernement, des félicitations ont été adressées pour la première fois à un joueur français de sport électronique. Des compliments qui s’inscrivent dans un mouvement visant à faire davantage reconnaître l’e-sport dans l’Hexagone.
Dans un tout autre domaine, voici une nouvelle peu réjouissante :
Aux Etats-Unis, le laboratoire Otsuka a obtenu l’autorisation de tester cliniquement une version d’un médicament contre les troubles du comportement dont l’ingestion est détectée par un patch, grâce à une signature électrique spécifique. Un progrès pour l’efficacité du traitement autant qu’un risque pour les personnes qui doivent le suivre.

Je ne suis pas sûr que ça soit une « bonne chose » … personnellement je ne voudrais pas être « suivi » par un médicament !

& pour conclure cette série : un autre billet sur une petite boite qui a selon moi un grand & bel avenir :

Ne plus dépendre de Gmail, Yahoo ou Outlook.com, ne plus avoir toutes ses conversations stockées et centralisées sur les serveurs des géants du web étasunien… C’est un peu le Graal des Dupuis-Morizeau.

Mais comment faire, lorsqu’on a peu de connaissances en informatique, pour avoir une boite email vraiment indépendante et pouvoir chiffrer ses échanges ?

Les barbu-e-s du logiciel libre le savent, la solution la plus sensée réside dans l’auto-hébergement, et c’est souvent complexe à mettre en place.

Mais des solutions innovantes, à base de logiciel et de matériel libre, naissent pour aider notre famille témoin à reprendre le contrôle de leurs emails sans se fouler le clavier.

Aujourd’hui, nous interrogeons Pierre Parent, co fondateur de Own-Mailbox : un petit boîtier qui pourrait bien être une solution simple, respectueuse et efficace pour tous les Dupuis-Morizeau qui nous entourent.

***

Il y a sans doutes des informations importantes que j’ai « oubliées » ici … vous les retrouverez sur mon shaarli en recherchant avec les mots-clés de votre choix.

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

INVENTONS L’ÉCOLE DE DEMAIN – Partie 3 :

MATÉRIELS & RESSOURCES

Il s’agit donc de la troisième & dernière partie de ce dossier consacré à l’éducation …

Je vais maintenant présenter les « outils libres  » qu’il serait souhaitable de mettre en place :

  • des matériels libres (si possible) … fonctionnant avec des logiciels libres (nécessairement)
  • des ressources pédagogiques (diffusés sous licence libre)

En effet, Richard ‘rms’ Stallman nous rappelait dernièrement que les outils pédagogiques qui doivent être sous licence libre afin de favoriser le partage.

Avant de penser espérer pouvoir « former » les élèves, il faut  commencer par les enseignants :

Un peu de libre dans la formation des professeurs des écoles

Ces derniers mois de nombreux signes ministériels encouragent l’utilisation et la réalisation de logiciels et de ressources éducatives libres.

La circulaire Ayrault a montré la voie en septembre 2012.

(…)

Décréter l’utilisation de ressources libres c’est bien, mais, une décision ministérielle ne s’applique pas comme cela, d’un claquement de doigts. Il faut l’accompagner par des actions de formation des enseignants. Des académies entières, comme celle de Versailles et certains formateurs TICE, n’ont d’ailleurs pas attendu les récentes décisions politiques pour faire la promotion du libre dans leurs formations.

(…)

Les former à des logiciels libres, c’est un très bon début, mais il faut aussi savoir choisir les bons matériels … adaptés aux besoins en fonction de l’âge des enfants concernés :

Logiciels et matériels libres font le bonheur de l’éducation – Framablog

Avec du logiciel et du matériel libres, on est aujourd’hui en mesure de proposer des cours tout à fait passionnants, ouverts, modulables et sans entrave à la création.

Le témoignage d’un prof qu’on aurait bien aimé avoir lorsqu’on était jeune.

Un programme universitaire qui enseigne l’interaction homme-machine avec du logiciel et du matériel libres

  • Tablettes ou pas ? Il y aurait de quoi faire un dossier rien que sur ce point ! Voici quelques article exposant des points de vue à prendre en compte…

7 raisons pour ne pas utiliser les tablettes dans l’éducation – Framablog

Une récente passe d’armes sur le bien fondé d’offrir des iPad à des collégiens en Corrèze avait fait couler beaucoup d’encre dans les commentaires du Framablog.

Nous récidivons aujourd’hui en laissant de côté les arguments du libre pour se concentrer uniquement sur la pertinence de la tablette en milieu scolaire.

Trop cool pour l’école : 7 raisons pour lesquelles les tablettes ne devraient PAS être utilisées dans l’enseignement

Les tablettes à l’école, oui, mais pour en faire quoi ?

Le gouvernement a réaffirmé son intention de fournir une tablette aux élèves dans le cadre de son « grand plan pour le numérique à l’école ». Mais si les appareils high tech ont leur utilité, le numérique à l’école doit surtout impulser une nouvelle méthode éducative qui enseigne aux écoliers une véritable culture numérique.

Des tablettes à l’école ? | Framablog

Les tablettes ont le vent en poupe et il semble assez clair que leur introduction dans les milieux scolaires est en marche. Et cela, dès la maternelle, s’il vous plait… Hé oui, on aurait préféré que ceci fût un poisson d’avril. Vous me connaissez, les tablettes, ça n’a jamais été franchement mon truc. Mais alors qu’on essaie de nous faire avaler qu’il s’agit d’outils indispensables pour les écoliers… Raaaaaah !

(Notez que les exemples d’activités alternatives que je donne sont issus d’expériences personnelles, mais on aurait bien sûr pu citer d’autres outils comme le Raspberry Pi, Arduino ou encore Thymio.)

  • Quel type de TBI ?

Vmarker : un tableau numérique interactif libre | Framablog

Les tableaux numériques interactifs sont de plus en plus présents au sein des salles de classes. Même si ce matériel ne change pas en soi la manière de travailler (on peut voir des TNI utilisés de manière très frontale), ils ouvrent des possibilités intéressantes en termes d’interactions avec et entre les élèves ainsi qu’au niveau de la richesse des ressources proposées.

Mais un TNI pose deux grands problèmes aussi bien au niveau du logiciel que du matériel : le coût et un écosystème privateur.

Pour ce qui concerne le logiciel, le logiciel libre OpenSankoré fait des merveilles et peut être utilisé avec n’importe quel TNI. Au niveau du matériel, plusieurs bidouillages étaient possibles notamment le célèbre TNWii mais rien qui n’était réalisable par n’importe quel enseignant.

Depuis quelque temps, il existait un petit boitier économique permettant de transformer votre vidéoprojecteur en TNI : Vmarker. Et voici que depuis février, les développeurs de ce projet ont choisi de libérer aussi bien les composants logiciel et matériel de ce produit.

Selon moi, rien de tel qu’un « vrai » ordinateur (pour apprendre à s’en servir, mais aussi pour les plus grand à l’assembler … ainsi que divers matériels comme le Raspberry Pi, l’Arduino ou encore le Thymio. C’est en bidouillant qu’on apprends le mieux !

Logiciels & matériels libres sont une nécessité … & ils doivent être « au service » des utilisateurs. En aucun cas les utilisateurs doivent se « plier » aux contraintes imposées par les logiciels & matériels « privateurs », ça serait contre-productif.

Autre article proposant une excellente idée … qu’il faudrait suivre :

Quand l’Inde montre l’exemple en éducation (et en France ?)

Le gouvernement indien a inauguré cet été une plateforme de ressources éducatives.

Nous en avons aussi en France, comme par exemple l’Académie en ligne. Sauf que, comme il a été dit dans ces mêmes colonnes à son lancement, cette dernière plateforme est totalement verrouillée par le choix de sa licence (lire les Conditions d’utilisation du site pour comprendre d’un seul coup d’oeil où se situe le problème).

En Inde, par contre, on a tout compris. On a fait le choix par défaut de la licence Creative Commons By-Sa et on demande explicitement des formats ouverts pour les documents déposés.

Longue vie au National Repository of Open Educational Resources et ses ressources éducatives vraiment libres. Quant à nous, on va continuer à pousser pour qu’il en aille de même un jour en France, sachant que l’espoir fait vivre et que la route est longue mais la voie est libre.

On pourra également lire sur le Framablog (en faisant le rêve que nos décideurs tombent dessus)  :

Le gouvernement à également mis en place ceci (mais ça n’est pas non plus « parfait » concernant les « droits d’auteurs »). D’autres font mieux…

Selon moi, toutes ces ressources devraient obligatoirement être diffusées sous licence libre, voir même dans le domaine public (surtout si elles sont créées par les enseignants sur leur temps de travail).

Petit à petit, on y vient grâce à quelques bonnes volontés :

data.abuledu.org : 14 000 ressources éducatives libres !

Cette semaine a été officiellement lancé un projet d’envergure  : Data, une bibliothèque numérique de ressources éducatives francophones, forte de 14 000 références, libres et adaptées au quotidien des enseignants. Cette réalisation est le fruit d’un travail de longue haleine (la genèse du projet remonte à plus de 10 ans) de la société Ryxéo et de l’association Abulédu-fr, qui a entre autres lancé le site de micro-blogue Babytwit.

Le site data.abuledu.org

Qui peut s’en servir et comment  ?

Pour en savoir plus, je vous invite à lire ce billet sur le blog de Framasoft qui fait un travail impressionnant au quotidien …

C’est bien beau tout cela, mais une question existentielle me vient à l’esprit :

Comment apprendre à apprendre ?

François Taddéi (Wikipédia, @francoistaddei) est biologiste de formation. Il est le cofondateur du Centre de recherche interdisciplinaire (CRI). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel, ce promoteur de l’interdisciplinarité est venu évoquer son obsession : comment innover dans l’éducation, comment apprendre à apprendre…

(…)

Apprendre à apprendre : c’est offrir des défis et de la liberté

Là encore, je vous invite à lire ce billet très instructif …

Si vous écoutez ce podcast  (je vous recommande, entre autres, les n°21 + 38 + 39 + 41 + 42 + 43), vous y découvrirez plein de choses très intéressantes, comme par exemple :

Il y a encore bien d’autres émissions intéressantes, en particulier les 3 épisodes dédiés au salon Educatec/Educatice qui a eu lieu en novembre dernier…

N’hésitez pas à écouter ces  différentes émissions (ainsi que ceci & cela), vous devriez y trouver toute l’inspiration nécessaire pour réaliser de beaux projets éducatifs…

***

Comme évoqué dernièrement, Richard ‘rms’ Stallman avait aussi abordé lors de sa conférence @ BREST au printemps dernier les sujets suivants : cloud & SAAS (en précisant que confier ses données à des tiers c’est une perte de contrôle de son informatique, et que les écoles devraient s’interdire de créer des comptes aux élèves chez les GAFAM).

Voici donc quelques articles à ce propos …

Sugata Mitra : Construire une Ecole dans le Cloud

Suite à un article sur ma tyrannique exigence de destruction de nos écoles archaïques, un neurone de Google+ m’a partagé ce lien. Ca m’a bouleversé.

A voir absolument.

http://embed.ted.com/talks/lang/fr/sugata_mitra_build_a_school_in_the_cloud.html

via Daniel Buteau

Cette vidéo est vraiment très intéressante … qu’en pensez-vous ?

L’école inversée, ou comment la technologie produit sa disparition

Je vais vous raconter une expérience qui pousse la logique du MOOC, ces cours en ligne ouverts et massifs, jusqu’au bout. Une expérience narrée récemment dans le New York Times par Tina Rosenberg (@tirosenberg), et qui est le point de départ d’un mouvement qui porte le joli nom d’”école inversée” ou flipped school.

J’ai entendu parlé de cela dernièrement dans un des podcasts diffusés sur NIPEDU !

Ça me semble être une idée très intéressante … tout comme la suivante d’ailleurs :

Les MOOC, cours en ligne ouverts et massifs, une révolution pour l’éducation ?

Nous y sommes enfin. Ou presque. L’éducation libre, ouverte, gratuite, interactive, partagée.

En réalité, tout est déjà prêt depuis de nombreuses années, mais l’idée semble avoir furieusement envie de se généraliser, et elle va même débarquer en France, pays où le sujet de conversation principal concernant l’enseignement semble être l’épineuse mais sans doute futile question des horaires de classe.

OPENCLASSROOMS est selon moi LE site de référence : leur petite vidéo de présentation explique parfaitement le concept :

MOOC power #revolution #education #internetmonamour

Capture d’écran 2013-09-04 à 10.01.48

Je suis bouleversifié 🙂

Je déconne pas, j’ai les poils au garde à vous, la gorge qui se noue, je suis physiquement chamboulé dès qu’on me gratouille cette corde sensible: le partage de la connaissance libre et gratuite. C’est mon truc à moi.

Quoi de plus révolutionnaire que de changer une société ou le savoir est accaparé en un monde ouvert où les plus prestigieuses universités (comme les plus petites) délivrent le savoir gratuitement?

(…)

Fermons les écoles, fibrons les campagnes!

Oui je suis excessif, mais c’est parce que je suis emballé 🙂

Ecoute cette prof si moderne au grand sens du terme, ça ne dure que 13 minutes, et c’est bouleversifiant. Merci Christine Vaufrey.

Plutôt s’user avec les MOOCs que de se rouiller – Christine Vaufrey from Treize Minutes on Vimeo.

 

***

J’espère donc que toutes ces informations vous permettrons d’y voir plus clair dans ce domaine & qu’elles aiderons également les « décideurs » à prendre les bonnes décisions.

>>> Sources & plus d’infos @

+ quelques liens complémentaires vers quelques ressources complémentaires sur ce sujet :

>>> Liens vers les 3 parties de ce dossier :

>>> Liens Bonus :

 


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Aujourd’hui, un nombre considérable d’ordinateurs sont conçus sans prendre en compte les libertés individuelles et enfreignent la vie privée de l’utilisateur. Depuis d’ingénieuses portes dérobées installées dans les micrologiciels embarqués dans les puces électroniques jusqu’aux modules propriétaires intégrés au noyau de nos systèmes d’exploitation, les menaces sont nombreuses. Les stratégies pour s’en prémunir étant devenues un sujet majeur au sein des communautés promouvant le logiciel libre, la question sur le matériel à choisir est plus que jamais d’actualité.

C’est dans ce contexte qu’est né le projet Purism, ayant pour objectif de fournir des ordinateurs portables respectueux de la vie privée, de la liberté et de la sécurité des utilisateurs.

Si vous jetez un œil sur le site https://puri.sm/, vous constaterez qu’il existe également le Librem 15 (plus grand, plus puissante & avec pavé numérique, ce qui est plus pratique … mais aussi plus cher) :

Les caractéristiques de cette machine me font rêver (sauf qu’il manque le graveur DVD bien pratique) … mais je n’ai malheureusement pas le budget (ni pour l’une, ni pour l’autre, ni même pour le Libreboot x200 …)

>>> Source(s) & plus d’infos @

 


 

Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

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#2.4

1/ L’actualité des 2 mois écoulés :

L’actualité de ces dernières semaines a été chargée & compte-tenu des congés estivaux, je n’en ai pas autant diffusé via mon shaarli que je ne l’aurais fait habituellement, voici donc l’essentiel de ce que j’en ai retenu :

Titre : 1984, Foucault, société de surveillance et Libre Intervenants :
Intervenants : Véronique Bonnet – Luc Fievet
Date : mai 2015
Durée : 43 min 58
Lien vers la vidéo
Transcription
Je vous recommande bien évidemment de regardé cette vidéo très intéressante !
Le projet de loi sur le renseignement ouvre décidément la porte à des pratiques jamais ou très rarement vues. Après avoir été l’un des très rares textes de la 5ème République à avoir été présenté par le Premier ministre lui-même à l’Assemblée nationale, après avoir été sans doute le premier texte censé renforcer la lutte contre le terrorisme à avoir uni contre lui des magistrats anti-terroristes et une association de victimes du terrorisme (renforçant le sentiment d’une rare unanimité de la société civile contre un projet de loi), après avoir été le premier texte de l’Histoire à faire l’objet d’une saisine du Conseil constitutionnel par le président de la République, voici que le projet de loi Renseignement fait même sortir de sa réserve une administration publique, qui tente jusqu’au bout de peser sur le sort du texte.
Je sais, la loi a été votée depuis la publication de cet article … cf. mon point n°3 ci-dessous !
La théorie de la « destruction créatrice » développée par Joseph Schumpeter a-t-elle encore un sens au 21ème siècle, malgré l’accélération continue du rythme des cycles d’innovations technologiques ? Nous entrons dans une ère où il devient plus facile et rapide de détruire des emplois que d’en re-créer, ce qui impose de se poser pour réfléchir aux conséquences sociales, et aux moyens de soutenir à la fois le développement technologique et le développement humain.
Voici une « problématique » très intéressante : nos « politiques » devraient s’y intéresser de plus prêt pour essayer de trouver/proposer des solutions plus « pertinentes » & plus justes…

11 juillet 2015. – Un amendement inattendu concernant l’enfouissement des déchets radioactifs a été introduit dans la loi Macron concernant la croissance, l’activité, et l’égalité des chances économiques, à l’article 201.

Techniquement, l’amendement concerne la commune de Bure utilisée comme laboratoire pour y mettre le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), une invention de l’ Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Les déchets ne seront qu’à 500 mètres sous la terre de cette commune de 86 habitants. En réalité, personne ne veut de ces déchets dans sa commune en raison du danger que représente leur radioactivité.

Il a été adopté le vendredi 10 juillet sans vote. L’absence de vote est lié à l’utilisation du controversé procédé dit du 49.3.

De point de vue des écologistes, il s’agit d’un «  un insupportable coup de force ».

13 juillet 2015. – Le lundi 13 juillet, la Conférence internationale sur le financement du développement s’ouvre à Addis Abeba. Elle va durer jusqu’au 16 juillet. L’absence de François Hollande est regrettée.

Cette conférence regroupe 93 Etats membres des Nations unies (ONU). Une vingtaine de chefs d’Etat ou de gouvernement y seront présents.

Cette conférence vise à discuter de l’extrême pauvreté. D’après Le Monde « Un milliard d’êtres humains vivent avec moins de 1,25 dollar (1,10 euro) par jour . »

Dommage … Que faisait-‘il ce jour là ? Un déjeuner avec son premier ministre à 13h & une réception à 18h30 au Ministère de la défense ! (Pour sa défense, il y avait le défilé le lendemain en présence du président Mexicain en visite officielle pour 3 jours & la veille il assistait au sommet de la zone euro sur la Grèce à Bruxelle !)

Hourra ! Encore un énième attentat terroriste déjoué pas plus tard que le 13 juillet 2015. Le cinquième depuis le début de l’année nous dit-on.

Le hasard fait bien les choses tout de même, un attentat déjoué le 13 juillet, à la veille d’une fête nationale, moins d’une semaine avant la décision du Conseil Constitutionnel sur la loi renseignement, quel superbe coup médiatique.

Attention, chers lecteurs, je ne remets pas en question la véracité des actes déjoués, je n’ai d’ailleurs pas assez d’éléments pour savoir s’ils sont réels ou non.

Non. Ce qui me dérange, c’est une série de coïncidences assez étranges pour que j’arrête de les considérer comme de simples coïncidences.

+1 !
20 juillet 2015. – Deux personnalités françaises, François Hollande, et Jacques Delors appellent à refonder la zone euro. Cet appel fait suite aux clivages causés par une renégociation de la dette grecque par la zone euro et l’union européenne. Les difficultés liées à cette renégociation ouvrent la porte à la question d’une intégration plus poussée de la zone euro. Cette déclaration intervient également deux années avant l’élection présidentielle française. Ce qui conduit le monde des affaires à accueillir cette déclaration avec scepticisme; ils la considèrent comme est purement politique.

Je ne suis pas sûr que ça soit la meilleure solution … écoutez-donc les idées proposées par Stéphane Laborde , Gérard Foucher ou encore l’équipe du Revenu de base !

Je suis sur qu’il en ressortira de bien meilleures pistes … et vous ?

Au delà de toutes les conséquences néfastes que notre merveilleux système engendre, il y a une cause qui semble être plus importante que les autres : le pouvoir décisionnel. Appelé aussi “cause des causes” par Étienne Chouard, il s’agit du levier qui interagit sur tout, aussi bien l’économie que l’éducation, les médias, l’énergie, ou encore l’agriculture. Bien que tout ces domaines soient de plus en plus “hackés” par des citoyens conscients des problématiques de notre civilisation, il semble aussi important de noter le manque de solutions concrètes concernant le domaine politique.

Je vous invite donc à visionner cette vidéo très instructive :

Cofondateur du Mouvement Français pour le Revenu de base, créateur d’un site et d’un journal dédié à la question, Stanislas Jourdan affirme que le principe d’un revenu pour tous et sans condition finira nécessairement par s’imposer dans les pays développés. Interview.
Ça serait un excellent début pour résoudre partiellement les « soucis » évoqués plus haut !
Le professeur Joseph Cannataci, rapporteur spécial à l’ONU pour la vie privée, demande l’élaboration d’un traité international pour mieux protéger la vie privée des citoyens, contre les Etats et contre les entreprises sur Internet.
Excellente initiative !
Le passionnant interview ci dessous est une republication d’un post originalement publié sur toolinux. On y cause politique, logiciel libre, fablabs, nouveau monde quoi 🙂
Tiens donc ! voici un bon petit billet qui aborde pleins de sujets comme je les aiment (dans mes autres blogs)

Dans le monde du logiciel Libre et GNU Linux, nous apprécions d’avoir le choix de notre système d’exploitation et de nos logiciels.

C’est notre force, celle de ne pas suivre une voie imposée par une multinationale américaine de type Microsoft, Google ou Apple.

Cela nous permet de contrôler nos outils et notre machine. Cela nous permet d’être indépendant, d’être libre.

C’est vraiment dommage ! Qu’attendons nous ?

Le Parlement européen a adopté mardi par 371 voix contre 293 le rapport Schaake, qui demande à la Commission de respecter le droit au chiffrement et même de systématiser chez les acteurs privés l’adoption de normes de chiffrement de bout en bout sur les messageries. Les eurodéputés veulent empêcher l’interception des messages de correspondance privée, y compris par les services de renseignement.

C’est une bonne nouvelle … en espérant que ça se finalise bien !

Le Parlement européen a une nouvelle fois demandé mardi à la Commission et aux états membres de faire en sorte d’accorder l’asile politique aux lanceurs d’alertes « qui dénoncent des pratiques de surveillance abusives ».
Encore une « bonne idée » …
Les députés Patricia Adam et Philippe Nauche ont déposé à la demande du gouvernement leur proposition de loi sur la surveillance internationale des communications électroniques, qui vise à apposer un patch sur le seul trou laissé par le Conseil constitutionnel après la loi Renseignement. Le texte doit faciliter l’interception massive des communications sur internet, et les conversations téléphoniques.
…et une moins bonne !
***
Évoquons maintenant deux sujets dramatiques sur des sujets habituellement non abordés sur mon site :

11 septembre 2015. – Une grue a chuté sur la Grande Mosquée de La Mecque, en Arabie saoudite, faisant de nombreux morts. Le bilan est très lourd : au moins 107 morts et 238 blessés. L’accident a eu lieu vers 17h45, peu avant la prière de 18h30 du vendredi.

Selon les premières constatations, la grue d’un chantier voisin est tombée dans la Grande Mosquée en raison des mauvaises conditions météorologiques. En effet, de fortes bourrasques de vents secouaient la région lors de la chute de la grue. L’engin de chantier aurait été déséquilibré et a transpercé le toit de l’édifice religieux, s’écrasant sur des fidèles et des ouvriers. Des témoignages évoquent un éclair qui aurait frappé la grue et provoqué sa chute.

Cet accident survient au moment où débute la période de pèlerinage où des millions de personnes se rendent à La Mecque.

(Notez la date de cet accident) … Quelque soit votre religion, priez pour les familles & les proches des victimes …
  • Pour le second sujet d’actualité que je souhaite aborder en quelques mots, il n’y a malheureusement pas à ma connaissance de « source libre » ayant diffusé de billets à ce propos. Il s’agit du drame des réfugiés (ou crise des migrants) arrivant en Europe : Cette situation aux proportions inhabituelle est difficile pour tous (pour les personnes qui fuient leur pays quel-qu’en soit la raison & pour les pays d’accueils qui doivent gérer l’afflux important). Dans l’urgence, il faut essayer de faire au mieux afin d’accueillir si possible temporairement ces personnes dans des conditions humaines & dignes. Il faudra ensuite essayer de « résoudre (politiquement & paisiblement) les causes » ayant provoqué ces fuites afin que ces personnes puissent envisager un retour chez eu, en toute sécurité une fois les risques éliminés… si c’est humainement possible.
Où va le monde ? Pourquoi tant de violence & de haine ?
***

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org

… mais aussi sur news.sweetux.org !


2/ Le dossier du mois :

INVENTONS L’ÉCOLE DE DEMAIN – Partie 2 :

POLITIQUE & ÉDUCATION

Petits rappels d’une définition importantes pour débuter la seconde partie de ce dossier qui sera constitué en grande partie d’extraits des différentes publications citées en fin de celui-ci:

POLITIQUE :

Notion polysémique, la politique recouvre :

  • la politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d’une société organisée et développée ;

  • plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d’une communauté, d’une société, d’un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d’autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités. C’est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s’élargissent à tous les domaines d’une société (économie, droit, sociologie, etc.) ;

  • dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d’art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.

  • la politique est le plus souvent assortie d’un épithète qui détermine sa définition : on va parler de stratégie politique par exemple pour expliquer comment elle se situe dans une perception combinatoire et planifiée de nature à lui faire atteindre ses objectifs.

Dans le cas présent, je prends en compte LA définition dans son sens LARGE, bien évidemment …

Quelque-soit le parti politique en place, les personnes au pouvoir se doivent d’agir dans « la bonne direction » (celle de la liberté & de l’ouverture à la culture libre… afin que chacun puisse être son « propre maître », si vous voyez ce que je veux dire).

De ce fait, comme évoqué dans la première partie de ce dossier :

La liberté du logiciel joue un rôle fondamental dans l’éducation. Les établissements d’enseignement de tous niveaux doivent utiliser et enseigner le logiciel libre car seul celui-ci leur permet de remplir leurs missions essentielles : diffuser le savoir et préparer les élèves à être de bons membres de leur communauté. Le code source, ainsi que les méthodes du logiciel libre, font partie des savoirs humains…

C’est pourquoi les écoles doivent utiliser exclusivement du logiciel libre !

Les activités liées à l’éducation, y compris les écoles depuis le jardin d’enfants jusqu’à l’université, ont pour devoir moral de n’enseigner que le logiciel libre.

Tout utilisateur d’informatique devrait exiger des logiciels libres car ils lui donnent la possibilité de contrôler son propre ordinateur – avec les logiciels privateurs en effet, le programme fait ce que son propriétaire ou son développeur veut qu’il fasse, pas ce que l’utilisateur veut qu’il fasse. Le logiciel libre donne également aux utilisateurs la liberté de coopérer, de vivre dans la droiture morale. Ces raisons s’appliquent aux écoles comme à tout le monde. Toutefois, le but de cet article est de présenter les arguments supplémentaires qui s’appliquent spécifiquement à l’éducation.

Donc nos « dirigeant » (qui se doivent d’être bienveillants) doivent en toute logique faire ce choix … mais malheureusement les programmes scolaires ne sont pas encore tout à fait « au point » dans ce domaine & les outils mis à dispositions sont loin d’être libres (pour la très grande majorité d’entre eux…)

A l’école du bricodage – alterlibriste

Ainsi, François Hollande souhaite « l’apprentissage des sciences du numérique et également la diffusion du codage dès l’école primaire »

L’utilisation de la formule « diffusion du codage » en dit long sur les connaissances informatiques du Président et de ses conseillers, mais après avoir parcouru divers articles et les propositions de loi, c’est bien le terme de codage qui semble être couramment utilisé comme traduction bête et méchante de « coding » alors que le terme de programmation comme il était utilisé à notre époque serait plus approprié. D’ailleurs, où est la révolution dans tout ça ? Moi aussi, j’ai appris le codage il y a 30 ans à l’école avec les Thomson MO5 et Amstrad CPC (voir mon parcours avec l’informatique). Je ne sais pas si les politiques en ont fait tout un foin mais les ordinateurs sont entrés dans les écoles aussi vite que dans les foyers à l’époque. Et nous n’avions pas d’autre choix que d’écrire des programmes pour qu’il se passe quelque chose. Je ne peux pas dire quand et pourquoi cet apprentissage a disparu mais c’est bien ça le problème.

Une solution serait peut-être la suivante :

Moi Président, je ferme les écoles

Françaises, Français,

Nous le savons tous, l’école est un lieu de perdition.

On y apprend la crainte des plus forts, l’injustice face au casting du corps enseignant, le pourcentage d’adultes dépassés par une mission impossible, l’inaptitude d’un monde à se remettre en question. On y découvre la vie en groupe dans ce qu’elle a de plus injuste, le faible n’est pas protégé. On s’obstine à croire qu’on y socialise nos enfants quand ils vivent ce que nous ne supporterions pas: aucune entreprise ne tournerait dans un climat de tension et de flicage qu’on impose à nos écoliers.

La fermeture des écoles s’accompagne évidemment d’un ensemble de réformes structurelles du pays. Il n’est bien sûr pas question de fermer l’Education Nationale, mais d’en abandonner ses casernes.

Je vous invite à lire la suite @ http://jcfrog.com/blog/moi-president-je-ferme-les-ecoles/

Il y a de très bonnes idées … sauf celle de fermer les écoles : au contraire, se sont elles qu’il faut « fibrer » en premier pour que chaque élève & étudiant puisse se connecter aux supports de cours en ligne … en ayant « sous la main » un professeur « en chair & en os », ce qui est plus pratique tout de même !

Pour le moment, nous en sommes encore loin :

Programme d’informatique dès l’école primaire ?

La France a fait le choix depuis de nombreuses années de considérer l’informatique à l’école et jusqu’au collège, uniquement à travers ses usages via le B2I. L’Éducation nationale perçoit le numérique comme un outil utile aux autres apprentissages.

Cette vision n’est pas forcément mauvaise mais elle semble trop restrictive. Le numérique ne peut se limiter à son seul usage au service des autres disciplines. Il pourrait être pertinent de mettre en place un réel enseignement de l’informatique comme il en existe dans d’autres pays ou même en France (mais seulement en option au lycée).

Les programmes de l’école primaire étant en pleine ré-écriture actuellement, Serge Abiteboul, Jean-Pierre Archambault, Gérard Berry, Colin de la Higuera, Gilles Dowek et Maurice Nivat ont envoyé au Conseil supérieur des programmes ce texte, que nous reproduisons ci-dessous, présentant les grandes orientations de ce que pourrait être un programme d’informatique à l’école primaire.

Prenez le temps de lire ce long billet : La encore, il y a de très bonnes propositions … à quand leurs mises en pratique ?

Au lieu de ça, nous avons droit @

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Le Permis Internet pour les enfants : la pédagogie par la peur !

Permis InternetLa Gendarmerie nationale et l’association AXA Prévention (association de loi 1901 dont la mission affichée est « la pédagogie et l’ aux risques » )  ont présenté en grande pompe médiatique jeudi 12 décembre 2013 un programme  national pour responsabiliser enfants et parents à l’usage du Web et des  réseaux sociaux : un permis Internet .
Voici la présentation faite par le dossier de presse :
(…)

Pour en finir avec cette approche du web par la peur : pour une véritable mise en œuvre de l’EMI

L’UNESCO propose un programme d’éducation aux médias et à l’information  qu’il serait bon de prendre enfin en compte de façon sérieuse en France  afin d’enseigner les compétences nécessaires pour profiter pleinement  des avantages du droit à la liberté d’opinion et d’expression. Depuis  des années, le saupoudrage s’avère inefficace, et amène même à des  dérives du type de celle à laquelle nous sommes en train d’assister.L’appel à des entreprises privées pour remplacer les enseignants s’est déjà produit à plusieurs reprises avec des résultats fort mitigés.
C’est  à la fois un recul énorme que de brandir la « peur », un manque de  perspective indéniable sur ce qui se fait dans les établissements (les professeurs documentalistes encore une fois sont totalement mis de côté.
Je vous invite à prendre connaissance de l’intégralité de ce billet rédigé par le collectif

Celui-ci se termine par cette petite vidéo très instructive :

Voici également une explication instructive concernant le système scolaire :

Il y a un grand malaise dans la société actuelle, il faut donc agir contre les causes & non contre les conséquences :

Éradiquons la source du terrorisme ! | ploum.net

Ne nous voilons pas la face, faisons fi du politiquement correct : il est désormais évident que la plupart des terroristes sont issus d’une partie bien identifiée de la population.

Certes, la majorité des individus la composant ne deviennent pas terroristes. Mais cette population reste néanmoins le terreau, le berceau qui permet à l’horreur de grandir et d’exister.

Aujourd’hui, je pense qu’il est indispensable d’ouvrir les yeux et de prendre des mesures pour éradiquer cette partie de la population, pour faire en sorte qu’elle ne puisse plus exister dans nos pays. Nous n’avons rien à attendre des politiques ou de l’état. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Et nous en avons les moyens. Aujourd’hui, individuellement, nous pouvons prendre des mesures, nous pouvons lutter afin de réduire cette partie de la population qui donne naissance au terrorisme : la classe sociale humainement pauvre et peu éduquée.

Eh oui, l’Éducation (la bonne!) permettrais sans doute de solutionner certains « gros problèmes »…

Peut-être aussi faut-il diffuser ces petites vidéos pédagogiques dans toutes les écoles :

Droits de l’hommes : des vidéos pour enfants libres de diffusion

A l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), dont l’application laisse à désirer même en France, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCHD) a mis en ligne sur son site internet une série de cinq vidéos pédagogiques à destination des plus jeunes.

Coproduites avec le Centre national de documentation pédagogique, chaque vidéo de 2 minutes 30 aborde successivement la non-discrimination, la liberté d’expression, le logement, la différence et le racket, avec des personnages de fruits et de légumes. L’ensemble est plutôt bien réussi et participe d’une bonne intention.

Hélas, alors que le communiqué de presse « encourage les médias et toutes les institutions accueillant de jeunes publics à diffuser les cinq films « Graines de citoyens » sur leurs sites Internet », rien n’est fait pour faciliter cette mise en ligne, que ce soit au plan pratique ou juridique. Les vidéos ne sont pour le moment proposées qu’au format MP4 sans outil d’intégration (embed), et aucune licence ne précise leur régime juridique. Pire, un « copyright » est même affiché sans réserves à la fin de chaque vidéo, ce qui met en doute la possibilité de les reprendre.

Heureusement, le CNCDH nous a fait savoir que les films « sont faits pour être repris et diffusés sans licence », et qu’il ne faut donc « pas hésiter ». De quoi faire bondir un juriste zélé, mais qui est rafraîchissant.

Bien sûr, pour travailler dans de bonnes conditions, il faut généraliser les formats ouverts dans l’Éducation nationale (et dans les administrations & services publiques également), mais il faut aussi les matériels « numériques » adéquates (adaptés à l’age des « apprenants » & aux besoins des enseignants) et surtout des supports pédagogiques diffusés sous licence libre… tout ceci fera l’objet de la troisième partie de ce dossier qui sera prochainement diffusée sur mon troisième blog…

>>> Sources & plus d’infos @

>>> Liens vers les 3 parties de ce dossier @

>>> Liens Bonus @

 


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Ce moi-ci, ça sera sous la forme d’un « mini-dossier » avec divers extraits de billets publiés au cours de l’été :
Et voilà, ce qui devait arriver, arriva… Le dernier rempart avant la surveillance de masse vient de tomber.
***

Voilà, le Conseil Constitutionnel vient de valider l’essentiel de la loi Renseignement. Oui, il y aura bien des boites noires en France destinées à surveiller des pans entiers de l’Internet français. Oui, la surveillance de masse (pas généralisée, mais de masse) est maintenant autorisée par la loi.

Le communiqué de presse de l’Élysée fleure bon la langue de bois comme jamais.

***
Paris, le 23 juillet 2015 —  En validant la quasi-totalité des mesures de surveillance prévues par la loi sur le renseignement votée le 25 juin dernier, le Conseil constitutionnel légalise la surveillance de masse et avalise un recul historique des droits fondamentaux. Les boîtes noires algorithmiques sont validées. Seule la surveillance internationale a été jugée non conforme à la Constitution.
***

France, 24 juillet 2015. Aujourd’hui, ma France n’a pas la même odeur qu’hier, aujourd’hui, elle me donne la nausée. Une nausée qui m’a fait passer une nuit blanche, où je me suis imaginé de doux rêves révolutionnaires pour me consoler de la bien maigre censure du Conseil des sages face à la loi sur le renseignement.

Des heures de travail, ces centaines d’heures de travail, des milliers si je compte le travail méticuleux des très nombreux opposants au projet de loi, encore plus si je compte les heures de ceux qui ont émis de sérieuses réserves face à ce projet de loi.

***
24 juillet 2015. – Le Comité des droits de l’Homme de l’ONU a publié un rapport ce jeudi, dans lequel il s’alarme des « pouvoirs excessivement larges de surveillance » qu’accorde la loi sur le renseignement. Les 18 experts indépendants qui composent ce comité, chargé de veiller au respect des obligations du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, critiquent ainsi l’action du gouvernement français en matière de renseignement.
***
Le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité du texte de loi sur le renseignement. Suite à cette décision, plusieurs réactions ont eu lieu dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Voici les principaux commentaires à retenir.
Alors que le Conseil Constitutionnel vient de valider l’essentiel de la loi Renseignement (et donc la mise en place de la surveillance de masse en France[1]), voici quelques articles à ce sujet, certains précédant l’annonce, d’autres l’analysant (note : liste d’articles mise à jour au fil de l’eau) :

Les lumières qui guident le peuple, éveillent les consciences, chérissent la réflexion et la raison à tout autre chose, prônent la tolérance, l’esprit critique, la réflexion politique, celles opposées à toute forme d’obscurantisme.

Ces lumières qui guident le peuple, celles dont nous devrions être fiers, que sont-elles devenues, qu’avons-nous fait ?

Paris, le 3 septembre 2015 — L’association FDN, la Fédération FDN et La Quadrature du Net ont annoncé ce jour avoir déposé deux recours devant le Conseil d’État contre les activités de surveillance d’Internet de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Alors que le gouvernement vient d’annoncer le dépôt prochain d’une proposition de loi sur la surveillance internationale, ces recours rappellent la nécessité que soient encadrées strictement a priori ces mesures de surveillance.

Eh oui, sachez que nous sommes tous désormais https://sous-surveillance.fr/#/

En décidant de ne pas censurer les dispositions qui posent le plus de risques pour la violation massive de la vie privée et qui sont très probablement contraires au droit international, le Conseil constitutionnel n’a pas seulement permis l’entrée en vigueur de loi Renseignement et de ses boîtes noires. Il a montré les failles d’un contrôle démocratique qui n’est plus adapté à l’époque moderne.
Eh oui … c’est bien ça le problème :
CONTRAIRE AU DROIT INTERNATIONAL, PAS A LA CONSTITUTION
(…)
C’est donc là la principale leçon de la décision du Conseil constitutionnel. Elle a mis en lumière les failles d’un contrôle démocratique qui n’est plus au goût du jour et qui permet d’obtenir la promulgation de lois contraires aux droits fondamentaux protégés par le droit international, et leur application, en toute « légalité ». Sans doute est-ce un signe supplémentaire de la nécessité de changer la Constitution, sur ce point comme sur d’autres. Il temps de re-penser la démocratie.

>>> Source(s) & plus d’infos @

 


 

Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

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#1.4

1/ L’actualité des 2 mois écoulés :

L’actualité de ces dernières semaines a été chargée & compte-tenu des congés estivaux, je n’en ai pas autant diffusé via mon shaarli que je ne l’aurais fait habituellement, voici donc l’essentiel de ce que j’en ai retenu :

Paris, le 6 juillet 2015. Communiqué de presse.

Le 3 juillet 2015, Silicon.fr a révélé que la discussion autour des formats bureautiques de l’administration serait remontée jusqu’à l’Élysée. La DISIC (Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) souhaite en effet que ODF, le seul standard réellement ouvert de bureautique, soit désormais le seul recommandé par l’État. Le lobbying exercé par Microsoft s’est activé et, au plus haut niveau de l’État, on s’intéresserait à ce débat, ce qui n’est pas sans rappeler les épisodes de 2009 sur le référentiel général d’interopérabilité (RGI). L’April appelle le Président de la République et le gouvernement à ne pas céder aux mouvements d’influences et à agir dans l’intérêt à long terme de l’ensemble des citoyens français et de leurs administrations.
Le choix d’ODF dans le RGI : pour un standard ouvert incontestable

Paris, le 7 juillet 2015, communiqué de presse.

La dernière version de travail du RGI, avant la validation finale, maintient le format ODF comme format recommandé pour les documents bureautiques au sein des administrations. Cette nouvelle version du RGI énonce des critiques argumentées sur le format OOXML de Microsoft. L’April remercie la DISIC d’avoir su résister aux pressions et de continuer à agir dans l’intérêt à long terme de l’ensemble des citoyens français et de leurs administrations.

Les formats ouverts sont une nécessité dans une société numérique comme la nôtre !

Derrière ce titre gustatif se cache un jeu de mots dont j’ai honte. Comme vous vous en doutez, cet article va être consacré à la plus célèbre fille d’Ubuntu, j’ai nommé la LinuxMint en déclinaison Cinnamon. Cela faisait une petite éternité que je n’avais plus consacré d’article à la LinuxMint « principale ». Le dernier article remontait à mai 2013.

La version 17.2, troisième version basée sur la Ubuntu 14.04 LTS, est sortie le 30 juin 2015.

Du nom de code de Rafaela, elle propose Cinnamon 2.6 (à la naissance agitée, j’y reviendrais plus tard), des réglages affinés dans tous les domaines, un meilleur support pour l’usine à gaz qu’est l’UEFI, un noyau Linux 3.16 (comme celui qui propulse Debian GNU/Linux Jessie et la Linux Mint Debian Edition), ainsi qu’une logithèque mise au goût du jour.

Il s’agit d’une très bonne distribution que je recommande à celles & ceux qui savent déjà se servir d’un ordinateur (puisque pour les débutants, je recommande HandyLinux qui vient de sortir sa version 2.2 !  De plus Cinnamon est un environnement très intéressant & sympathique.
Une distribution comme HandyLinux, si petite et jeune soit-elle, demande tout de même une certaine organisation, des prises de décisions, des tâches à effectuer, une maintenance à assurer, un serveur à payer, etc.
Généralement, une distribution est construite par les développeurs, puis partagée sur le net via un site ou un dépôt. La communauté des utilisateurs prend alors le relais pour accueillir cette distribution et ses utilisateurs au sein d’un forum, distiller les news sur un blog, ouvrir un salon IRC et/ou Jabber, maintenir une documentation, assurer la traduction, etc.Sur HandyLinux, c’est légèrement différent : les rôles ne sont pas si clairs car notre collégialité n’est pas fixée :
BTRFS est un système de fichiers multi-racines intégré au noyau Linux en 2013 et déclaré stable. Il permet de stocker 16 millions de To par volume (16 Eo) et apporte de nombreuses fonctionnalités. Je vous laisse vous référer à la page Wikipedia.

Il va falloir que je me penche sur ce système … j’utilise Ext4 depuis 2006 !

Bien que Debian ait préféré le dérivé Libav de FFmpeg, après avoir examiné la situation, l’équipe Multimédia mainteneurs Debian a décidé de revenir à FFmpeg. Le retour à FFmpeg est fait pour des raisons de sécurité, la gestion de bug, les différences de fonctionnalités, les contributeurs amont et le choix fait par d’autres distributions. Le sujet  FFmpeg contre Libav a été largement débattu pendant des mois. L’annonce du retour de FFmpeg sur Debian en tant que fournisseur libav se trouve sur cette liste de diffusion.

L’actualité du RGI a été discutée lors d’une émission sur radio RMLL 2015 par Jeanne Tadeusz de l’April en compagnie de Laurent Séguin de l’Aful et Christophe de l’association la Mouette. D’une durée de 35 minutes, elle est à la fois une occasion d’expliquer ce qu’est le RGI, quels en sont les enjeux, l’historique et l’actualité en cours.

Titre : RGI
Intervenants : April, Aful, La Mouette
Date : 8 juillet 2015
Durée : 35 min
Lien : Le podcast au format ogg et mp3

Interopérabilité, j’en parlais justement au début de ce billet ! C’est quelque-chose d’important !

Déjà plus de 20 ans que les Vieilles Charrues font de la commune de Carhaix l’un des épicentres de la scène musicale française ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce qui est aujourd’hui l’un des plus gros festivals d’Europe, n’avait à sa naissance pas la moindre vocation musicale et encore moins de promouvoir GNU/Linux !

Désormais, quelque 225 000 spectateurs viennent vibrer chaque été au cœur de la Bretagne. Plus qu’un festival, les Vieilles Charrues, c’est l’envie de prendre son destin en main, de faire bouger les choses et de s’opposer au désert qui menaçait la région.

Après quatre jours d’un festival riche d’euphorie et de décibels qui aura attiré 225 000 spectateurs, les Vieilles Charrues reviennent du 16 au 19 juillet 2015 pour une 24ème édition en mode « Alice au pays des merveilles »

Depuis 2009, ce festival permet également la promotion de GNU/Linux durant quatre jours au travers d’un énorme webcafé tournant sur plateforme Ubuntu (2 000 festivaliers accueillis chaque jour !) avec la participation de Ubuntu-fr.org et de l’association infothema de Bégard.

Rien de tel qu’un bon festival de musique … et des logiciels libres !
Vous avez du voir que Dogmazic fait sont grand retours !
Red Hat a annoncé, le 4 juin dernier, les « Software Collections » en version 2.0. Il s’agit d’un canal (terminologie de Red Hat pour désigner un dépôt logiciel) contenant des logiciels dont les versions sont plus récentes que dans les canaux habituels de la distribution RHEL. Une variante communautaire de ce canal est aussi disponible sur le site Software Collections.
Je ne connais pas trop … je suis resté pour le moment du coté « .deb » de Debian …
… il faudrait que j’explore un jour cet « branche » dans l’arbre des distributions !

Alors, Windows ou Linux ? Peut être FreeBSD ou encore Mac OS ? À cette question, la majorité des interrogés répondront “Bah Windows, c’était déjà installé quand j’ai acheté mon PC et ça marche bien”.

En effet, Windows est aujourd’hui le système d’exploitation le plus populaire et le plus utilisé, un triomphe incontesté et incontestable parmi les OS sur les terminaux grand public. Alors, pourquoi changer ?

C’est une bonne question ! Pourquoi changer ? Et bien vous trouverez ici & (entre autre) quelques raisons que je pense être valables. Qu’en pensez-vous ?
Depuis des années sur ce blog, je chronique des distributions GNU/Linux, aussi bien des très bonnes distributions (comme les Debian GNU/Linux, Slackware, ArchLinux, Fedora Linux, Ubuntu et ses dérivées principales), comme les pires pollutions de trottoirs (comme les feues Micro-R OS, Pear OS, ColorwheelOS ou encore Update Ubuntu Mate OS).
C’est vrai que pour le néophyte, cette grande diversité peut paraître comme une faiblesse, moi, je la considère comme une force car ainsi il n’y a pas de monopole & la liberté de choix est vraiment là : ainsi chacun peut en pratique choisir LA distribution qui lui convient, qui lui ressemble (et si un jour celle-ci s’écarte des souhaits de l’utilisateur, celui-ci a encore le choix…).
L’été c’est le moment des vacances, le farniente, les apéros, la plage… Mais c’est également la période où l’on profite des longues journées et du beau temps pour faire des travaux dans la maison.
Notre pinchot se sentant l’âme d’un bricoleur a choisi de réorganiser son igloo. Mais avant de tout casser, il aimerait bien voir ce que ces aménagements pourraient donner. C’est là qu’il tombe sur ce superbe logiciel Sweet Home 3D qui va lui permettre de visualiser les agencements prévus.

C’est un superbe « petit » logiciel que je connais de longue date & utilise occasionnellement … je le recommande vivement !

Il y a un mois aujourd’hui commençait l’édition 2015 des RMLL à Beauvais. Nous vous proposons en seconde partie de dépêche un retour en forme de remerciements, les liens vers les vidéo-conférences, et quelques photos prises entre autre sur le Village du Libre.
Comme chaque année, les RMLL sont l’occasion de promouvoir les logiciels libres, mais aussi les matériels libres & plus généralement la culture libre auprès du grand public, afin de sensibiliser un maximum de personnes aux enjeux derrière ces notions.
Vous vous souvenez d’Ubuntu One, ce service de Canonical qui permettait de synchroniser des fichiers dans leur cloud ? Le service n’a pas fonctionné et avait été vivement critiqué à sa sortie car même si les clients étaient disponibles sous licence libre, ce n’était pas le cas du logiciel serveur.
Jeff Hoogland a annoncé il y a quelques jours, la sortie de Bodhi Linux 3.1.0. La nouvelle version de Bodhi Linux est importante car elle est la première version à être dotée du Moksha Desktop. « Cette version est plus importante pour l’équipe Bodhi que nos mises à jour des versions précédentes. La raison en est que cette version est la première à utiliser le bureau Moksha que nous avons dérivé de E17. Parce qu’il est construit sur la base solide que fournit E17, aussi cette première version du bureau Moksha est stable et est utilisable dans un environnement de production. Les utilisateurs actuels de Bodhi Linux 3.0.0 ne seront pas automatiquement migrés vers Moksha via les mises à jour du système. Ceux qui désirent migrer de leur bureau Enlightenment actuel vers Moksha peuvent le faire en suivant les instructions ici.  » Plus d’informations et fonds d’écrans sont disponibles dans l’annonce du projet.
Je suis curieux de tester ce nouveau desktop (car j’aimais bien la version E17  d’Enlightenment…)
Le projet GNOME fut fondé le vendredi 15 août 1997 par deux étudiants mexicains, Miguel de Icaza et Federico Mena Quintero, dont le but était de produire un environnement de bureau entièrement libre, élégant et simple à utiliser.
Gnome 2 était très bien (& Mate aussi), mais j’aime moins Gnome 3 (même s’il y a de petites choses sympathique), dommage…

La suite bureautique multiplateforme LibreOffice 5.0 a été publiée le 5 août 2015. Cette nouvelle version non finalisée est destinée aux utilisateurs expérimentés — les autres, tel que les entreprises et les administrations sont invités à rester sous LibreOffice version 4.4.5.

Nous vous proposons la traduction d’un billet du blog d’un meneur dans le développement de LibreOffice.

J’ai déjà eu l’occasion d’utiliser cette nouvelle version : elle marche plutôt bien (je n’ai rencontré aucuns soucis particuliers).

Plasma, KDE Frameworks et KDE Applications suivent un cycle de développement indépendant les uns des autres depuis la fin de KDE 4. Cependant, le hasard fait que cette fois-ci on assiste à la sortie rapprochée de ces trois projets.

À la sortie de Plasma 4.11, la dernière version basée sur Qt4, les développeurs ont promis de maintenir cette dernière pendant deux ans, en corrigeant les bogues mais sans rajouter de fonctionnalités afin d’assurer une transition douce vers Plasma 5. Cette période étant écoulée, la sortie de Plasma 4.11.22 marque la fin de l’ère KDE 4. Mais la succession est maintenant vraiment mûre et devrait arriver massivement dans nos distributions favorites.

Ça fait longtemps que j’ai utilisé KDE (ça n’était vraiment pas mon environnement favoris, je lui préfère de loin XFCE), je vais devoir m’y remettre pour me tenir informé des dernières nouveautés.

Tout ceci me donne l’idée de faire prochainement un dossier sur les environnements de bureau

>>> Plus d’actualités @
shaarli.sweetux.org & rss.sweetux.org


2/ Le dossier du mois :

INVENTONS L’ÉCOLE DE DEMAIN – Partie 1 :

LOGICIELS LIBRES & ÉDUCATION

Petits rappels de deux définitions importantes pour débuter la première partie de ce dossier qui sera constitué en grande partie d’extraits des différentes publications citées en fin de celui-ci:

EDUCATION :

L’éducation est, étymologiquement, l’action de « guider hors de », c’est-à-dire développer, faire produire. Il signifie maintenant plus couramment l’apprentissage et le développement des facultés physiques, psychiques et intellectuelles, les moyens et les résultats de cette activité de développement. L’éducation humaine inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique et de la période historique.

Chaque pays dans le monde dispose de son propre système éducatif, avec un rôle traditionnellement dévolu aux parents d’un enfant (ou à leur substitut) d’amener cet enfant aux mœurs de l’âge adulte, et une intervention souvent croissante des États.

L’éducation est considérée comme un élément important du développement des personnes, d’où le développement d’un droit à l’éducation. Un système éducatif performant est donc un avantage majeur. Inversement, être privé d’éducation sera considéré comme un lourd handicap.

LOGICIEL LIBRE :

Un programme est un logiciel libre si vous, en tant qu’utilisateur de ce programme, avez les quatre libertés essentielles :

  • la liberté d’exécuter le programme comme vous voulez, pour n’importe quel usage (liberté 0) ;

  • la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu’il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez (liberté 1) ; l’accès au code source est une condition nécessaire ;

  • la liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin (liberté 2) ;

  • la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l’accès au code source est une condition nécessaire

Je vous invite à écouter plus particulièrement la conférence de ‘rms’ que j’ai enregistrée au printemps dernier @ BREST : Il y aborde l’ingénierie inverse, la mission sociale de l’éducation (à certaines valeurs…), mais aussi les outils pédagogiques qui doivent être sous licence libre afin de favoriser le partage. Il y aborde aussi les sujets suivants : cloud & SAAS (en précisant que confier ses données à des tiers c’est une perte de contrôle de son informatique, et que les écoles devraient s’interdire de créer des comptes aux élèves chez les GAFAM). Mais j’aborderais certains de ces différents points dans les prochaines parties de ce dossier.

Quel est le lien entre logiciel libre et éducation ?

La liberté du logiciel joue un rôle fondamental dans l’éducation. Les établissements d’enseignement de tous niveaux doivent utiliser et enseigner le logiciel libre car seul celui-ci leur permet de remplir leurs missions essentielles : diffuser le savoir et préparer les élèves à être de bons membres de leur communauté. Le code source, ainsi que les méthodes du logiciel libre, font partie des savoirs humains, alors qu’au contraire le logiciel privateur1 fait intervenir un savoir secret, fermé qui est à l’antipode de la mission des institutions éducatives. Le logiciel libre est une aide à l’éducation, quand le logiciel privateur l’interdit.

Le logiciel libre n’est pas limité à son aspect technique ; il a aussi une dimension éthique, sociale et politique. Il s’agit des droits de l’homme que les utilisateurs de logiciel devraient posséder. La liberté et la coopération sont deux valeurs essentielles du logiciel libre. Le système GNU implémente ces deux valeurs, ainsi que le partage, car le partage est bon et bénéficie au progrès de l’humanité.

Pour en savoir plus, reportez-vous à la définition du logiciel libre et à notre article : Pourquoi le logiciel doit être libre.

Téléchargez et regardez cette vidéo de six minutes, sous-titrée en français au format libre Ogg Theora (ogv) dans laquelle Richard Stallman explique brièvement et précisément les grands principes du logiciel libre et leurs rapports à l’éducation:

http://www.gnu.org/education/rms-education-es.fr.ogv

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Les logiciels libres dans l’enseignement

Les théorèmes, formules ou encore les démonstrations mathématiques sont libres depuis toujours. Ils ont été établis par des savants conscients que leur apport à la société devait profiter à tous, sans entrave [1]. Nous n’avons en effet pas besoin d’acheter une licence pour pouvoir utiliser le théorème de Pythagore ! De plus, nous pouvons nous baser librement sur les travaux du philosophe et mathématicien grec pour élaborer de nouvelles théories.

L’éducation au sens large, bien au delà du domaine restreint des mathématiques, doit être libre, accessible à tous et indépendante des principaux centres de pouvoirs (politiques, financiers, économiques,…). Une de ses vocations principales est justement de perpétuer de générations en générations, les valeurs et connaissances qui ont permis de construire notre civilisation.

Les logiciels libres permettent de dynamiser les échanges collaboratifs, notamment entre institutions liées à l’enseignement. Si un besoin spécifique émerge dans une école, un logiciel remplissant ce besoin peut être développé, en collaboration avec d’autres écoles. En fin de compte, tout organisme intéressé (qu’il ait participé à l’élaboration du logiciel ou non) peut en profiter librement, sans avoir à débourser quoi que ce soit.

Voici quelques exemples de logiciels libres destinés à l’enseignement (soit pour l’organisation de l’enseignement, soit pour l’enseignement pédagogique destiné aux élèves et étudiants) – extraits :

Destinés aux enfants, élèves, étudiants,…

  • GCompris – Logiciel éducatif qui propose des activités variées aux enfants de 2 à 10 ans.
  • TuxMath – Logiciel de la suite Tux4Kids orienté sur l’arithmétique pour les enfants.
  • OOo4Kids – Suite bureautique allégée pour les enfants.
  • Kgeography – Outil d’apprentissage de la géographie.
  • GNUsolfège – Logiciel d’entraînement au solfège.
  • Stellarium – Planétarium.
  • Avogadro – Visualiseur et éditeur de molécules en 3D.

Destinés aux enseignants

  • Pyromaths – Générateur de fiches d’exercices de mathématiques au format pdf.
  • LESOL – Laboratoire de langues et d’Enseignement en Standards Ouverts et Logiciels Libres.
  • Dokeos – Suite e-learning complète. Elle fournit aux entreprises, écoles et administrations les outils dont elles ont besoin pour produire des cours, organiser la formation et assurer l’interaction et le suivi des stagiaires.
  • Claroline – Plate-forme Open Source de formation à distance et de travail collaboratif.

Il en existe pour tous les goûts et tous les besoins

Tout comme il existe des logiciels éducatifs pour les enfants, il existe également des distributions Linux dédiées à l’éducation :

  • PrimTux : c’est une distribution, développée en collaboration avec ASRI éducation, basée sur Debian qui est simple & intuitive. Elle est adaptée à l’école primaire & conviendra parfaitement aux élèves, mais aussi aux enseignants. Elle n’est pas seulement une distribution éducative, c’est aussi un guide d’intégration du numérique en classe & des favoris pour aider à la préparation…Primtux-banniere.png
  • ASRI Education : c’est un système complet, basé sur le travail de la distribution Toutou Linux, qui s’installe à la place de Microsoft Windows et vous propose un environnement stable pré-configuré pour un usage scolaire (enfant ou adulte). Il propose des outils et logiciels variés pour la maternelle, l’élémentaire ou niveau adulte &  comprend une grande quantité de logiciels pédagogiques ou éducatifs triés et sélectionnés.Asriedu-edu-livecd.png
  • FramaDVD École : c’est une contribution pour le développement des TUIC (Techniques Usuelles de l’Information et de la Communication) et en particulier des logiciels libres dans les classes.dvd L’objectif de ce DVD est d’offrir aux élèves et aux enseignants tous les outils pour utiliser les TUIC régulièrement dans leurs apprentissages. Ce DVD a été conçu spécialement pour les élèves et les enseignants des écoles maternelles et élémentaires. Il peut tout aussi bien être utilisé en classe qu’à la maison. Il contient de nombreux logiciels, une encyclopédie pour enfants, des ressources pédagogiques libres & la distribution ASRI Éducation.

 

  • Scolbuntu : c’est une distribution dérivée d’Ubuntu à destination des écoles qui s’inscrit dans l’idée de l’adaptabilité & de la simplicité. L’objectif est d’offrir aux écoles un système d’exploitation simple & rapide afin de promouvoir l’esprit du logiciel libre & des ressources éducatives.

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Rappelons à l’occasion l’article de Richard Stallman : Pourquoi les écoles devraient utiliser le logiciel libre et l’enseigner :

Petite mise en lumière d’un article du site de Free Software Foundation de Richard Stallman.

Quand on regarde ce qui a été fait dans ce domaine à l’Éducation nationale française ces cinq dernières années (à savoir pas grand chose), on se dit qu’il y a encore du pain sur la planche…

On notera que l’on n’oppose pas outils et savoirs informatiques et que dans les deux cas le logicel libre est plus que pertinent.

URL d’origine du document

Free Software Foundation – licence Creative Commons By-Nd
Version du 2 février 2012 – Traduction  : Pierrick L’Ébraly

Les écoles devraient apprendre à leurs élèves à devenir les citoyens d’une société forte, compétente, indépendante et libre.

Ce sont les raisons principales pour lesquelles universités et écoles de tous niveaux devraient n’utiliser que du logiciel libre.

>>> suite @ http://framablog.org/2012/03/06/ecole-logiciel-libre/

***

Dans ce contexte, on peut se poser les questions suivantes :

  • Pourquoi un tel lobbying de Microsoft (& Apple) dès l’école primaire ?
  • Pourquoi l’Éducation Nationale se laisse « séduire » par Microsoft (& Apple) ?

 

Voici donc quelques articles abordant ces problématiques :

Comment Microsoft cherche à s’imposer dans les écoles françaises

Au début du mois, le magazine Spécial Investigation de Canal+ a diffusé un reportage réalisé par Pascale Labout consacré à « l’école du futur », en s’intéressant notamment au lobbying exercé par les multinationales, et en particulier par Microsoft, pour intégrer les salles de classe et écarter les logiciels libres.

Le documentaire s’attarde sur la classe immersive de Microsoft créée pour vanter ses solutions d’éducation interactive, sur son très discret mais très important sponsoring des forums des enseignants innovants parrainés par l’éducation nationale, sur la Journée académique de l’innovation et du numérique éducatif organisée par l’Académie de Paris… au siège de Microsoft, ou encore sur le lobbying exercé par le Syntec contre un amendement qui prévoyait de donner la priorité aux logiciels libres dans l’éducation nationale.

Cette partie du reportage a été mise en ligne par le site Romain Lubrique, consacré au domaine public :

J’en viens donc à vous livrer ici la conférence TedX du fondateur de FRAMASOFT :

Éducation : priorité au logiciel libre ou respect de la « neutralité technologique » ?

On commence à connaître la chanson et elle est emblématique de l’époque actuelle  : le privé qui s’alarme et demande au public de le soutenir sur le dos des biens communs.

Ici nous sommes dans le secteur sensible de l’éducation et pour refuser la priorité aux logiciels libres on est prêt à tout, comme sortir du chapeau la notion pour le moins vague et floue de « neutralité technologique » (sans oublier le FUD sur l’innovation, la croissance, la destruction d’emplois, toussa…)

L’école selon Microsoft : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer l’éducation privatrice et fermée

Deux ans après la convocation d’une centaine d’inspecteurs de l’Éducation nationale au siège de Microsoft France, l’April, Framasoft, le CNLL, SavoirsCom1 et l’Aful s’étonnent d’une nouvelle entorse à la neutralité scolaire et à l’intérêt du service public d’éducation.

& la conclusion à ce sujet de la part du collectif SAVOIRCOM1 :

« Le numérique est un processus qui transforme l’ensemble de la société en modifiant l’appropriation et le partage des connaissances. Il est essentiel que les politiques publiques en tiennent compte et préservent tout autant que promeuvent ce qui en est le cœur : la création et le partage des biens communs informationnels. »

Si vous avez un peu de temps devant vous, je vous invite à regarder la conférence de François Elie : Quelle école pour la société de l’information ?

Quelques extraits pour se motiver 😉

« Si l’école doit être quelque chose, elle doit essayer de n’être ni l’école de l’initiation, ni l’école de l’apprentissage. Elle doit être au contraire l’école où on apprend à maîtriser les choses pour ne pas dominer les Hommes. »

« Il faut cesser d’opposer l’enseignement de la programmation d’une part et l’enseignement des usages, c’est important mais ça c’est l’école des maîtres et des esclaves. Ce qu’il faut enseigner, vite et à tous, c’est la science, pas la technologie ou l’usage. C’est en amont de la programmation, l’algorithmique. C’est en amont, de telle instanciation, du codage, du chiffrement, la théorie, quelque chose qui comme les maths n’ont besoin que d’une craie et d’un tableau noir. »

« L’école est le lieu, l’enjeu d’un affrontement colossal entre ceux qui voudraient ceux qui voudraient qu’elle reste l’école de la liberté et ceux qui voudraient en faire autre chose, une école qui serait cliente captive d’un marché, des industries numériques pour l’éducation. »

« On peut difficilement enseigner la liberté avec des outils qui cherchent à dominer. Ça va être compliqué d’utiliser des outils qui sont faits pour ne pas être partagés pour apprendre à des élèves à partager. Ça va être compliqué d’enseigner à des élèves comment il faut protéger ses données en utilisant des réseaux sociaux qui sont faits pour justement les capturer. Bref apprendre l’ouverture avec ce qui est fait pour fermer, c’est compliqué. »

« L’école a tout à apprendre de la culture des hackers. Il faut apprendre à travailler comme des hackers. Nietzsche a une formule magnifique il dit « Plutôt périr que travailler sans joie ». On peut vouloir travailler comme un maître ou travailler comme un esclave. On peut aussi faire de sa vie quelque chose de plus joyeux, aimer son travail. On peut apprendre à aimer son travail à l’école. On peut apprendre à exister par la valeur de ce qu’on fait, par la valeur de ce qu’on montre, par l’image qu’on a, et pour ça, et bien le logiciel libre pourrait nous aider pour refonder l’école, pour apprendre à collaborer, pour apprendre à partager, pour apprendre à bricoler, produire ses propres outils, se former, se former sans cesse, être en veille permanente. Toutes ces qualités qui sont celles des hackers ce sont celles qu’on attend d’un élève. »

« Alors je reviens à Marx. Au 19ème siècle, il avait posé une bonne question  : « À qui appartiennent les moyens de production  ? » Et bien les moyens de production des contenus et des outils de l’école doivent appartenir à l’école. Donc la question du logiciel libre n’est pas une petite question, c’est la question même de l’école. Et la question n’est pas à l’utilisation. C’est de se mettre à l’école de ce mode de production, pour produire les savoirs, les contenus, pour rendre possible une éducation, une instruction des élèves qui leur permette d’accéder à la liberté, non par la technologie ou par les usages, mais par la science. »

***

Il est donc indispensable de rejeter ces outils numériques  » privateurs « 

& de favoriser l’usage d’outils numériques (& de ressources éducatives) « libres ».

Voici donc quelques initiatives à encourager & qui peuvent servir d’inspiration pour de nouvelles (c’est aussi ça la force du libre) :

Des parcours pédagogiques ludiques avec JLoDB | Framablog

Ces dernières années, il n’y a pas de formation pour enseignants, de lettre ministérielle, d’exposition à destination des enfants qui ne parle pas de « parcours pédagogique ». Derrière ce grand terme fourre-tout on trouve globalement l’idée de faire passer l’apprenant par différentes étapes afin de lui permettre d’acquérir une notion, une compétence… Si on veut que ce parcours soit réellement pertinent et utile, il doit pouvoir s’adapter aux différents utilisateurs. C’est là que l’utilisation d’outils numériques peut prendre tout son sens.

Quelques outils existent dans l’univers du libre. L’association Sésamath développe par exemple le superbe projet J3P, très orienté pédagogie, qui permet à l’élève de créer son parcours parmi les différents exercices planifiés par l’enseignant en fonction de ses réponses.

Agrégation et logiciels libres – LinuxFr.org

Comme annoncé dans la dépêche de 2013, cette année les concours de recrutement des professeurs agrégés de mathématiques (agrégation interne et externe de Mathématiques) n’utilisent plus que des logiciels libres.

Depuis quelques années, les concours se passent sur ClefAgreg, une clef USB « live » téléchargeable et autonome, fonctionnant désormais indifféremment sur PC ou sur Mac (intel). Cette clef autonome peut se personnaliser via l’ajout d’extensions (images sqh dans les faits). Elle a notamment été la source de la clef ISN, distribuée aux enseignants lors de la création de l’option Informatique et Sciences du Numérique dans les classes de Terminale scientifique..

Fonctionnant d’abord sur des machines Windows / Linux avec 4 logiciels dont 3 propriétaires, l’agrégation externe aura donc abandonné Windows en 2007 puis les logiciels propriétaires en 2015. Il est possible de télécharger une clef reproduisant l’environnement depuis 2007. L’agrégation interne a introduit l’utilisation de logiciels vers 2010 et le concours se déroule depuis lors sur ClefAgreg.

Une initiative à généraliser pour favoriser la mise en œuvre de solutions libres dans l’Éducation nationale | April

L’April salue l’initiative de la Délégation académique au numérique éducatif (DANE) de l’académie de Versailles, qui a confié à Louis-Maurice De Sousa la tâche « d’accompagner les établissements scolaires, les personnels d’encadrement ainsi que les collectivités locales dans leurs projets de mise en œuvre des solutions libres et des formats ouverts ». L’April appelle chacune des académies à s’inspirer de cette bonne pratique afin d’accompagner la promotion et la diffusion de ressources libres auprès de tous ses personnels d’éducation et auprès des collectivités locales.

Vmarker : un tableau numérique interactif libre | Framablog

Les tableaux numériques interactifs sont de plus en plus présents au sein des salles de classes. Même si ce matériel ne change pas en soi la manière de travailler (on peut voir des TNI utilisés de manière très frontale), ils ouvrent des possibilités intéressantes en termes d’interactions avec et entre les élèves ainsi qu’au niveau de la richesse des ressources proposées.

Mais un TNI pose deux grands problèmes aussi bien au niveau du logiciel que du matériel : le coût et un écosystème privateur.

Pour ce qui concerne le logiciel, le logiciel libre OpenSankoré fait des merveilles et peut être utilisé avec n’importe quel TNI. Au niveau du matériel, plusieurs bidouillages étaient possibles notamment le célèbre TNWii mais rien qui n’était réalisable par n’importe quel enseignant.

Depuis quelque temps, il existait un petit boitier économique permettant de transformer votre vidéoprojecteur en TNI : Vmarker. Et voici que depuis février, les développeurs de ce projet ont choisi de libérer aussi bien les composants logiciel et matériel de ce produit.

La suite libre AbulÉdu fait peau neuve – LinuxFr.org

AbulÉdu est une suite logicielle destinée à équiper les écoles. Créée en 1998, cette suite est maintenant utilisée sur un parc de 2.500 serveurs installés et environ 50.000 utilisateurs. Sous licence GPL, la suite est supportée par Ryxéo, garantissant sa pérennité et assurant son support sans nécessiter la présence d’un geek sur place.

La suite logicielle AbulÉdu est complétée par des ressources éducatives libres (Le Terrier, Pédagosite, …) élaborées principalement par des enseignants. Ces ressources ainsi que que les logiciels doivent être périodiquement réactualisés. C’est l’objet de cette nouvelle version.

Appel pour l’interopérabilité dans l’Éducation nationale

Je signe pour l’interopérabilité dans l’Éducation nationale :
Je demande la mise en place d’une règle simple et claire dans l’Éducation nationale :toute mise à disposition de documents au sein du service public de l’Éducation nationale et tous les échanges de documents bureautiques (texte, tableur, présentation) doivent se faire dans des formats de fichiers ouverts.

Fin du support XP, un collège espagnol migre vers Ubuntu – Framablog

Migrer vers Ubuntu pour un utilisateur habitué à Windows est aujourd’hui une opération relativement aisée, en particulier parce que l’on bénéficie de l’aide de la communauté à chaque étape (n’hésitez pas à rejoindre l’Ubuntu party à la Villette et des évènements libristes partout en France). Cependant, le seul fait de changer d’habitudes demeure un peu délicat et demande un temps d’adaptation à chacun. Imaginez ce que doivent être ces petites difficultés lorsque une communauté scolaire entière franchit le pas : institution, enseignants, élèves, matériels… autant d’écueils sur la voie Libre qu’un collège espagnol est en train de franchir, grâce à un activiste convaincu et passionné.

Choisir la migration c’est d’abord lutter contre une inertie de l’institution, plus prompte à conclure des contrats léonins avec Microsoft qu’à s’embarrasser de scrupules. C’est aussi s’efforcer d’échapper à une alternative pénible : être soumis à l’obligation de payer de coûteuses licences ou inviter les utilisateurs à l’illégalité en les piratant plus ou moins discrètement.

Le Master Ingénierie du Logiciel Libre (I2L) et l’apprentissage – LinuxFr.org

La voie de l’apprentissage est aujourd’hui un excellent dispositif pour augmenter l’interaction entre formation et entreprise et pour mieux intégrer l’étudiant à une dynamique professionnelle. De plus, le Master I2L faisait déjà la part belle aux intervenants extérieurs en deuxième année, mais grâce à l’apprentissage nous avons étendu les interventions professionnelles sur les deux années afin de mener des projets d’envergure (et libres, naturellement) en partenariat avec les entreprises accueillants des apprentis.

Le Master I2L est donc resté fidèle à sa démarche initiale : promouvoir le Logiciel Libre et ses technologies phares, faire prendre conscience des problématiques économiques, légales et organisationnelles.

Dans ce cadre, l’objectif est donc la formation d’informaticiens de haut niveau capables de mener à bien la mise en place de solutions informatiques basées sur l’intégration de produits et technologies issus du monde du logiciel libre et d’accompagner les organisations dans des processus de migration vers les logiciels libres ou d’intégration de ces logiciels

Logiciels et matériels libres font le bonheur de l’éducation – Framablog

Avec du logiciel et du matériel libres, on est aujourd’hui en mesure de proposer des cours tout à fait passionnants, ouverts, modulables et sans entrave à la création.

Le témoignage d’un prof qu’on aurait bien aimé avoir lorsqu’on était jeune.

Un programme universitaire qui enseigne l’interaction homme-machine avec du logiciel et du matériel libres.

***

Vous trouverez la suite de ce dossier dans un prochain billet qui sera publié sur mon second blog dans quelques jours …

 

>>> Sources & plus d’infos @

 

>>> Liens vers les 3 parties de ce dossier @

>>> Liens Bonus @


3/ Le coup de cœur ou le coup de gueule du mois :

Ce moi-ci, ça sera sous la forme d’un « mini-dossier » avec divers extraits de billets publiés au cours de l’été :

Windows 10 est-il un système d’exploitation diabolique ? – Korben

Windows 10 est-il un système d’exploitation diabolique ?

Croyez-le ou non, Windows 10 est un excellent système d’exploitation.

Je l’utilise depuis les toutes premières preview et il faut bien le dire, Microsoft a fait un excellent boulot. Seulement, voilà… Microsoft a fait un choix stratégique qui est le même que celui de Google ou Apple (entre autres).

Microsoft et MS-Windows 10 : l’espiogiciel géant caché sous la forme d’un OS sera-t-il l’objet d’une prise de conscience ? | Le Weblog de Frederic Bezies

Il ne se passe plus une semaine depuis la sortie de MS-Windows 10 sans qu’un nouveau scandale ne vienne ternir le dernier né de Microsoft.

Voici une chronologie non-exhaustive des principaux « scandales » que j’ai pu trouver :

Je publie avec un énorme décalage temporel, la faute à un planning particulièrement chargé en ce moment.

Il y a quelques semaines, j’ai observé la réaction de nombreux utilisateurs face à Windows 10 et à sa gestion de la vie privée des utilisateurs.

Windows 10 fait sa rentrée : une opportunité pour le logiciel libre ? | spirale.io

Une rentrée de plus, que dire ?

Microsoft a lancé son nouvel OS cet été, le Windows 10. Une version qui s’assume, la version que Microsoft aurait du sortir depuis longtemps : celle qui contrôle tout et espionne tout afin de protéger violemment les intérêts de la compagnie mère contre l’utilisateur frauduleux. Car oui, pour une multinationale qui veut faire de l’argent, l’utilisateur est un problème : il ne rapporte jamais assez d’argent.

Windows 10 remonte tout à son maitre, vos données, votre navigation internet, les logiciels que vous utilisez et stoppera dans le futur vos logiciels piratés. Finis les Microsoft Office crackés, les Photoshop gratuits et les jeux piratés.

Est-ce un mal au final ?

La FSF dénonce Windows 10 et appelle à passer au logiciel libre

Alors que Microsoft déploie son nouveau OS, la Free Software Foundation publie un article dans lequel l’organisation invite le public à opter en faveur des logiciels libres, en pointant les risques que fait peser Windows 10 sur la vie privée.
Je ne cacherai pas ma méconnaissance du monde Windows, elle est décrite dans cette interview. Je ne cacherai pas non plus mon aversion pour les logiciels propriétaires en général, ceux de Microsoft en particulier. Il parait qu’en ce premier jour du mois d’août 2015 sort la version 10 du fameux système de Microsoft : Windows. Et il paraît même qu’il est gratuit !
Un Windows gratuit ? Oui, en apparence, mais pas tout à fait en réalité.

Je vous invite bien évidemment à lire l’intégralité de ces billets sur leurs sites d’origine.

Vous comprendrez par là que je n’aime pas du tout ce nouveau système d’exploitation « privateur », surtout en raison des choix « éthiques » (BIGBROTHER INSIDE !).

C’est pourquoi je vous recommande de vous tourner vers la distribution GNU/Linux (ou BSD) de votre choix … la liste est longue & vous devriez y trouver votre bonheur !

>>> Source(s) & plus d’infos @


 

Rendez-vous le mois prochain pour d’autres nouvelles,

Cordialement,

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