Libres sans l’être : comment les réseaux sociaux modèlent la façon dont nous créons sur internet

Une bonne partie de la création artistique contemporaine se fait aujourd’hui sur internet : qu’il s’agisse de blogs, de plateformes de publication, d’hébergement de musique en ligne ou de silos de vidéo en streaming, les artistes s’emparent de ces nouveaux outils pour mieux les « hacker » et produire des œuvres originales.

Mais si le fait de créer des œuvres numériques nous libère par définition de la contrainte de trouver un éditeur, un producteur, un agent, il ne nous libère pas de toutes contraintes. Avec la multiplication (le mot est faible) des œuvres diffusées sur internet, s’est très vite posée la question de leur visibilité. Il ne suffit pas de publier : il faut le faire savoir, arriver à faire connaître son travail, acquérir un public et faire fructifier sa popularité. Sans quoi publier sur le net revient à écrire un livre pour qu’il reste dans la réserve de la librairie. 

Et c’est là qu’entrent en jeu les réseaux sociaux, dont les utilisateurs (toi, moi, nous tous) sont aujourd’hui les plus grands prescripteurs d’œuvres numériques :

SOURCE & SUITE @ https://page42.org/libres-sans-letre-comment-les-reseaux-sociaux-modelent-la-facon-dont-nous-creons-sur-le-net/

Qui veut cadenasser le Web ?

Durant longtemps, des canaris et des pinsons ont travaillé dans les mines de charbon. Ces oiseaux étaient utilisés pour donner l’alarme quand les émanations de monoxyde de carbone se faisaient menaçantes.

Dès qu’ils battaient des ailes ou se hérissaient voire mouraient, les mineurs étaient avertis de la présence du gaz avant qu’eux-mêmes ne la perçoivent. Depuis, les alarmes électroniques ont pris le relais, évitant ainsi le sacrifice de milliers d’oiseaux.

(source)

Pour Cory Doctorow (faut-il encore présenter cet écrivain et militant des libertés numériques ?), le canari mort dans la mine, c’est le W3C qui a capitulé devant les exigences de l’industrie du divertissement et des médias numériques.

Il fait le bilan des pressions qui se sont exercées, explique pourquoi l’EFF a quitté le W3C et suggère comment continuer à combattre les verrous numériques inefficaces et dangereux.

Avant de commencer la lecture, vous pourriez avoir besoin d’identifier les acronymes qu’il mentionne fréquemment :

EFF : une organisation non-gouvernementale (Electronic Frontier Foundation) et internationale qui milite activement pour les droits numériques, notamment sur le plan juridique et par des campagnes d’information et de mobilisation. En savoir plus sur la page Wikipédia

W3C : un organisme a but non lucratif (World Wide Web Consortium) qui est censé proposer des standards des technologies du Web pour qu’elles soient compatibles. En savoir plus sur la page Wikipédia

DRM : la gestion des droits numériques (Digital Rights Management). Les DRM visent à contrôler l’utilisation des œuvres numériques. En savoir plus sur la page Wikipédia

EME : des modules complémentaires (Encrypted Media Extensions) créés par le W3C qui permettent aux navigateurs d’accéder aux contenus verrouillés par les DRM. En savoir plus sur la page Wikipédia

Traduction Framalang : FranBAG, simon, jums, Moutmout, Lumibd, Makoto242, redmood, Penguin, goofy

(article original sur le site de l’EFF)

SOURCE & SUITE @ https://framablog.org/2017/12/11/qui-veut-cadenasser-le-web/

Le nouveau servage

Depuis les années 1950 et l’apparition des premiers hackers, l’informatique est porteuse d’un message d’émancipation. Sans ces pionniers, notre dépendance aux grandes firmes technologiques aurait déjà été scellée.

Aujourd’hui, l’avènement de l’Internet des objets remet en question l’autonomisation des utilisateurs en les empêchant de « bidouiller » à leur gré. Pire encore, les modèles économiques apparus ces dernières années remettent même en question la notion de propriété. Les GAFAM et compagnie sont-ils devenus nos nouveaux seigneurs féodaux ?

Une traduction de Framalang : Relec’, Redmood, FranBAG, Ostrogoths, simon, Moutmout, Edgar Lori, Luc, jums, goofy, Piup et trois anonymes

L’Internet des objets nous ramène au Moyen Âge

Par Joshua A. T. Fairfield

SOURCE & suite @ https://framablog.org/2017/11/24/le-nouveau-servage/

La nouvelle dystopie, c’est maintenant

L’article qui suit n’est pas une traduction intégrale mais un survol aussi fidèle que possible de la conférence TED effectuée par la sociologue des technologies Zynep Tufecki. Cette conférence intitulée : « Nous créons une dystopie simplement pour obliger les gens à cliquer sur des publicités »
(We’re building a dystopia just to make people click on ads) est en cours de traduction sur la plateforme Amara préconisée par TED, mais la révision n’étant pas effectuée, il faudra patienter pour en découvrir l’intégralité sous-titrée en français.

En attendant, voici 4 minutes de lecture qui s’achèvent hélas sur des perspectives assez vagues ou plutôt un peu vastes : il faut tout changer. Du côté de Framasoft, nous proposons de commencer par outiller la société de contribution avec la campagne Contributopia… car dégoogliser ne suffira pas !

SOURCE & suite @ https://framablog.org/2017/11/09/la-nouvelle-dystopie-maintenant/

Blog : Des Dangers du net

Je ne voudrais pas verser dans le catastrophisme mais je suis obligé de constater qu’aujourd’hui, Internet en général est devenu aussi dangereux qu’une petite route de forêt pendant la guerre de cent ans. On y risque « sa peau virtuelle » si on n’y va  sans protection … et instruction/culture du risque.

SOURCE & suite @ https://cheziceman.wordpress.com/2017/11/04/blog-des-dangers-du-net/

Verrouillage numérique : l’EFF claque la porte du W3C, parce que bon… |

Le W3C (World Wide Web Consortium ) qui définit les standards du ouaibe — comme tout le monde est censé le savoir — a voté en faveur des EME : Encrypted Media Extensions, des petits softs pas très sympathiques qui vont permettre que des médias pratiquant le chiffrement puissent effectuer une distribution entre les navigateurs Web et des agents logiciels pour gérer des… DRM. Oui, la gestion des droits numériques. Le truc qui fait que tu ne peux plus rien partager sans avoir payé.

Ce vote en faveur des DRM intégrés sur les sites Web n’a pas plu du tout à l’Electronic Frontier Foundation (EFF) — le défenseur américain associatif des libertés numériques — qui a claqué la porte du W3C.

Le Ouaibe, ça commence à sentir mauvais…

Source : Verrouillage numérique : l’EFF claque la porte du W3C, parce que bon… |

Petit tour de la censure privée sur internet – La Réponse est 42

La censure privée est un phénomène courant sur internet, il se manifeste de différentes façons, plus ou moins insidieuses en fonction de la nature des acteurs et de l’objectif recherché.Certains vont sans doute expliquer que la censure privée n’existe pas car celle-ci n’empêche pas, dans l’absolu, de s’exprimer publiquement. Cependant, celle-ci a pour effet de déterminer quelles œuvres et idées auront plus de visibilité. Quel est l’impact de la liberté d’expression si votre visibilité dépend des choix de censeurs ayant des objectifs et/ou contraintes similaires ?Si je ne vous ai pas convaincu je vous invite à regarder cette vidéo (ou transcription) où le regretté Christopher Hitchens défend la liberté d’expression bien mieux que je ne pourrais le faire.

Source : Petit tour de la censure privée sur internet – La Réponse est 42

De serviteur de la démocratie, la technologie est en passe de devenir son fossoyeur

La démocratie est entrée dans une nouvelle phase avec le piratage informatique orchestré par des états étrangers et des histoires inventées partagées sur les réseaux sociaux visant à salir la réputation des partis politiques.

Source : De serviteur de la démocratie, la technologie est en passe de devenir son fossoyeur

Liberté d’expression : le web européen subira-t-il la « malédiction du Titanic » ? – – S.I.Lex –

Cette semaine, le vidéaste Mozinor a posté sur YouTube une vidéo intitulée « Titanic Strike » qui nous montre ce qui pourrait arriver au web en Europe, si la réforme du droit d’auteur en cours de discussion au Parlement européen tournait mal.

Source : Liberté d’expression : le web européen subira-t-il la « malédiction du Titanic » ? – – S.I.Lex –

28 ans d’existence du World Wide Web : vous reprendrez bien un peu d’exploitation? – Framablog

À l’occasion du 28e anniversaire du World Wide Web, son inventeur Tim Berners-Lee a publié une lettre ouverte dans laquelle il expose ses inquiétudes concernant l’évolution du Web, notamment la perte de contrôle sur les données personnelles, la désinformation en ligne et les enjeux de la propagande politique.

Aral Balkan, qui n’est plus à présenter sur ce blog, lui répond par cet article en reprenant le concept de Capitalisme de surveillance. Comment pourrions-nous arrêter de nous faire exploiter en coopérant avec des multinationales surpuissantes, alors que cela va à l’encontre de leurs intérêts ? Réponse : c’est impossible. À moins de changer de paradigme…

Source : 28 ans d’existence du World Wide Web : vous reprendrez bien un peu d’exploitation? – Framablog